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14/10/2009

Un fauteuil pour deux

La récente polémique autour de la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD me fait immédiatement penser à cette comédie, "un fauteuil pour deux"(1). Celui qui a tout, bonne naissance, bonne filiation, avenir tout tracé ou presque, doit-il nécessairement faire aussi bien, voire mieux, que n'importe qui d'autre installé dans les mêmes fonctions ? Je ne parle pas ici de prendre le premier quidam dans la rue et de le bombarder Président de l'EPAD - avec les avantages que la fonction procure - non, je parle plus modestement de ceux qui connaissent déjà les rouages de cet établissement, qui sont déjà au conseil d'administration et qui peuvent argumenter de leur position présente pour proposer leur candidature. Le cas est assez nouveau en France et il est rare que le fils soit "aidé"(2) de cette manière par le père. Mais enfin, piston ou pas piston, on ne peut que sourciller à l'idée de voir le fils légitime du Président de la République en exercice prendre les commandes d'un établissement public de cette ampleur. C'est au moins l'occasion de regarder dans le dictionnaire ce que népotisme veut dire. Chacun se forgera ensuite son opinion(3).

(1) De la même manière qu'on a les références cinématographiques qu'on peut, on a les héros qu'on mérite...
(2) En vertu de la présomption d'innocence et en l'absence de preuves formelles, rien ne permet à ce jour d'affirmer que le père aide le fils. Le doute doit toujours bénéficier à l'accusé.
(3) La mienne est faite.

Complément du 14 octobre 2009

On a aujourd'hui un faisceau d'indices en faveur d'un favoritisme, et d'un calcul politique ayant pour résultat la présidence de l'EPAD pour Jean Sarkozy. Primo, le decret non signé autorisant le dépassament d'age (ce qui force Patrick Devedjian à quitter le poste). Secundo la démission - pour le moins opportune d'un des membres du conseil d'administration. Tercio, la prochaine nomination - par le Président de la République - dudit membre au Conseil Economique et Social. La parole est désormais à la défense.

16:20 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : jean sarkozy, epad, la défense

01/10/2009

Les retraites en retrait

Vous l'avez sans doute oublié, pas moi ! Oui vous avez sans doute oublié qu'au Congrès de Versailles, Nicolas Sarkozy a évoqué une énième réforme des retraites : "Les partenaires sociaux y seront associés. J’en parlerai avec eux dès le premier juillet. (...). Pendant trois mois nous en discuterons tous ensemble. Les décisions ne seront prises qu’au terme de ce débat."

Trois mois ont passé. Vous n'avez pas pu échapper à ces réunions, ces comptes-rendus, ces débats et ces analyses qui ont passionné la France entière cet été. Ah, vous ne vous rappelez pas ? Trop tard hélas, la période est passé et les décisions sont prises, puisque le débat est arrivé à son terme. Vous ne savez toujours pas de quoi nos retraites seront faites demain ? Rassurez-vous mois non plus. Bon, ce n'est pas bien grave ceci dit. Que par contre gouvernement et partenaires sociaux n'en savent guère plus est bien plus inquiétant.

29/09/2009

De l'inutilité de la Taxe Carbone

Au risque de revenir un peu tard sur cette contribution climat-énergie taxe carbone, je veux tenter de démontrer rapidement pourquoi elle est inutile. Jean-Louis Borloo m'a d'ailleurs bien aidé puisque lors de l'interview qu'il a donné sur Europe 1 le 23 septembre dernier, il a cité des chiffres. Apprenez donc que la Chine, avec ses 1 milliard 300 millions d'habitants, émet 3 Tonnes de CO2 par an et par habitant, la France 8, l'Europe 12 et les Etats-Unis 24. Direction le tableur maintenant et regardons les proportions : cela donne 43% pour les Etats-Unis, 31% pour l'Europe, 23% pour la Chine, et seulement 3% pour la France, à supposer qu'il y ait là toute la planète. Mais nous sommes déjà près de 6 milliards 800 millions sur cette Terre. Quand bien même nous stopperions toute émission de CO2 sur l'ensemble du territoire, cela ne servirait à rien d'un point de vue climatique(1). Alors pour démontrer son utilité, la taxe carbone devra oublier tout argumentaire autour du CO2. Ce n'est pas là le moindre des paradoxes.

(1) Puisque les tenants du réchauffement anthropique font de la relation entre température et CO2 le point de départ de leur théorie.

20/09/2009

Quand on ne sait pas dessiner, on écrit

Comme je regrette aujourd'hui(1) de ne pas savoir dessiner. J'aurais égayé ce blog d'un dessin humoristique, du féroce actualité façon Plantu. Imaginez la scène : Après les inondations de Sainte-Maxime, le ministre de l'Intérieur - Brice Hortefeux - est dans une barque au milieu d'une rue inondée. A ses côtés un officiel, maire ou préfet. Le ministre échange avec celui-ci(2) : "Quand il pleut un peu ça va, c'est quand il pleut trop qu'il y a des problèmes." A vos crayons !

 

(1) Seulement aujourd'hui, les autres jours je ne regrette pas...

(2) ou celle-ci. Comme souvent signalé sur ce blog, le féminin est ici implicite.

     

     

    18/09/2009

    Deux passagers qui changent tout

    Selon un article paru dans la presse (très) spécialisée de ce jour, le trafic passagers d'Aéroports de Paris a encore reculé en Août 2009. On nous précise que la baisse est de 4,5% pour Charles de Gaulle et 1,1% pour Orly. Au-delà des chiffres, ce qui m'étonne le plus ici est l'importance de chaque passager. Tout porte à croire que le modèle économique dans lequel nous vivons est si fragile qu'une baisse de 1,1% est ressentie comme un effet direct de la crise.
    2 400 000 passagers à Orly et tout va bien ; mais avec 2 373 600 passagers soudain tout va mal...
    Le meilleur si j'ose dire est pour la dernière phrase de l'article, que je vous livre ici in extenso : "Le taux de remplissage des avions est tombé à 80,6% contre 78,99% en août 2008". Non je n'ai pas fait de fautes en recopiant, le remplissage des avions est en hausse ! A moins bien sûr que ce ne soit qu'une regrettable coquille, et qu'il faille lire que le taux a reculé à 78,99% contre 80,6% l'an passé. Mais alors on déduit que si deux passagers vous manquent, tout l'avion est dépeuplé...(1)


    (1) Désolé d'insister, mais si la viabilité de l'économie du secteur aérien dépend de deux passagers en plus ou en moins dans un avion, c'est qu'il y a véritablement un problème quelque part...

    18:19 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aéroports, orly, roissy, passagers

     
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