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30/08/2012

Future tarification de l'énergie, une nouvelle usine à gaz ?

Le prix de l'électricité va t-il devenir une usine à gaz ? C'est bien possible si on en croit l'article du Figaro annonçant pour octobre un texte de loi discuté à l'assemblée nationale sur la tarification progressive de l'énergie. Je suis pour cette mise en place car elle correspond tout à fait à l'air du temps. Elle permet d'un coté aux ménages les plus pauvres de bénéficier d'une énergie peu chère et de l'autre de responsabiliser les ménages plus aisés en leur faisant clairement distinguer entre consommation de confort et consommation superflue.

L'auteur de l'article pointe néanmoins les difficultés que devra résoudre le législateur. En effet il serait question de tenir compte du nombre d'occupants d'un logement, du mode de chauffage, de la situation géographique et de la qualité de l'isolation thermique. Ma fibre jacobine me pousse à balayer tous ces paramètres d'un revers de main : le mode de chauffage ? non-sens absolu car le texte précisera au final le coût du Kwh de gaz(*) ou d'électricité. La situation géographique ? Hors de question de placer cela dans un texte législatif, une telle péréquation serait certainement censurée par le Conseil Constitutionnel. Sans compter que si c'est pour découvrir qu'on a besoin de plus se chauffer dans certaines régions que dans d'autres, avouez que ce ne sera pas une grande avancée. La qualité de l'isolation thermique ? Là aussi c'est un paramètre factice, à charge aux bailleurs et propriétaires de faire (ou pas) des travaux en ce sens. 
Il faut - mais ce sera très difficile - s'en tenir à l'esprit qu'un tel texte pré-suppose : proposer une base incluant l'abonnement et un nombre déjà déterminé de Kwh. Je m'interroge encore sur un système de paliers mais mon idée est qu'il en faut un minimum. Je verrais bien un étagement en 3 parties. L'idée étant qu'en prenant pour base la consommation d'un ménage typique, la mise en pratique de cette loi ne représente ni avantage ni désavantage. Pour les catégories les plus modestes elle devra représenter une économie de 10 à 15% à Kwh constant (entendez avant la réforme), gagée justement sur les catégories les plus énergivores qui au contraire devront réaliser au moins 10% d'économie d'énergie pour payer le même montant qu'auparavant. 
Ma crainte est que noyée dans la masse des articles cette réforme ne serve pas au but qu'elle se propose d'atteindre. Mais patientons et voyons.

(*) La consommation de gaz est convertie en Kwh sur nos factures. Vérifiez si vous ne me croyez pas... 

29/08/2012

L'Univers, cet isomorphe

Jusqu'à preuve du contraire l'Univers est isomorphe, qu'on se le dise une fois pour toute. Autrement dit il est fait partout pareil. Notre étoile - le Soleil - n'est qu'une étoile ordinaire sans aucun signe distinctif, comme des milliards d'autres étoiles. Les planètes tournant autour de cette étoile sont également des planètes banales, qu'elles soient telluriques ou gazeuses, comme les milliards de planètes qui peuplent notre Univers. Notre galaxie - la Voie Lactée - n'est qu'une galaxie parmi les milliards d'autres galaxies. Et l'on voudrait admettre comme principe que la Vie sur terre est unique ? C'est bien entendu un non-sens antropomorphique. Il y a des millions, voire des milliards d'autres vies, j'en suis persuadé. Nous ne les voyons pas* car notre technologie ne nous permet tout simplement pas de les voir. Je n'ai de cesse de le clamer, l'Univers c'est avant tout et surtout du vide. 
Mon raisonnement pour singulier qu'il puisse paraître n'en est pas moins cohérent. Puisque tout est banal, des galaxies aux planètes, rien ne permet de conclure que la vie elle est unique. Même si je prends comme hypothèse que la Vie sur terre est la seule de notre galaxie, comme il y a dans l'univers des dizaines de milliards de galaxies, cela fait tout autant de civilisations passées, présentes ou à venir. Et quand bien même je vous concèderait que la Vie ne peut exister que dans une galaxie sur un million, il en resterait encore bien assez.
C'est pourquoi je considère l'annonce de ce jour spéculant sur des possibilités de vie extraterrestre autour des étoiles binaires comme un non-événement.

* Précision : je ne crois pas aux OVNIS.

18:54 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : univers, astronomie, vie, galaxie, ovni

27/08/2012

A la recherche du nouveau prix de l'essence

Plus les informations s'accumulent autour du dossier "prix de l'essence" plus je m'y perds ! Sans doute faut-il y voir ma méconnaissance du sujet mais plus prosaïquement je crains que tout ne soit fait pour que justement le citoyen s'y perde. Je me permet d'ajouter ici que je fais partie de cette minorité de français qui n'a jamais été titulaire du permis de conduire (et en tant que passager je parcours à peine 10 000km par an), donc qu'a priori ce sujet ne me concerne que de loin. Néanmoins je n'arrive toujours pas à comprendre où sont les "leviers" de la hausse (de la baisse ) du prix de l'essence. Car finalement c'est moins la valeur absolue du prix du litre qui est remis en cause que sa variation. Pour simplifier mon raisonnement admettons un instant connaître tous les constituants du prix. Nous aurions alors la formule suivante :
Prix du Baril + Taux de change €/$ + coût de raffinage + marge des raffineurs + coût de distribution + marge des distributeurs + taxes = prix du litre à la pompe

Le taux le plus volatil est bien entendu le prix du baril qui peut évoluer à la hausse comme à la baisse dans d'importantes proportions. Vient ensuite le taux de change, pour lequel je peux faire la même remarque. Mais pour les autres paramètres il faut bien admettre que nous sommes face à des inconnues. Car quand bien même le coût de raffinage dépendrait du prix du baril, cela reviendrait à dire qu'il est proportionnel ce qui serait somme toute logique. Pour autant - et c'est là que le bât blesse - les variations du prix à la pompe devraient dès lors se répercuter dans les mêmes proportions. Pour le quidam les pétroliers pratiquent une marge minimum pour un prix de baril donné, et quand le baril monte cette marge monte aussi. A l'inverse, quand le baril baisse les pétroliers se placent dans une phase d'observation des prix avant de répercuter cette baisse. Inutile de vous dire que je partage ce raisonnement et que dans tout ce que j'ai pu lire de déclarations ou de rapports je n'ai rien vu qui permette d'aller contre cette idée. Il y aurait pourtant un moyen simple de contrôler les dire de chacun et voir qui joue le jeu et qui ne le joue pas. C'est de médiatiser un "indice pétrolier" qui ne serait rien d'autre que le prix du baril de pétrole en Euros.
Puisque tout le monde jure la main sur le coeur qu'il ne "joue" pas avec les variables dont il dispose je suis bien obligé de déduire que la hausse ou la baisse du prix de l'essence à la pompe n'est que le résultat des variations du prix du baril et du taux de change.
Si je prends l'exemple de ce jour j'ai un baril de Brent à 114,18$ et un taux de change 1,2527€ pour 1$. Mon "indice pétrolier" est donc de 143,03. En toute logique le prix de l'essence devrait varier en proportion directe de cet indice. Voyez la marge des distributeurs par exemple, qui n'est d'après eux que d'un centime par litre et ce quel que soit le prix de ce litre si j'ai bien compris. Donc si mon indice baisse, le prix doit baisser aussi, autrement c'est que quelqu'un d'autre s'en met plein les poches. Et ça ne peut pas être les pétroliers puisque ceux-ci sont blanchis. Alors qui ? 
Comme dans les plus belles affaires criminelles sans doute faut-il se dire que la vérité est ailleurs ...

20:04 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essence, gazole, pompe, prix, pétroliers

15/08/2012

Un secret industriel : le prix de l'essence

Dans la torpeur - toute relative - de l'été revient sur le devant de la scène un presque serpent de mer : le juste prix de l'essence. Cette fois-ci nous verrons ce que nous verrons puisqu'une commission (encore une !) va être mise en place pour étudier "la formation et la transparence des prix des carburants". J'ai déjà parlé du sujet sur ce blog mais je souhaite en parler de nouveau, ne serait-ce que pour bien préciser ma pensée.

Comme beaucoup j'imagine je cherche à comprendre comment est "fabriqué" le prix de l'essence. Le premier critère est le prix du baril de pétrole. Que ce soit le Brent ou le Light Crude Oil finalement peu importe car nous sommes là en face du même phénomène : nous avons un prix exprimé en dollars. Par exemple 105$ le Brent ou 98$ le light crude oil. 
Deuxième élément d'importance, le taux de change entre Euro et Dollar. Pour reprendre mon exemple, payer un baril 115$ avec un Euro valant 1.21 dollars revient à payer un baril 98$ quand l'Euro est à 1.42 dollars. Ce que je veux démontrer ici est que c'est une relation affine qui lie le prix du baril et le taux de change. 
Une fois ajouté les taxes - qui bien que complexes ne restent qu'un pourcentage du prix - il reste encore les fameuses marges. Elles sont connues depuis peu puisque Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip),l'a annoncé lui-même : "Du raffinage à la distribution, les marges du secteur ne sont que de 20 centimes par litre et d'un centime seulement pour la distribution". 
Grâce à cette précieuse indication nous savons qu'il y a 21 centimes de marge par litre d'essence. Cette marge est-elle elle même fixe ou proportionnelle au prix de l'essence à la pompe nous ne le savons pas, mais imaginons qu'elle soit fixe. Nous avons alors entre les mains tous les éléments pour calculer le prix de l'essence puisque nous en connaissons toutes les variables : le prix du baril, le taux de change Euro/Dollar, les 21 centimes de marges et une constante T représentant la part de l'Etat (TIPP). On voit surtout que ce qui devrait faire évoluer le prix à la pompe est uniquement et seulement l'évolution du ratio en prix du baril et taux de change Euro/Dollar. Les autres valeurs étant des constantes elles peuvent disparaître de la formule. 
Or il est impossible de mettre en équation cette fameuse formule qui permettrait non seulement de retrouver comment le prix a été calculé mais qui autoriserait à tout consommateur de calculer lui-même le futur prix en fonction de l'évolution des paramètres en question. Comme je l'ai dit dans un précédent billet sur le sujet "Le prix semble sorti tout droit d'une loterie où le consommateur est perdant à tous les coups... ".
Gageons que la commission chargée de ce dossier arrivera à la même conclusion que moi.

11:49 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essence, pétrole, prix, pompe

 
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