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22/10/2009

L'EPAD sans Jean Sarkozy à sa tête

Pourquoi ne pas l'écrire, c'est avec soulagement et satisfaction que j'ai accueilli l'annonce par Jean Sarkozy de renoncer à la présidence de l'EPAD en décembre prochain. Soulagement car la perspective de le voir à la tête d'un établissement public me contrariait, et pas que moi d'ailleurs ; satisfaction de voir que mon souhait pour le coup de ne pas le voir à la tête d'un établissement public sera réalité. 
En dépit de son argumentation, je persiste à penser qu'il fait bel et bien machine arrière. La désinformation ou la manipulation ne devraient pas stopper l'homme d'action lorsque ce dernier a la conviction de son bon droit. Ce n'est donc pas cet argument qui aura fait renoncer Jean Sarkozy à son projet. Si je devais avancer une explication à chaud - après tout au moment où je tape ces lignes l'interview est terminée depuis 10 minutes à peine - c'est plus prosaïquement que je crois à un retrait stratégique. Jean Sarkozy a largement les moyens de ses ambitions politiques. Nous le reverrons donc dans quelques années, soit briguer la tête du département des Hauts-de-Seine, soit plutôt s'orienter vers un mandat de député. 
Cette polémique aura tout de même fait une victime collatérale : L'EPAD et sa future entité, l'EPADSA. Ce qui devait se tramer dans une discrétion de bon aloi est apparue au grand jour. Et c'est sans doute pour que l'Etablissement Public d'Aménagement de la Défense retrouve au plus vite un anonymat qu'il n'aurait jamais dû quitter que la décision a été prise de ne pas faire de Jean Sarkozy le prochain président de l'EPAD.

20:38 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : jean sarkozy, epad, la défense

16/10/2009

A chacun son EPAD

Allez, à chacun son EPAD puisque la Défense en possède un. EPAD est l'acronyme de :

Etablissement

Public

d'Aménagement

de la Défense

Donc parler de l'EPAD de la Défense comme s'il en existait d'autres est un pléonasme. Après népotisme, c'est fou comme cette polémique enrichit notre vocabulaire quotidien. Ca change du buzz en tout cas !

jsarkozy.jpg

16:01 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : epad, jean sarkozy, népotisme

14/10/2009

Un fauteuil pour deux

La récente polémique autour de la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD me fait immédiatement penser à cette comédie, "un fauteuil pour deux"(1). Celui qui a tout, bonne naissance, bonne filiation, avenir tout tracé ou presque, doit-il nécessairement faire aussi bien, voire mieux, que n'importe qui d'autre installé dans les mêmes fonctions ? Je ne parle pas ici de prendre le premier quidam dans la rue et de le bombarder Président de l'EPAD - avec les avantages que la fonction procure - non, je parle plus modestement de ceux qui connaissent déjà les rouages de cet établissement, qui sont déjà au conseil d'administration et qui peuvent argumenter de leur position présente pour proposer leur candidature. Le cas est assez nouveau en France et il est rare que le fils soit "aidé"(2) de cette manière par le père. Mais enfin, piston ou pas piston, on ne peut que sourciller à l'idée de voir le fils légitime du Président de la République en exercice prendre les commandes d'un établissement public de cette ampleur. C'est au moins l'occasion de regarder dans le dictionnaire ce que népotisme veut dire. Chacun se forgera ensuite son opinion(3).

(1) De la même manière qu'on a les références cinématographiques qu'on peut, on a les héros qu'on mérite...
(2) En vertu de la présomption d'innocence et en l'absence de preuves formelles, rien ne permet à ce jour d'affirmer que le père aide le fils. Le doute doit toujours bénéficier à l'accusé.
(3) La mienne est faite.

Complément du 14 octobre 2009

On a aujourd'hui un faisceau d'indices en faveur d'un favoritisme, et d'un calcul politique ayant pour résultat la présidence de l'EPAD pour Jean Sarkozy. Primo, le decret non signé autorisant le dépassament d'age (ce qui force Patrick Devedjian à quitter le poste). Secundo la démission - pour le moins opportune d'un des membres du conseil d'administration. Tercio, la prochaine nomination - par le Président de la République - dudit membre au Conseil Economique et Social. La parole est désormais à la défense.

16:20 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : jean sarkozy, epad, la défense

A coté de la plaque...minéralogique

Comme je l'avait déjà annoncé ici il y a pas mal de temps déjà, la mise en place de la réforme des plaques minéralogiques a en effet brouillé les cartes, pour reprendre une expression de l'article de ce jour du "Figaro". Comme je l'avais prédit, les "75" se sont dépêchés de lâcher leur numéro pour un autre. Une évidence plus automobilistique à mes yeux que la volonté de mettre en avant son département de naissance. J'insiste donc de nouveau sur le caractère inutile - voire grotesque - de ce qu'a donné la levée de boucliers autour du slogan "touche pas à mon département". En autorisant à mettre n'importe quel numéro on a généré "touche à tous mes départements", et le principal argument des défenseurs tombe, à savoir la convivialité(1) ou même la sécurité(2). Je ne vais pas revenir sur ce que j'ai dit dans mon billet, je n'en retire pas une ligne. Au contraire j'y ajoute la discrète entrée dans notre législation du logo de région. Etait-ce vraiment nécessaire de lui donner cette légitimité ? Pour ma part je ne le crois pas.

(1) Sur les parkings d'autoroute les conversations sont censées s'engager autour du numéro de département de la plaque minéralogique. Vite, un sociologue pour confirmer ! Moi qui pensais que la question la plus souvent prononcée pour engager la conversation était "vous avez les mêmes pneus que moi, vous en êtes content ?"

(2) On a entendu cet argument : suivre une voiture qui n'est pas du département rend à plus de prudence de la part de la voiture suiveuse.

01/10/2009

Les retraites en retrait

Vous l'avez sans doute oublié, pas moi ! Oui vous avez sans doute oublié qu'au Congrès de Versailles, Nicolas Sarkozy a évoqué une énième réforme des retraites : "Les partenaires sociaux y seront associés. J’en parlerai avec eux dès le premier juillet. (...). Pendant trois mois nous en discuterons tous ensemble. Les décisions ne seront prises qu’au terme de ce débat."

Trois mois ont passé. Vous n'avez pas pu échapper à ces réunions, ces comptes-rendus, ces débats et ces analyses qui ont passionné la France entière cet été. Ah, vous ne vous rappelez pas ? Trop tard hélas, la période est passé et les décisions sont prises, puisque le débat est arrivé à son terme. Vous ne savez toujours pas de quoi nos retraites seront faites demain ? Rassurez-vous mois non plus. Bon, ce n'est pas bien grave ceci dit. Que par contre gouvernement et partenaires sociaux n'en savent guère plus est bien plus inquiétant.

 
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