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29/11/2010

Je n'y crois pas : le réchauffement climatique (V)

Décidément rien n'y fait. Je n'arrive toujours pas à croire au réchauffement d'origine anthropique qu'on nous promet de rapport en sommet. La proximité d'une nouvelle réunion à Cancun donne l'occasion de ressortir les scénarii les plus catastrophistes*, il n'y a pas d'autres mot : on n'y trouve que montée des eaux, disparition de territoires, biodiversité en péril et j'en passe. On notera au passage le manque de rigueur scientifique puisqu'il est toujours écrit dans l'article qui me pousse à écrire ce jour que "[La] hausse du niveau des mers [est] due à la fonte de la banquise**".
Mais je veux apporter ma très modeste pierre à cet édifice sur le thème :"La Terre se réchauffe, et alors ?"
Qui se souvient de l'hiver 1829-1830 qui à Paris fut si rude que la seine a été prise par les glaces du 20 décembre à fin février ? Qui peut se vanter aujourd'hui d'avoir vu de son vivant des glaçons sur la seine à Bougival, comme Claude Monet quand il peint cela lors de l'hiver 1867-1868 ? Alors depuis 190 ans à combien doit-on estimer la hausse de la température ? 1°C ? 2 ? plus encore ?
Tout ça pour dire qu'il existe un réchauffement depuis maintenant environ deux siècles mais que les conséquences climatiques ont été pour le moins invisibles : Quelles terres ont disparu depuis 1830 du fait de la montée des eaux ? Quelles populations peuvent se targuer d'être là où elles sont car chassées par un climat devenu impropre*** ? Nos vignes ont-elles avancé de 180km vers le nord depuis le milieu du XIXème siècle**** ? La production de riz a chuté de 20% ? Je ne le crois pas.
Mais comme le pire est pour demain, on nous annonce en conclusion que "selon les chercheurs du Met Office, les 4°C supplémentaires pourraient être atteints dès 2060."
Non décidément je n'arrive pas à y croire...

* Je note - mais peut-être suis-je le seul - que ce réchauffement ne promet aucune amélioration de la vie pour aucune population de la Terre. Ce sera du malheur pour tous.
** C'est pourtant de la physique élémentaire : si toute la banquise fondait, les océans ne bougeraient pas d'un millimètre pour autant puisque le volume occupé par la glace le serait par l'eau provenant de la fonte de cette glace...
*** "Un milliard de personnes pourraient être obligées de se déplacer" dixit l'article
**** "on estime que les cultures en Europe se déplaceraient de 180km vers le Nord avec un réchauffement de seulement 2°C." dixit ce même article. Europe est souligné par moi.

15/11/2010

Les ministères du remaniement

J'ai pris l'habitude de commenter les remaniements non pas sous l'angle strictement politicien(1) mais sous l'angle strictement normatif des intitulés. Comme pour les ministres, ce nouveau gouvernement recèle bien des surprises.
Commençons par les titres de "Ministre d'Etat" qui je vous le rappelle sont exclusivement protocolaires. Je note que c'est Michèle Alliot-Marie qui s'en sort le mieux puisqu'elle reste Ministre d'Etat tout en changeant de ministère. La Justice n'est plus "d'état" alors que les affaires étrangères elles le deviennent.
Il y a tout de même des points positifs dans ce remaniement et je veux commencer par cela. Comme tout le monde sans doute vous aurez noté la disparition de l'intitulé "identité nationale" qui aura fait couler tant d'encre. Cette disparition ne sera regretté par personne je pense. Je remarque aussi des regroupements heureux, que j'appelais de mes voeux. Enfin l'emploi et le travail sont dans un même ministère. Ceci pour souligner à quel point il était aberrant d'avoir un ministre pour le travail et un autre pour l'emploi ! Le rattachement de la jeunesse et de la vie associative à l'éducation nationale me semble aussi un choix correct. Mais hélas ce sera tout du coté des bonnes surprises ; les points négatifs à mes yeux sont bien plus nombreux.
Commençons par le plus anodin, donc le plus symbolique. Bruno le Maire garde son ministère mais celui-ci a changé d'appellation. Oh ce n'est pas flagrant mais il est redevenu d'abord ministre de l'agriculture puis de l'alimentation alors que dans le précédent gouvernement il était d'abord ministre de l'alimentation puis de l'agriculture(2). Pour rester dans les compétences dévolues à ce ministère on notera la disparition - indirecte - de la mer. On continue de parler de pêche mais la mer, elle, a sombré avec ce qui reste du grand ministère de l'écologie (voir infra). Si tout le monde aura bien noté que ce ne semble plus une priorité du Président de la République (ce ministère n'est plus d'Etat, voir supra) c'est encore plus frappant en comparant l'ancien intitulé et le nouveau. Terminé les Négociations sur le climat avec un N majuscule, terminé les technologies vertes et la mer. Place à l’écologie et au développement durable(3),point. Certains domaines perdent un ministère entier, comme la santé par exemple qui est désormais en troisième position dans les préoccupations de Xavier Bertrand, après le travail et l'emploi.
L'autre nouveauté - si l'on peut dire - est la création de "ministre auprès du ministre", titre hautement technocratique et injustifiable auprès du grand public. On est soit ministre, soit secrétaire d'état auprès d'un ministre. A quoi rime d'être "ministre auprès du minitre" ou encore comme on l'a vu par le passé "Haut commissaire" ?
Et comme il faut garder le meilleur pour la fin, je ne peux passer sous silence le secrétariat d'état dont hérite Frédéric Lefebvre. Le journaliste espiègle pourra toujours lui demander de dire sans se tromper qu'il est "secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation". Mais le journaliste plus tatillon encore pourra faire remarquer que par rapport à Hervé Novelli qui occupait ce poste avant lui, toutes ces sections perdent leur majuscule(4) et de lui demander pourquoi... Pour ma part je note que texte se rallonge encore, les professions libérales étant désormais de la partie alors que ce n'était pas le cas auparavant.

(1) Que de choses à dire pourtant !
(2) Dénomination officielle : ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire ;
(3) Ajoutez dans ce même ministère les transports et le logement, deux domaines qui ne sont pas au départ liés à l'écologie telle qu'on pourrait la définir.
(4) Serait-ce que c'était là une faute d'orthographe ?

11/11/2010

Pour : La Zoé de Renault

L'actualité vue par le petit bout de la lorgnette réserve des surprises c'est bien connu. La mise en valeur médiatique du procès opposant une famille Renault au constructeur de voiture homonyme le démontre une fois de plus. Rappelons en vitesse que la famille Renault en question ne veut pas que le constructeur baptise son prochain modèle de voiture électrique "Zoé", au motif qu'ils ont déjà une fille se prénommant de même (donc Zoé Renault) et qu'il y a là matière à générer un préjudice moral, basé essentiellement sur des moqueries ou quolibets. Bref si on se place du coté de la famille, Renault doit d'abord penser aux enfants Renault et ne pas donner des prénoms à ses modèles de voiture.

Dans cette histoire qu'on peut quand même qualifier d'ubuesque, je prends position pour le constructeur. Mon premier argument est que le terme même de Zoé choisi par Renault ne l'a pas été par hasard. Il s'agit tout simplement d'un hommage à la pile Zoé que les plus anciens de mes lecteurs doivent sans doute connaître. Nommer un premier véhicule 100% électrique du nom de la première pile atomique française est donc parfaitement compréhensible. Mais il y a également une autre affaire qui me fait plaider en faveur du constructeur, c'est l'affaire "Mégane Renault". Dans cette autre histoire de nom et de prénom, un officier d'état-civil avait dans un premier temps refusé qu'une famille Renault baptisa sa fille Mégane. De procès en appel c'est la famille qui gagna le droit d'appeler sa fille Mégane, comme la voiture. Il n'était pas question de moquerie ou de quolibet, et encore moins de préjudice moral. C'est pourquoi j'estime que la famille de Zoé Renault est bien plus "victime" en fait de l'affaire Mégane et qu'elle ne pourra gagner son procès. En effet elle pourra difficilement expliquer que s'il faut aller en justice pour avoir le droit d'appeler sa fille Mégane, il faut aussi aller en justice pour interdire à Renault d'appeler sa voiture "Zoé"...

12:32 Publié dans Pour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zoé, renault, pile

07/11/2010

A quel prix vendre le livre numérique ?

J'ai déjà eu l'occasion de l'écrire, je crois à l'avenir du livre numérique. Patrick Béhar et Laurent Colombani, tous les deux consultants au sein du cabinet de conseil en stratégie Bain & Company ont rendu public une étude intitulée "Les écrits à l'heure du numérique", et ce dans le cadre du 3e Forum d'Avignon dont le thème était "Nouveaux accès, nouveaux usages à l'ère numérique : la culture pour chacun ?".
Même si cette étude est fort intéressante, les auteurs ne soulignent pas assez l'impasse que constitue le modèle économique du livre économique(1). Or ce modèle reste à mettre en place, ou du moins se met mal en place d'après moi. Là où je veux en venir c'est que le prix de l'"e-book" ne peut en aucun cas être dans la même gamme de prix que la version "papier". C'est pourtant le cas et certains sites ne font aucune différence entre les deux versions, vous vendant la version électronique au même prix que l'exemplaire papier disponible en librairie(2).
Pourtant si on considère qu'un auteur est en droit de réclamer 10% de royalties sur chaque exemplaire papier vendu, ce qui pour un livre vendu 20 Euros fait 2 Euros, il est logique de faire de même pour la version électronique. Mais là attention ! je ne dis pas que l'auteur doit toucher 10% du prix de vente de la version numérique de son roman, je dis que l'auteur doit toucher ses 2 Euros qui correspondent à ses royalties. Quoi ajouter alors pour l'édition numérique et la plate-forme de distribution ? Rien ou presque. Moralité un livre en version numérique ne devrait guère coûter plus de 3 ou 4 Euros.... J'insiste encore, c'est là son prix de revient incluant les droits d'auteur. Alors messieurs les éditeurs n'ayez plus peur de la numérisation des romans d'aujourd'hui. Et vendez les au juste prix...

(1) Ils indiquent même que les plates-formes de distribution en ligne ont progressivement ramené le livre numérique dans une gamme de prix plus proche du produit papier.
(2) Un internaute fait même remarquer qu'un "best-seller" est encore proposé à 20 Euros en version numérique alors qu'il vient de sortir en livre de poche au prix de 7 Euros...

 
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