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11/12/2018

Ecrire "De la Terre à la Lune" de nos jours ? Impossible !

"De la Terre à la Lune" est un roman assez célèbre pour ne pas avoir besoin ici d'en raconter l'histoire. A force de le relire j'en ai je crois une connaissance assez fine, ce qui m'a amené à me dire que si ce que Jules Verne a imaginé se passait à notre époque le boulet ne serait pas près de partir pour la Lune.
Pour commencer l'implantation de la Columbiad* à Stone's Hill aurait fait l'objet de nombreux recours auprès des juridictions compétentes, par les séminoles d'abord pour cause d'occupation illégale d'une terre qui leur appartient, par les habitants de Tampa Town ensuite pour cause de trouble manifeste à l'ordre public et enfin par les écologistes de tout le pays pour cause de destruction de l'environnement. Ce coin de Floride serait vite devenu une ZAD, à n'en pas douter.
Pour continuer dans la même veine nul doute que la maison Goldspring - pour toute honorable qu'elle soit - aurait rogné au maximum sur la qualité des matériaux et les nombreuses non-conformités avec le cahier des charges initial auraient rendu l'expérience bien plus dangereuse que ce que Jules Verne le voulait. Il est tout aussi évident que l'entreprise aurait fait appel à de la sous-traitance mal payée au lieu de recruter elle même "la crème des ouvriers".
Ensuite, comment le président du Gun-Club pourrait rester insensible à l'incroyable succès du "crowfunding" qu'il a lui-même lancé ? Une investigation poussée conduirait certainement à conclure a un détournement de fonds manifeste.
Je pourrais aussi ajouter à ce tableau déjà bien sombre la bronca des défenseurs des animaux face à l'expérience consistant à enfermer ensemble un chat et un écureuil dans un boulet de canon avant de lancer le tout à la mer.
Enfin, contrairement à ce qu'a scénarisé Jules Verne le capitaine Nicholl aurait trouvé un soutien populaire indéniable** dans sa volonté de décrédibiliser cette "petite expérience".
Tout ça pour vous dire que c'est une preuve - s'il en fallait encore - que les temps ont bien changé depuis Jules Verne...

* Je me dois de rappeler que c'est la NASA qui s'est inspiré du roman de Jules Verne pour baptiser sa première navette spatiale Columbiad. Pour ma part je l'ai toujours regretté, préfèrant de loin voir attribuer un nom original et non pas copié.

22:53 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terre, lune, verne, roman

02/12/2018

Tout ce que je veux savoir sur le Bitcoin mais que je n'ai encore jamais oser demander.

Arrivée recemment, le Bitcoin fait de plus en plus souvent parler de lui ; ainsi les buralistes pourront en vendre dès le 1er Janvier prochain. En vendre ? Voire, car dans les faits il s'agira seulement d'un "droit à acheter du Bitcoin" ce qui vous en conviendrez n'est pas précisément la même chose. Mais tout le monde est-il au même niveau de connaissance vis-à-vis du Bitcoin ? Sans doute pas et moi le premier, c'est pourquoi j'ai décidé de lister ici toutes mes incompréhensions et mes ignorances sur le sujet.

a) De ce que j'ai compris le Bitcoin est indissociable de la Blockchain auquel il appartient. Dès lors je ne comprends pas comment une transaction peut être à la fois sécurisée quand j'achète du Bitcoin en toute légalité et garantir mon anonymat quand je suis un pirate informatique spécialisé dans le Ransomware, pour lequel donc je me fais payer en Bitcoins.

b) Existe t-il en France un organisme officiel qui achète - et non pas qui vend - du Bitcoin ? Imaginons un instant que je sois possesseur d'un Bitcoin : dans quel établissement puis-je me rendre pour le vendre contre des Euros ? Attention je ne parle pas ici de plateforme d'échanges sur Internet entre particuliers mais d'une vente physique, au guichet. Car à ma connaissance il n'y en a pas.

c) Comment fait-on pour voler des Bitcoins ? J'avoue n'avoir toujours pas compris le mode opératoire. Quand on est un particulier et qu'on achète du Bitcoin ce dernier est fatalement stocké dans un "wallet" - un portefeuille virtuel - puisque la monnaie l'est tout autant. Alors est-ce que les pirates prennent le contrôle de ce "wallet" ? Si oui c'est que nous sommes face à une technique de piratage somme toute classique, en tout cas pas plus différente ni plus complexe que par exemple la prise en mains d'un compte Facebook.

c bis) Au moment du vol existe t-il une interaction quelconque avec la Blockchain ? Selon ma question a) toute transaction portant sur un Bitcoin est inscrite dans la Blockchain. Cela voudrait dire qu'en cas de vol ce dernier est aussi inscrit dedans, ce qui est à tout le moins paradoxal. Du coup je ne comprends toujours pas l'intérêt du vol de Bitcoin. Les Bitcoins volés changeraient donc de propriétaires sans que pour autant ce soit inscrit dans la BlockChain ? Il y a là quelque chose qui m'échappe. Du coup le blanchiment de Bitcoins deviendrait possible puisque je pourrais acheter un Bitcoin sans savoir qu'il provient d'un "wallet" volé. J'avoue que je m'y perds.

d) Admettons que je décide d'acheter un Bitcoin : Est-ce que j'achèterai un Bitcoin indifférencié ou bien est-ce que j'achèterai le Bitcoin numéroté y dont je deviendrai le propriétaire sur la foi de la Blockchain ?

e) Il existe des machines automatiques (ATM) de distribution de Bitcoins. Comment fonctionnent-elles ? Comment la transaction est-elle enregistrée ? Qui décide du taux de change auquel l'achat se fait ? Au vu de la volatilité du Bitcoin, ce taux doit changer toutes les heures ou presque ...

f) Finalement le Bitcoin ne contient-il pas en lui-même sa propre perte ? Par définition un Bitcoin "perdu" ne peut plus être reconstitué. Alors même si le terme est lointain il est logique d'imaginer que plus le temps passera et moins il y aura de Bitcoins en circulation...

11/10/2018

Lutte contre le réchauffement climatique : une question de température.

Personne n'a pu échapper cette semaine au dernier rapport du GIEC, aussi alarmiste sinon plus que les précédents. S'il y a de nombreux points dont je considère qu'ils posent débats je veux ici ne parler que d'un seul, à savoir la mesure de la température du globe.
Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, rien n'est plus difficile que de mesurer la température de la Terre, a fortiori quand on explique sans relâche qu'il ne faut pas dépasser +1,5°C ou +2,0°C par rapport à la température de référence.
Sauf que ce point 0, ce départ de la flèche du temps contre la montre, est mal défini. Quand a commencé l'époque pré-industrielle ? Combien de temps a t-elle duré ? Quelles températures ont servi de base pour calculer la température globale ?
On peut m'accuser de chercher la petite bête, le diable dans le détail, mais il n'en demeure pas moins que ces notions ne sont pas explicitement précisés dans les textes officiels que sont le protocole de Kyoto ou l'accord de Paris.
Admettons néanmoins par convention que nous parlons ici des années 1830 - 1880. La première étape consiste donc à dire de combien était la température moyenne à cette époque, avec à notre disposition un seul moyen pour y arriver : collecter toutes les données historiques possibles, qu'on agrège ensuite d'une manière ou d'une autre pour avoir une température globale. Les biais sont tout de suite visibles : sur-représentation de l'hémisphère Nord en général et de l'Europe de l'ouest en particulier, absence de données à l'inverse pour de larges zones du globe (pensons ici aux températures en pleine mer, qui couvre je le rappelle 70% de notre Terre), sans parler de l'imprécision du matériel de l'époque entraînant celle de la mesure, que l'on peut estimer en dixièmes de degré.
Mais là aussi décidons que tous ces obstacles soient levés. Nous devrions alors obtenir LA température de base ; la connaissez-vous ? Je ne le pense pas. Le plus surprenant est qu'elle est même invisible quand on la rapporte au nombre de fois où l'on nous demande de ne pas dépasser les +1,5°C. De toute manière cette température est absente des textes officiels. On ne doit donc pas dépasser +1,5°C mais sans savoir par rapport à quel seuil. Etrange.
Dès lors nous devons conclure qu'une telle température n'existe pas et qu'en réalité c'est à chaque état de ne pas dépasser son +1,5°C par rapport à sa température de référence. Du coup la température censée être globale devient subitement locale et peut varier d'un pays à l'autre, alors que le +1,5°C concerne lui toute la Terre sans aucune exception.
Dans mes recherches je n'ai trouvé qu'une seule fois un chiffre pouvant être taxé d'officiel puisqu'émanant de l'OMM, l'Office Météorologique Mondial. Il ne parlait pas de la température pré-industrielle (ce serait trop beau) mais de la normale des années 1981-2010. A ma grande surprise cette température du passé est estimée par l'OMM, qui en prime ne donne pas sa marge d'erreur. Je dois donc me contenter des 14,31°C. L'organisme a évoqué ce chiffre à l'occasion d'un bilan qu'il faisait en 2017, pour lequel "La température moyenne à la surface du globe pour la période janvier-septembre 2017 était supérieure de 0,47 °C ± 0,08 °C à la normale des années 1981-2010" en expliquant que nous étions-là à 1,1°C au-dessus de la température de la (fameuse) période pré-industrielle. Avec ces indices j'ai déduis que la température pré-industrielle s'affichait à 13,68°C mais je reste dubitatif sur ce chiffre puisqu'il résulte de mes calculs. Avouez que c'est là un drôle de paradoxe.

18:28 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : climat, giec

13/02/2018

Du prénom en général et du prénom en particulier ...

La mise à disposition de données publiques (en anglais : "open data") a parfois du bon. C'est ainsi que j'ai pu télécharger sur un site officiel la base de données des prénoms donnés à la naissance en France depuis 1900. Mais pour autant je n'ai pas cherché à les classer pour savoir si Emma ou Gabriel étaient plus présents en région PACA qu'ailleurs, non.
J'ai plutôt étudié si des couples de prénoms célèbres pouvaient de nouveau se former. Commençons par le plus connu d'entre eux, Roméo et Juliette. Les 6 282 Roméo nés entre 1990 et 2015(1) pourront facilement rencontrer - et aimer qui sait ? - les 61 291 Juliette. Mais avec 10 fois plus de Juliette que de Roméo les rencontres ne vont quand même pas être simples.
Ceci posé, il suffit ensuite de faire appel à sa mémoire pour s'amuser à reconstituer des couples vus pendant l'enfance, dans des livres ou à la télévision. Mais qu'il sera compliqué pour les 121 824 Nicolas de croiser l'une des 47 Pimprenelle ! Ils auront toutefois plus de chance avec l'une des 22 517 Carla...

Au fur et à mesure de mes pérégrinations dans ce fichier j'ai dénombré :

- 47 920 Adam pour 6 984 Eve ;
- 6 Caïn pour 4 795 Abel ;
- 33 095 Tristan pour 294 Yseult ;
- 299 Isidore pour 19 034 Clémentine ;
- 3 966 Hyppolyte pour 97 Casimir ;
- 9 949 Daniel pour 2 765 Valérie (2) ;
- 85 315 Paul pour 10 650 Virginie ;
- 86 176 Léo pour 156 868 Léa (3) ;
- 73 Irénée pour 18 250 Ludivine (4) ;
- 39 738 Elise pour 523 Valère ;
- 16 Titus pour 7 276 Bérénice ;
- 13 Belle pour 37 036 Sébastien ;
- 22 349 François pour 2 280 Ségolène (5) ;
- 1 055 Harold pour 2 784 Maude ;
- 66 964 Jules pour 1 044 Jim ;
- 4 205 César pour 3 079 Rosalie ;
- 1 238 Aglaé pour 2 651 Sidonie ;
- 1 826 Peter pour 15 980 Eliott ;
- 41 494 David pour 129 Jonathan ;
- 1 302 Véronique pour 897 Davina ;
- 4 Napoléon pour 10 345 Joséphine ;
- 10 911 Logan pour 26 021 Jessica ;
- 838 Elvis pour 83 Presley ;
- 143 Elton pour 4 170 John ;
- 149 Bob pour 64 886 Dylan ;
- 1 448 Harry pour 114 Krishna ;
- 67 Harley pour 145 Davidson ;
- 4 410 Sam pour 652 Francisco ;
- 588 Samson pour 1 192 Dalila ;
- 3 554 Mona pour 57 348 Lisa ;
- 242 Lune pour 35 Soleil ;
- 39 Pomme pour 8 Framboise ;
- 1 262 Lancelot pour 354 Gauvain ;
- 23 787 Victor pour 120 381 Hugo ;
- 86 Chance pour 19 Baraka ; 
- 17 Bentley pour 4 172 Renaud ;
- 1 495 Perle pour 263 Rubis ;
- 6 742 Milan pour 5 782 Florence ;
- 304 Indiana pour 3 Jones

Mais aussi

- 122 Perceval mais pas de Gallois ;
- 16 544 Héloïse mais pas d'Abelard ;
- 11 267 Delphine mais pas de Marinette.
J'ai enfin compté 635 Gaylord. L'occasion de se faire des amis, non ?

(1) Ce sera ma référence, arbitraire et assumée comme tel.
(2) A mes plus jeunes lecteurs : Daniel & Valérie est le titre d'un livre d'apprentissage de la lecture utilisé en son temps par des millions d'écoliers, dont moi.
(3) Couple euphonique par excellence !
(4) Jeu de mot. Indice : il y est question d'un divin enfant.
(5) Je voulais savoir...

23/01/2018

Composter son billet de train, une action parfois inutile

Oui, il existe des billets de train qu'il est - en théorie* - inutile de composter, en l'occurence tous ceux marqués "non échangeable, non remboursable". Pour comprendre le raisonnement qui abouti à cette conclusion il faut remonter à la création des composteurs, dans les années 1970 je crois.
A l'époque on achetait un billet de train pour une relation (disons Paris - Chartres) sans aucune indication de train ou de date. Le billet avait une durée de vie a priori illimitée, du moins tant qu'il n'avait pas été contrôlé. Cela signifiait que si vous ne l'étiez pas (contrôlé), vous pouviez le plus simplement du monde vous présenter au guichet et vous faire rembourser son prix puisqu'il n'existait pas de preuve que le billet avait été utilisé. Ou bien vous pouviez le conserver et le réutiliser en le présentant fièrement au contrôleur lors d'un autre voyage sur la ligne.
C'est pour contrer cela qu'ont été posé les composteurs : l'usager devenait ainsi son propre contrôleur et l'action de compostage une preuve de voyage, et par conséquent une preuve que le billet en question ne pouvait plus être remboursé.
Aujourd'hui les temps ont changé et il est de plus en plus difficile d'acheter un billet "grandes lignes" avec seulement l'indication de la gare de départ et de la gare d'arrivée. La plupart du temps le billet est accompagné de la date d'utilisation et du train à prendre, voire de la place que vous allez occuper dans la voiture.
Dès lors l'action de compostage d'un billet non échangeable et non remboursable** n'a plus aucun sens puisqu'il n'est utilisable que pour un train donné, à une date donné, pour un trajet donné. Que le voyageur soit présent à sa place ou pas n'importe plus car la SNCF a déjà encaissé le prix du billet. Il n'y a donc pas de préjudice si ce dernier n'est pas composté et le défaut de compostage impossible à sanctionner...

* En pratique vous pouvez toujours lire ce billet au contrôleur, je suis certain qu'il se rangera à mon avis et qu'il vous dispensera de payer une amende.
** A l'inverse la mention "échangeable sous conditions" ou "remboursable sous conditions" nécessite le compostage, à condition bien sûr que l'échange ou le remboursement puisse avoir lieu après la date théorique d'utilisation du billet. Un échange ou un remboursement le jour même du voyage vous dispenserait de compostage pour les même raisons que celles expliqués dans ce ... billet.

18:22 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sncf, train, compostage

 
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