Avertir le modérateur

29/01/2009

Bien vu : Un comptage bien trop imprécis

Comme je m'y attendais, des chiffres plus ou moins fantaisistes circulent déjà sur le nombre de manifestants(1) qui ont battu les pavés aujourd'hui. Entre info et intox, on voit bien qu'il n'y a aucune place pour la moindre tentative de chercher le nombre juste. Il est pourtant des domaines où la recherche du chiffre réel est soudain très important...

Et pourtant, voyez quel confort il y aurait à connaître - même à 10% près - le nombre réel de manifestants. Hélas, il va falloir une fois de plus se contenter de chiffres qui varient dans des proportions que je n'avais encore jamais vu(2). Dès lors je me demande si je ne devrais pas lancer un appel à manifester pour que l'on compte de la manière la plus juste et la plus précise possible le nombre de manifestants(3)...

(1) Le fait qu'il soit actuellement impossible de contester toute affirmation de cette nature devrait en émouvoir plus d'un. En réalité on ne sait pas dire combien de personnes ont manifesté aujourd'hui. Qui à part moi aura le courage de l'écrire ?

(2)  coeff. 3 habituellement, contre coeff 4.5 aujourd'hui. Faute de lien je ne vais pas parler d'un coeff. 9 que pourtant j'ai bien l'impression d'avoir vu en tout début d'après-midi...

(3) Je me demande si je ne vais pas plutôt lancer une pétition en fait. Là au moins on peut compter de manière précise le nombre de signatures !

27/01/2009

Pour : un comptage plus précis des manifestants (III)

La manifestation du 29 janvier prochain est annoncée comme la plus importante de ces dernières années. Mais faute d'existence d'un instrument de mesure reconnu, les chiffres les plus fous risquent de circuler (je m'attend au million, de toute manière c'est invérifiable). Pourtant, c'est bien sur la base du nombre réel de manifestants que la gauche et les syndicats entendent peser sur le gouvernement. Cet événement doit vous aider à comprendre pourquoi je milite sans relâche pour un comptage plus précis des manifestants(1). J'ai envie d'ajouter le plus précis possible. J'agis ici en toute neutralité, et seule la vérité du nombre me préoccupe. Le fait que certaines manifestations soient plus médiatiques et/ou plus importantes que d'autres ne font qu'ajouter à mon argumentation. Avec un minimum de méthode, une marge de plus ou moins 10% peut être atteinte. Je vous rappelle qu'aujourd'hui on annonce des chiffres qui varient du simple au triple, sans que cela ne semble gêner personne ! Ce grand écart s'explique tout simplement : chacun prenant le nombre qui l'arrange, tout le monde est satisfait...
Mais imaginez un instant un nombre officiel – donc unique - annoncé par un organisme indépendant, preuves et méthode de comptage à l'appui. Vous voyez bien qu'en ce cas la donne change du tout au tout, et à quel point la réussite ou l'échec d'une manifestation dépend bel et bien du nombre de personnes qui y participent. C'est pour cela qu'il faut être le plus précis possible(2).

(1) Je militais avant pour un comptage précis des manifestants, mais ce terme a été pris au pied de la lettre, et certains imaginaient que je voulais compter au manifestant près....
(2) Prendre le nombre annoncé par les organisateurs et celui de la préfecture, les additionner et ensuite diviser le résultat par deux n'est pas plus précis, loin de là !

23/01/2009

Contre : l'article 13 du Projet de loi organique relatif à l'application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution

Je suis contre le projet de loi organique relatif à l'application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution, et plus particulièrement contre son article 13. Je prend ici fait et cause pour l'opposition menée par le groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, car ce texte ultra-technique pour le grand public cache bien son venin : le baillonnement de toute velléité à s'opposer. La goutte d'eau a été l'escamotage mardi soir du débat autour de ce fameux article 13. Pour celles et ceux qui n'ont pas tout suivi ou tout lu, voici mon résumé de l'affaire : Ce projet de loi organique visant à réduire à la portion congrue les possibilités de l'opposition à s'opposer, cette dernière se lance dans la "bataille des batailles", entre amendements, suspensions de séances et autres rappels au règlement. Pour avoir suivi de nombreuses heures durant le débat sur Internet, je peux en témoigner. Vendredi 16 au soir, premier gros couac avec l'escamotage de sous-amendements, venant après le refus par la Présidence de l'Assemblée d'examiner 1015 amendements avant même le début de l'examen du texte. Suspicions également envers ce mystérieux collaborateur venant filmer le début de la séance, et artifice sémantique du Président de la séance pour justifier cela ("Personne ne filme" en réponse à la question "Quelqu'un a t-il filmé ?"). Mystère à éclaircir autour du résultat du vote de certains amendements (de mémoire 58 voix contre, alors que 27 députés UMP et Nouveau Centre sont présents ; même avec un pouvoir par député, cela ne fait que 54, pas 58...). Surprise Lundi soir, où les députés UMP et Nouveau Centre sont en infériorité numérique, obligeant le Gouvernement à multiplier les procédures pour éviter tout vote : suspensions de séances, mise en réserve des amendements au lieu de les voter. Mais ce que j'ai retenu de tout ces débats, c'est que depuis le début de l'examen du texte l'opposition prévient :"Vous verrez ce que vous verrez lorsque nous examinerons l'article 13...". J'attendais donc de savoir quels étaient les arguments des uns et des autres. Hélas pour moi et pour le débat, le gouvernement a refusé l'obsctacle et réclamé un vote sans débat ou presque sur l'article 13...vous connaissez la suite.

On s'est focalisé tout dernièrement sur le "temps-guillotine", le fait de déterminer un temps maximum pour discuter d'un texte. Outre que cela peut être très variable selon les sujets, le danger à mes yeux de cet article 13 est ailleurs. Lisez-le avec moi :

"Article 13
Les règlements des assemblées peuvent, s’ils instituent une procédure impartissant des délais pour l’examen d’un texte, déterminer les conditions dans lesquelles les amendements déposés par les membres du Parlement peuvent être mis aux voix sans discussion."

Sans vouloir paraphraser le texte, il s'agit de mettre en place un mécanisme qui détermine les conditions dans lesquelles les amendements déposés par les membres du Parlement peuvent être mis aux voix sans discussion. Sans discussion, donc sans débat. C'est donc moins la possibilité de déposer des amendements que celle d'en débattre qui est en cause. A ce point de ma réflexion j'ai bien conscience des dérives ou de l'abus qui a été fait autour de la dépose d'amendements. Ma solution - toute personnelle - serait la suivante : Chaque député ne peut déposer qu'un maximum de deux amendements par texte, et prendre la parole pour les défendre durant 5 minutes à chaque fois. Les amendements doivent être défendus en séance par le député qui l'a rédigé, et aucun pouvoir ne peut être donné. De la même manière l'amendement est réputé individuel (fin de la mention "et x de ses collègues") ; bien entendu il ne peut plus être "repris".

Ma proposition résoud - du moins je le crois - les soucis des deux camps :

  • Réduction drastique du nombre d'amendements (237 députés hors ceux de l'UMP et du Nouveau Centre, cela fait un maximum théorique de 474 amendements contre tout texte du gouvernement actuel).
  • Par effet mécanique, réduction du temps passer à examiner la loi.
  • Conservation des "acquis" de l'opposition : possibilité laissée à chaque député de rédiger deux amendements, et de les défendre en séance(1).

Ce projet de loi organique reste dangereux pour notre démocratie, il ne faut pas avoir peur de le dire ou de l'écrire. La loi sera votée car telle est son destin, mais il reste deux possibilités de la voir (largement?) amendée : le Sénat - qui doit voter dans les mêmes termes que l'Assemblée Nationale - et le Conseil Consitutionnel qui pourra éventuellement modifier le texte. Attendons, mais quoi qu'en disent les députés UMP, on ne pourra pas leur dire "merci" plus tard d'avoir fait cette loi.

(1) Ceci pourrait être assimilé toutefois à de la régression, puisqu'à ce jour chaque député peut déposer un nombre illimité d'amendements.

20/01/2009

My (very short) open letter to Barack Obama

Mr President,

I'm just one among millions of other people full of hope on that day. I know you have so much to do, and so little time in fact.
But if I'm happy you have been elected as the 44th President of the United States of America, it's just for one little thing : As a foreigner, I'll be now able to understand almost all the words from the President speeches. This was impossible before. The way you're talking and your accent are just "great" for me. Now to be more serious one second, I just do hope you'll be able to do all you want to do. For your country and for abroad.
I don't believe in God, but in case I'm wrong you deserve to be blessed by Him.

AlterEgo

18/01/2009

Evaluation des élèves de CM2 : critique de la critique

La toute prochaine évaluation des élèves de CM2 soulève déjà la polémique. Nombre d'enseignants y voient une double attaque : la première contre les élèves eux-mêmes par un examen trop difficile qui générera des notes faibles, y compris de la part des meilleurs élèves. La seconde contre les enseignants, qui seront dès lors accusés de mal transmettre leur savoir aux élèves. Chacun peut d'ailleurs se faire une opinion sur les épreuves puisqu'elles sont déjà disponibles sur Internet. Mais pour avoir consulté attentivement cette (longue) page, je me dois de critiquer la critique, bien que je ne sois ni enseignant, ni même parent d'élève. La première épreuve consiste en une analyse d'un texte d'Ernest Hemingway. Mais sans doute emballés par l'envie de critiquer l'épreuve, les auteurs de la page web en viennent à critiquer l'oeuvre en soi...
Autre exemple, la (fameuse) dictée. Ici la critique porte bien sur le fond, puisqu'on nous indique deux dictées "de correction" pour démontrer l'incohérence du système de notation. Désolé de contredire à la fois les enseignants et le système scolaire, mais on n'arrivera pas à me faire sortir de la tête qu'une dictée porte sur l'orthographe de tous les mots qui la compose. Chicaner sur les mots qui "comptent" et ceux qui ne comptent pas, ce n'est rien d'autre qu'organiser le nivellement par le bas.
Vous l'aurez compris dans cette affaire je défend un seul principe, celle de la qualité de l'enseignement dispensé à l'élève. Je suis partisan de la diffusion d'un savoir "encyclopédique". J'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ici, vouloir la réussite d'un maximum d'élèves à l'école devrait être un objectif autour duquel un large consensus devrait apparaître. Je regrette beaucoup que ce ne soit pas le cas.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu