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21/04/2010

Ce cher nuage

Je savais bien que le Nuage allait me faire revenir sur ce blog(1), mais je ne savais pas encore par quel biais. C'est la très sérieuse IATA qui m'a fait bondir de mon siège (2). Dans un communiqué dont la rapidité n'a d'égal que l'empressement à faire pleurer sur un secteur en crise (sic), il est annoncé que cette histoire de cendres volcaniques a couté 1,7 milliard de dollars. Je vois que le chiffre est asséné de telle manière qu'il n'est ni conteté, ni contestable.
Je note surtout - qu'une fois encore - ce secteur aérien est décidément très très fragile, et qu'il lui faut bien peu pour être en difficulté. Comme quoi le "modèle économique" est sans doute à revoir...

(1) Alimenté irrégulièrement pour cause de campagne électorale, puis pour cause de programme professionnel trop chargé. Ma récente inscription à Facebook y est aussi pour beaucoup, je dois avouer...

(2) Qui n'est pas un siège d'avion, je précise...

18:58 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nuage, aérien

20/03/2010

Adieu, mon lycée

Je l'ai appris par hasard, le lycée où j'ai étudié n'existe plus. Je n'y était pas spécialement attaché, et ma dernière visite remonte à presque 30 ans (!) mais cette annonce m'a tout de même touché.
Je me suis aussitôt fait cette réflexion que décidément, l'inégalité se creuse de plus en plus face à l'éducation. Non content de devoir être au bon endroit pour étudier dans les meilleures conditions possibles, il faut désormais compter avec le fait que le lycée est éphémère. Car enfin, celles et ceux qui étudient en ce moment à Paris au Lycée Montaigne ou Chaptal, à Toulouse au Lycée Pierre de Fermat ne risquent pas dans 30 ans de voir ce pan de leur histoire personnelle disparaître. La perennité d'un lycée est aussi proportionnelle à sa réputation, il faudra s'y faire. En plein débat autour des régions - et puisque la construction des lycées relève de leur compétence - je finis par me demander si ce n'est pas pour des raisons avant tout d'ordre politique que cette opération a eu lieu(1). Car dans mon souvenir mon lycée,  sans être exemplaire en ce domaine n'était pas vétuste, loin de là. Je dois donc en déduire qu'il s'est si fortement dégradé depuis mon départ qu'il en devenait dangereux pour les élèves et les enseignants. Mon avis est hélas bien différent et je me demande si le but de l'opération n'était pas de distribuer des marchés publics à tout prix...


(1) Préciser ici qu'un lycée tout neuf est sorti de terre à 500 mètres à peine de mon ancien Lycée. Au passage Romain Rolland a laissé la place à Lucie Aubrac.

01/03/2010

Deux choses à changer pour les prochains J.O.

Bon je vous concède volontiers que ce n'est pas le plus urgent à faire, mais je veux livrer ici ce que je voudrais voir changer lors des prochains Jeux Olympiques. Tout d'abord le protocole de remise des médailles, qu'il faudrait remettre à l'endroit. En effet pourquoi annoncer le troisième avant le premier ? Pour garder le meilleur pour la fin ? Pour ma part je préfère dire qu'à tout seigneur tout honneur ! Sans compter qu'avec le protocole actuel le premier passe moins de temps sur le podium que le troisième, et qu'en conséquence il savoure moins longtemps sa joie d'avoir gagné...
Ce que je voudrais également voir changer concerne la médaille en elle-même. Les organisateurs économiseraient en budget en faisant des médailles rondes, classiques et sans fioritures. Celles de Vancouver avaient un coté tordu design(1) qui à n'en a pas douter a coûté un supplément dont on aurait pu aisément se passer. Le poids d'or, d'argent ou de bronze de la médaille devrait suffire ici, d'autant que çela fait bien longtemps que cette pièce de métal est devenue un simple symbole de la victoire, et non le prix même de cette victoire. Rendez-vous est donc pris à Londres pour voir si mes suggestions seront suivies d'effet.

(1) Les spécialistes retrouveront sans peine pour quels Jeux Olympiques les trois premiers recevaient une médaille percée d'un trou au milieu...

28/02/2010

Vous voyez ce que je ne vois pas ?

Le séisme qui vient de frapper au Chili a généré un raz-de-marée(1). Le journal "Le Monde" de ce jour relaie une vidéo censée montrer le phénomène. Mais ou bien ce n'est pas la bonne vidéo, ou bien j'ai du mal à ouvrir les yeux en ce dimanche matin, mais point de vague géante sur mon écran d'ordinateur. Pourtant le texte accompagnant l'image est on ne peut plus clair : "Sur ces images, on voit la mer se retirer, juste avant l'arrivée des vagues de tsunami qui créent un phénomène d'aspiration de l'eau."
Mais j'ai beau me passer et me repasser ces images en boucle façon CNN, je ne vois ni la mer se retirer, ni les "vagues de tsunami" promis par le texte, ni encore moins le "phénomène d'aspiration de l'eau". Et vous, voyez-vous ce que je ne vois pas ?

J'en profite pour égratigner au passage les scientifiques qui feraient bien d'affiner leur modèle de calcul de hauteur de vague afin de ne pas annoncer 2 mètres quand c'est en réalité la moitié qui survient : "Les scientifiques craignaient des vagues jusqu'à 2 mètres de haut à Hawaï. Elles furent finalement deux fois moins [haute], après le séisme du samedi 27 février au Chili".

(1) Je fais partie de ceux qui estiment que le terme "tsunami" devrait être réservé pour les raz-de-marée se produisant au Japon.

11:18 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : séisme, chili, hawaï, tsunami

21/02/2010

Relancer le débat

(Billet publié une première fois sur ce blog le 1er janvier 2010, et réactualisé chaque fois que je le décide...)

La vitesse à laquelle une actualité chasse l'autre ne cesse d'augmenter. Et parfois un lien est fait avec une actualité précédente, voire ancienne. Alors le journaliste va décréter : "Ceci relance le débat sur ...". Vous ne me croyez pas ? Une tentative d'attentat ratée dans un avion relance le débat sur la sécurité dans les aéroports, une fusillade en Finlande relance le débat sur la législation des armes à feux dans ce pays, la vaccination de toute une population contre la grippe A(H1N1) relance le débat sur les risques encourrus. Voici pour ces derniers jours. Quand l'actualité et l'émotion commandent à la législation, ce ne peut pas être bénéfique pour la société. Sur ce point je suis en total accord avec François Bayrou qui lors de ses voeux à la presse avait non seulement raison à propos du passé, mais aussi à propos du futur : "On prend des décisions, parfois pour le 20 heures du jour même". Nul doute que nous aurons très l'occasion de relancer le débat...

Complément du 9 janvier 2010

Il n'aura pas fallu longtemps hélas pour compléter mon billet, et c'est un fait divers qui aujourd'hui relance le débat sur la sanctuarisation de l'école.

Complément du 21 février 2010

Une fois de plus un débat est relancé après un fait divers, ce coup-ci à propos des prisons.

Complément du 1er  mars 2010

Une fois de plus un débat est relancé après la tragique tempête qui a frappé la France ce week-end. J'ose croire que c'est hélas un mal nécessaire...

 

10:00 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, débat, bayrou

 
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