Avertir le modérateur

12/03/2008

Pour : de nouvelles sanctions contre le dopage

Le dopage est un fléau. Le combattre est légitime, mais l'arsenal à disposition est bien trop faible. Entre les luttes intestines au sein des instances chargées de lutter contre le dopage et les intérêts commerciaux autour des tests et des épreuves sportives, le ratio bénéfices / risques du dopage reste en faveur de l'athlète qui triche. Les cas récents de Marion Jones ou de Justin Gatlin l'illustrent bien. Marion Jones a rendu ses médailles. Quand bien même son image est maintenant ternie, ce qui ne l'est pas est la gloire passée, le (bon) souvenir de ces Jeux Olympiques devant la terre entière. Dans son cas, le ratio avantages reçus / inconvénients actuels est favorable. Autrement dit : "dopez-vous, dopez-vous, il en restera toujours quelque chose...".
Prenez à l'inverse le cas de celle qui a finalement gagné sur le tapis vert : sa médaille d'or ne vaut pas un clou. Pour preuve, qui peut d'emblée citer son nom ? Qui l'a vu sur un podium ? Où était son mérite à n'être pas dopée ?
C'est en pensant à ce cas - et à celui de Justin Gatlin qui dans 4 ans courra de nouveau - que j'estime qu'il faut durcir la répression anti-dopage. Pas en terme de durée de suspension, mais en mettant en place de nouvelles sanctions pour inverser ce ratio "bénéfice / risque". J'ai en tête qu'un athlète convaincu de dopage, ne devrait plus jamais voir homologué aucun des records qu'il pourrait battre, même après avoir purgé sa suspension. Il faut graver dans le marbre que se doper - ne serait-ce qu'une seule fois - c'est rompre pour sa vie entière de sportif le contrat de confiance passé entre l'athlète et son sport.

Autre mesure que je préconise, que le CIO bannisse systématiquement des jeux tout athlète qui a été au moins une fois convaincu de dopage. Ce serait aller plus loin qu'une simple charte (Cf le serment olympique, foulé aux pieds...). La devise "Citius, Altius, Fortius" devrait comporter un quatrième terme : "Sana".
Toujours par rapport aux J.O., ma dernière proposition "choc", est de ne plus organiser de cérémonie de remise des médailles durant les jeux. Les médailles seraient remises plus tard, non pas sans publicité, mais à tout le moins sans public. Ces mesures ne coûtent rien. Juste l'affirmation que la volonté de lutter contre le dopage ne souffre d'aucune faille.

Pour terminer sur le sujet, les chaînes de télévision devraient aussi se donner comme règle éthique de ne jamais engager de "consultant" qui a été convaincu de dopage au cours de sa carrière sportive. Bien sûr que je vise quelqu'un en particulier, mais quelle autorité a t-on à parler d'un sport qu'on a si peu considéré en s'autorisant à tricher ?

13:45 Publié dans Pour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Dopage, CIO

Commentaires

Pensez-vous vraiment que les concurrentes de Marion Jones en finale des JO courraient à l'eau claire?
Personnellement, je n'en mettrais pas ma main au feu...

Écrit par : tontonK100d | 21/03/2008

Le doute doit profiter, et faute de preuve, admettre qu'il puisse existe des sportives qui ne se dopent pas. Lancer de telles accusations c'est jeter le bébé avec l'eau du bain. Je ne suis pas un partisan de la théorie du "tous dopés".
Il n'en demeure pas moins que c'est un véritable fléau, et que mon propos est bel et bien d'élargir le champ des sanctions.

Écrit par : AlterEgo | 21/03/2008

Le dopage moderne n'est plus une simple tricherie. Je ne pense pas que Marion Jones ait gagné "à cause" de son dopage, elle a gagné à cause de son "talent". Mais sans dopage, elle ne serait jamais parvenue à ce niveau. Certes, il existe des sportifs qui ne se dopent pas et courent à l'eau claire : on ne les voit jamais en finale. Ils sont éliminés dès les prémices, pour la bonne et simple raison que Les produits dopants sont efficaces...

Le bénéfice du doute? Marion Jones que je sache, n'a pas été "contrôlée positive"... qui ira dénoncer ses suivantes?

Arrêtons de nous représenter un sport de haut niveau propre et sain qui serait sali par de rares sportifs indélicats; ce sont les obligations du sport de haut niveau qui poussent les sportifs à se charger pour tenir le coup.

Ma solution? Arrêter la compétition officielle. Remarquez que "élargir les sanctions" revient au même. Si on élimine conscienscieusement tous les dopés des classements, les palmarès ressembleront vite à des fromages de Gruyère...

Écrit par : tontonk100d | 17/12/2008

Je vois en effet que nos points de vues se rapprochent, même si nous ne le disons pas avec les mêmes mots. Je ne peux pour ma part que vous renvoyer à deux billets que j'ai écrit sur ce même thème, l'un intitulé "un record sans doute, mais pas sans ombres" et un autre "CIO : comment ne pas parler du dopage". Ces deux articles sont dans les archives de Mars et Mai 2008 de mon blog.
AlterEgo

Écrit par : AlterEgo | 18/12/2008

Selon le directeur d'un laboratoire pharmaceutique, tous les finalistes du 100 m à Sydney en 2000 étaient dopés.

voir : http://www.rtbf.be/sport/autres/detail_conte-lance-des-accusations-de-dopage?id=6950803

Je crois sincèrement qu'on se rapproche peu à peu de la vérité, que le dopage n'est pas le fait de quelques tricheurs mais une pratique systématique dans le sport de haut niveau, (et pas seulement dans le cyclisme et l'athlétisme!)

Écrit par : tontonk100d | 21/10/2011

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu