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31/05/2008

Contre : une seconde coupure publicitaire pendant les films

Comme vous le lirez dans l'article du Figaro, "à l'automne, une loi organisera la fin de la publicité sur France Télévisions et le transfert des recettes vers les chaînes privées." Bref, il y aura une seconde coupure publicitaire pendant les films. Ce qui est effrayant ici n'est pas tant de savoir qu'il y aura encore plus de lessives sur nos écrans, mais que cette disposition n'a d'autre but que de donner plus d'argent aux chaînes privées. TF1 devrait ainsi récupérer "entre 200 millions et 360 millions d'euros selon le scénario retenu par le gouvernement.". M6 de son coté pourra tabler sur 65 millions d'Euros au pire, 130 millions au mieux. D'autres critiqueront bien mieux que moi ce que tout ceci a de choquant. Pour ma part, je voudrais que cela ouvre les yeux du grand public, que celui-ci réalise enfin que le métier des chaînes de télévision n'est pas de diffuser des émissions, des films ou des retransmissions sportives, non. Le métier des chaines de télévision est de vendre de l'espace publicitaire aux annonceurs. Les émissions, films et autres ne sont là que pour "aider" ces même annonceurs à connaître quelles cibles seront devant l'écran.

29/05/2008

Pirates en herbe

Vous l'avez sans doute entendu à la radio ou lu dans les journaux d'aujourd'hui, des jeunes gens soupçonnés d'être des pirates informatiques ont été interpellés et placés en garde à vue. Je ne me prononcerais pas sur le fond de l'affaire – ce n'est pas mon rôle ici – mais sur une phrase qui a retenu mon attention dans l'article du Figaro : "Jean-Pierre Alacchi, procureur de la République de Dijon, a précisé mercredi que certains hackers ont par ailleurs «inscrit de fausses données» et également commis des «escroqueries» en créant de «faux sites» leur permettant d'obtenir les coordonnées bancaires de personnes et de vider leurs comptes." (c'est moi qui souligne).
Je parle sans preuves, mais j'ai du mal à croire à cela. Le "phishing" existe sur Internet, je ne le nie pas. Mais je conteste fermement le fait que ces gens-là soient arrivés au but ultime qui consiste à "vider des comptes". Si cela se révélait exact, ce serait une première quasi mondiale, car jamais encore je n'ai lu que quelque part dans le monde un pirate informatique avait été arrêté et jugé pour un phishing "réussi".

 Complément

J'ai trouvé aujourd'hui 31 mai un article sur ce sujet, où l'affirmation est moins nette. Comme vous le lirez, les jeunes se sont seulement "essayés au phishing", mais sans pouvoir dire avec quel (in)succès. 

17:48 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pirates, informatique, phishing

27/05/2008

Délit de mensonge

Lors du débat parlementaire relatif au temps de parole du Président de la République, le député Noël Mamère a pris la parole justement, en ces termes : "(...) les chaînes télévisées - que les Français regardent entre trois heures et demie et quatre heures par jour - appartiennent à des groupes industriels dépendant des commandes de l'État : Bouygues, Lagardère, Bolloré, Vivendi.".
Si je ne peux pas me prononcer pour Bouygues, Lagardère ou Vivendi, je peux assurer les lecteurs de ce blog que c'est totalement faux pour le groupe Bolloré : Il ne dépend pas des commandes de l'Etat. D'une part parce que les secteurs d'activités de Bolloré ne sont pas régis par des marchés publics - ce qui au passage n'est pas le cas du BTP ou de la distribution de l'eau - et d'autre part parce que les marchés remportés par Bolloré représentent un volume si infime, qu'il en est grotesque de dire qu'il "en dépend". En tant qu'ancien journaliste Noël Mamère le sait très bien d'ailleurs. Il n'a ajouté le nom de Bolloré que pour allonger sa liste et amplifier son "effet". C'est raté.

17:50 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, mamère

16/05/2008

Je n'y crois pas : le réchauffement climatique (III)

Un nouvel article publié par le journal Le Monde vient "clouer le bec" aux derniers humains qui – comme moi – ne croient toujours pas au réchauffement climatique anthropogénique. La preuve en est donné cette fois par la carotte glaciaire extraite du Groenland.
Comme le dit l'article, "Les 3 060 premiers mètres donnaient jusqu'ici 650 000 ans d'archives climatiques." Une rapide règle de 3 et on voit que chaque mètre de carotte permet de lire 212 ans de climat. Alors, "en forant 200 mètres plus bas, les glaciologues ont poussé cet enregistrement jusqu'à environ 8 000 siècles". Sauf que, pour faire tenir 800 000 ans en 3260 mètres, il faut compter 245 ans par mètre. Au rythme annoncé en premier, les 3260 mètres permettent de lire un peu moins de 700 000 ans (692 483 pour être précis). Où est la rigueur scientifique, qui rend le temps au mètre si élastique ?
Plus bas nous avons la phrase clé de l'article : "Depuis 800 000 ans et jusqu'à une période récente, la concentration de gaz carbonique n'a oscillé qu'entre 172 et 300 parties par million (ppm) ; elle est aujourd'hui de 385 ppm". Je note moi, que la "période récente" n'est pas précisée. C'est bien dommage, et encore une fois pas très rigoureux. N'oubliez pas que 200 ans tiennent en 1 mètre. Si tout s'est joué depuis la révolution industrielle, pourquoi analyser plus de 3 kilomètres de "carotte" ?
A Lascaux dans le Périgord, des hommes dessinaient des mammouths il y a de cela 15 000 ans, autrement dit 70 mètres de glace. Je préfèrerais que l'on analyse avec plus de finesse ces derniers 70 mètres plutôt que ces 3 kilomètres 190 qui n'apportent aucun renseignement utile.
Ma conclusion est dure : Il n'y a pas de rigueur sur le temps (étudié), il n'y a pas de rigueur sur la longueur (de la carotte), pourquoi devrait-il y en avoir sur les teneurs ? Je laisse la parole à la défense : "Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) n'ont jamais été aussi élevées. Ce fait était fortement pressenti par les scientifiques ; il relève désormais de la certitude". Si on nous le dit, c'est que ça doit être vrai...

15/05/2008

Vous répondrez bien à la question ?

Les séances de questions au gouvernement de l'Assemblée Nationale sont régulièrement l'occasion de passes d'armes, d'envolées lyriques, voire de chahut quasi organisé. Mais intéressons-nous plutôt au fond, c'est-à-dire aux questions telles que les députés les posent, et à la manière d'y répondre du gouvernement. Hier, Daniel Paul a interrogé Jean-Louis Borloo sur les tarifs du gaz. Je vous livre l'échange verbal tel que vous pouvez le lire dans le compte rendu officiel, duquel je n'ai retiré que les didascalies.

M. Daniel Paul  - " (...) En 2004, Nicolas Sarkozy s'était engagé à ne jamais privatiser GDF. Il n'a pas tenu parole. Son Gouvernement donne la priorité aux marchés financiers, au détriment des consommateurs et de l'intérêt du pays. Allez-vous mettre fin aux hausses du prix du gaz ? Allez-vous refuser la fin des tarifs réglementés ? Allez-vous revenir sur la privatisation de GDF ?"

M. Jean-Louis Borloo - "Oui, la France a besoin, dans la bataille cruciale qui a lieu alors que les ressources énergétiques sont si rares, d'avoir de puissants énergéticiens. C'est le sens de la fusion engagée... et nous le mènerons bien entendu à son terme. J'étais hier au forum international de l'énergie à Rome et il n'y a pas de doute que c'est le sujet du siècle, notamment les questions de la sécurité énergétique et de la croissance des coûts, due à la baisse des ressources fossiles. C'est pourquoi le Grenelle de l'environnement a prévu des investissements massifs, qui nous permettront d'améliorer notre performance énergétique et de réduire notre dépendance. C'est la bonne réponse. J'espère que vous serez au rendez-vous pour permettre à la France d'opérer sa mutation écologique, technologique et énergétique."

Que faut-il retenir de cela ? Que les questions sont simples et directes : "Allez-vous mettre fin aux hausses du prix du gaz ? Allez-vous refuser la fin des tarifs réglementés ? Allez-vous revenir sur la privatisation de GDF ?". Le ton employé, les mots choisis, le style, caractéristique d'une question de l'opposition, ne doit pas effrayer outre mesure. N'en déplaise à Jean-Louis Borloo, nous avons avec sa réponse une démonstration de langue de bois. En faisant de l'éxégèse - ce qui déjà démontre qu'il y a un sens caché à deviner derrière les mots prononcés - on a la réponse à une seule des trois questions posées : Non, le gouvernement ne reviendra pas sur la privatisation de GDF ("C'est le sens de la fusion engagée"). Pour le reste, il faut soit admettre de ne pas avoir de réponse, soit la reposer à la prochaine séance : "Allez-vous mettre fin aux hausses du prix du gaz ? Allez-vous refuser la fin des tarifs réglementés ?". On ne peut tout de même pas se contenter du "C'est la bonne réponse", prononcé comme une sentence... Je précise que je n'ai aucune sympathie pour les idées politiques de Daniel Paul, et que combattre les idéaux qu'il défend passe par des réponses franches à ses questions franches. Je regrette beaucoup que ce ne soit pas le cas à l'Assemblée Nationale.

 
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