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02/11/2009

Pourquoi il ne faudrait plus jamais dire "lutter contre le réchauffement climatique"

Je sais que le titre de ce billet peut sembler gratuitement provocateur. Pourtant ce n'est pas le but recherché, et il a plutôt vocation didactique d'éclairer le lecteur sur un point qui me semble fondamental. Toute la planète est maintenant au courant des menaces qui pèsent sur l'avenir climatique de notre bonne vieille Terre. Il n'est plus possible de l'ignorer. Les études succèdent aux constats, les politiques prennent des engagements plus ou moins fermes à plus ou moins long terme, on attribue le prix Nobel de la Paix au GIEC, mais personne encore n'a remarqué le glissement sémantique qui s'est opéré avec le temps. On ne devrait pourtant jamais parler de lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire systématiquement préciser lutte contre les effets de l'homme sur le climat. Car enfin c'est bien de cela qu'il s'agit et pas d'autre chose : Quelles que soient les activités humaines en cours, ces dernières ne devraient avoir aucune influence sur le climat actuel ou futur de la planète. A l'opposé, le climat lui n'a jamais cessé d'évoluer, soit en réchauffant la Terre, soit en la refroidissant. Il se trouve que nous sommes à une période où la tendance est au réchauffement. Et alors de deux choses l'une : ou bien l'Homme influe sur ce réchauffement actuel, ou bien il n'influe pas. Dans ce dernier cas il faut au contraire ne rien faire. Il serait en effet bien paradoxal - au motif de "lutter contre le réchauffement climatique" - de chercher à contrer une tendance somme toute naturelle... 
L'autre idée qui me vient en tête est que précisément, l'influence de l'Homme au travers des émissions de gaz à effet de serre est quasiment démontrée pour l'avenir, mais beaucoup moins pour le passé. Si tel était le cas, on devrait être capable de répondre précisément à la seule question qui vaille en ce moment : à partir de quelle quantité de CO2 émise dans l'atmosphère l'influence sur le climat ne peut-il plus être ignoré ? Et si on ne sait pas répondre à cette première interrogation, comment alors séparer dans le réchauffement futur de la Terre promis par le GIEC, ce qui appartient à la Nature de ce qui appartient à l'Homme ? Est-ce à dire que sans tout ce CO2 que nous envoyons dans l'atmosphère la Terre se refroidirait ?
Là où je veux en venir est que tous les travaux et les débats sont orientés vers un seul objectif : "lutter contre le réchauffement climatique". Mais quel objectif cherche t-on vraiment à atteindre ? Empêcher coûte que coûte la Terre de se réchauffer ? Ou encore enfermer la Terre dans un climat statique, où l'hiver de l'année n serait le même que l'hiver de l'année n-1 ? Enfin, et cette remarque n'est pas de moi, le climat que nous connaissons en ce moment est-il le meilleur possible pour la Terre ? Avec en corollaire cette question ultime auquel je n'ai pas de réponse : quel est le climat idéal de la Terre ? Avouez que ce serait une sacré coïncidence si la réponse était : "le climat idéal de la Terre est le climat tel qu'il a existé au cours du XXème siècle". C'est pourtant l'impression qu'on a en ce moment : "C'était mieux avant, alors il ne faudrait pas que ça change."
Quelles sont les conséquences de cette forme nouvelle forme de métonymie ? A vouloir raccourcir le propos pour le simplifier à l'extrême on en a oublié l'essentiel : l'Homme et son influence - supposée ou réelle - sur le climat. Retenez donc que si c'est votre combat(1), il ne doit pas être contre le réchauffement climatique, mais pour que la présence de l'Homme sur Terre n'ait aucune influence sur le climat. Nuance(2).

(1) Vous avez sans doute compris que ce n'est pas le mien.
(2) Combien de fois lit-on "lutter contre le réchauffement climatique" comme s'il s'agissait d'empêcher réellement la Terre de se réchauffer ?

22/10/2009

L'EPAD sans Jean Sarkozy à sa tête

Pourquoi ne pas l'écrire, c'est avec soulagement et satisfaction que j'ai accueilli l'annonce par Jean Sarkozy de renoncer à la présidence de l'EPAD en décembre prochain. Soulagement car la perspective de le voir à la tête d'un établissement public me contrariait, et pas que moi d'ailleurs ; satisfaction de voir que mon souhait pour le coup de ne pas le voir à la tête d'un établissement public sera réalité. 
En dépit de son argumentation, je persiste à penser qu'il fait bel et bien machine arrière. La désinformation ou la manipulation ne devraient pas stopper l'homme d'action lorsque ce dernier a la conviction de son bon droit. Ce n'est donc pas cet argument qui aura fait renoncer Jean Sarkozy à son projet. Si je devais avancer une explication à chaud - après tout au moment où je tape ces lignes l'interview est terminée depuis 10 minutes à peine - c'est plus prosaïquement que je crois à un retrait stratégique. Jean Sarkozy a largement les moyens de ses ambitions politiques. Nous le reverrons donc dans quelques années, soit briguer la tête du département des Hauts-de-Seine, soit plutôt s'orienter vers un mandat de député. 
Cette polémique aura tout de même fait une victime collatérale : L'EPAD et sa future entité, l'EPADSA. Ce qui devait se tramer dans une discrétion de bon aloi est apparue au grand jour. Et c'est sans doute pour que l'Etablissement Public d'Aménagement de la Défense retrouve au plus vite un anonymat qu'il n'aurait jamais dû quitter que la décision a été prise de ne pas faire de Jean Sarkozy le prochain président de l'EPAD.

20:38 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : jean sarkozy, epad, la défense

16/10/2009

A chacun son EPAD

Allez, à chacun son EPAD puisque la Défense en possède un. EPAD est l'acronyme de :

Etablissement

Public

d'Aménagement

de la Défense

Donc parler de l'EPAD de la Défense comme s'il en existait d'autres est un pléonasme. Après népotisme, c'est fou comme cette polémique enrichit notre vocabulaire quotidien. Ca change du buzz en tout cas !

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16:01 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : epad, jean sarkozy, népotisme

14/10/2009

Un fauteuil pour deux

La récente polémique autour de la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD me fait immédiatement penser à cette comédie, "un fauteuil pour deux"(1). Celui qui a tout, bonne naissance, bonne filiation, avenir tout tracé ou presque, doit-il nécessairement faire aussi bien, voire mieux, que n'importe qui d'autre installé dans les mêmes fonctions ? Je ne parle pas ici de prendre le premier quidam dans la rue et de le bombarder Président de l'EPAD - avec les avantages que la fonction procure - non, je parle plus modestement de ceux qui connaissent déjà les rouages de cet établissement, qui sont déjà au conseil d'administration et qui peuvent argumenter de leur position présente pour proposer leur candidature. Le cas est assez nouveau en France et il est rare que le fils soit "aidé"(2) de cette manière par le père. Mais enfin, piston ou pas piston, on ne peut que sourciller à l'idée de voir le fils légitime du Président de la République en exercice prendre les commandes d'un établissement public de cette ampleur. C'est au moins l'occasion de regarder dans le dictionnaire ce que népotisme veut dire. Chacun se forgera ensuite son opinion(3).

(1) De la même manière qu'on a les références cinématographiques qu'on peut, on a les héros qu'on mérite...
(2) En vertu de la présomption d'innocence et en l'absence de preuves formelles, rien ne permet à ce jour d'affirmer que le père aide le fils. Le doute doit toujours bénéficier à l'accusé.
(3) La mienne est faite.

Complément du 14 octobre 2009

On a aujourd'hui un faisceau d'indices en faveur d'un favoritisme, et d'un calcul politique ayant pour résultat la présidence de l'EPAD pour Jean Sarkozy. Primo, le decret non signé autorisant le dépassament d'age (ce qui force Patrick Devedjian à quitter le poste). Secundo la démission - pour le moins opportune d'un des membres du conseil d'administration. Tercio, la prochaine nomination - par le Président de la République - dudit membre au Conseil Economique et Social. La parole est désormais à la défense.

16:20 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : jean sarkozy, epad, la défense

01/10/2009

Les retraites en retrait

Vous l'avez sans doute oublié, pas moi ! Oui vous avez sans doute oublié qu'au Congrès de Versailles, Nicolas Sarkozy a évoqué une énième réforme des retraites : "Les partenaires sociaux y seront associés. J’en parlerai avec eux dès le premier juillet. (...). Pendant trois mois nous en discuterons tous ensemble. Les décisions ne seront prises qu’au terme de ce débat."

Trois mois ont passé. Vous n'avez pas pu échapper à ces réunions, ces comptes-rendus, ces débats et ces analyses qui ont passionné la France entière cet été. Ah, vous ne vous rappelez pas ? Trop tard hélas, la période est passé et les décisions sont prises, puisque le débat est arrivé à son terme. Vous ne savez toujours pas de quoi nos retraites seront faites demain ? Rassurez-vous mois non plus. Bon, ce n'est pas bien grave ceci dit. Que par contre gouvernement et partenaires sociaux n'en savent guère plus est bien plus inquiétant.

 
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