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10/09/2009

Ah ! Si j’étais Président de la République

Qui n’a pas un jour entendu ou prononcé cette phrase ? Elle est habituellement suivie d’un « je ferais comme ci ... » ou bien « je ferais comme ça... », ou bien du plus subtil « je ne ferais pas ça comme ça... ». Depuis quelques jours je me pose aussi la question, mais pas en ces termes. Non je préfère m’interroger sur le thème « Ah ! Si j’étais Président de la République, quel type de président serais-je ? ». J’ai décliné ici quelques situations types.

L’état de grâce
Bien entendu si j’étais Président de la République(1) c’est que j’aurais été élu. Je bénéficierais donc de l’état de grâce. Outre la volupté d’en jouir les premiers jours, m’empresserais-je de passer un maximum de lois et décrets en un minimum de temps ? Je ne le pense pas. J’imagine plutôt que je mettrais en pratique l’idée phare, la mesure choc qui aura emporté l’adhésion des électeurs sur mon nom. Longuement expliquée durant la campagne, cette proposition serait non seulement utile au pays mais encore rapide à mettre en oeuvre et facile à évaluer.

Les Symboles
Il en faut. Le premier d’entre eux serait ma volonté de simplifier le protocole. Pas toujours facile j’imagine, mais enfin je m’y efforcerais. L’autre serait - enfin ! - la transparence la plus complète dans le train de vie de l’Etat en général et celui de l’Elysée en particulier. Parenthèse pour préciser qu’il y a sans doute des marges, et réduire de 25% le budget de l’Elysée me semble un objectif tenable, et ce sans porter atteinte ni à la fonction ni à la sécurité du premier personnage de l’Etat que je serais devenu. Enfin, un autre symbole fort serait sans doute ma première visite en "province", pour la ville où j’ai passé 17 ans de ma vie(2). 

La Diplomatie
Serais-je bon diplomate ? C’est vrai qu’il est difficile, "l’art de faire durer les carreaux fêlés" selon l’expression - savoureuse mais sans doute apocryphe - du Général de Gaulle. On me verrait vite à mon aise lors des sommets, après quelques atermoiements somme tout légitimes. Bien que n’étant pas orateur-né mes discours auraient tout de même une certaine portée, sans doute à cause de mon habitude de faire d’abord écrire le discours par un énarque(3) avant d’en réécrire un bon tiers avant de le prononcer...

Les cérémonies officielles
Service minimum ici. Pas de nouveautés et même une certaine régression puisque ne reprenant pas cette nouvelle habitude de faire des discours à ces occasions. Mais je tenterais bien de remplacer sur la forme l’interview télévisée du 14 Juillet. Je voudrais bien la transformer en une conférence de presse, histoire de permettre à un maximum de journalistes de m’interroger. 12 journalistes, deux questions pour chacun d’entre eux (mais sans droit de suite...) est une idée que je mettrais en pratique, au moins la première fois.

Les inaugurations
Ce ne sera pas non plus un des plus grands moments de mon quinquennat. Ce sera visible au Salon de l’Agriculture par exemple, où je pense consacrer bien moins de temps que certains, ne serait-ce qu’à cause de mon habitude de ne jamais goûter aux dégustations que l’on me proposerait(4).

Les vacances
Démagogie ? Pragmatisme ? Je laisserais volontiers les journalistes et les chroniqueurs en débattre puisque je ne ferais usage que des installations mises à ma disposition par l’Etat. Dit autrement, je serais souvent au Fort de Brégançon. Au programme détente, un peu de sport (très peu certes, mais sport quand même), beaucoup de repos, et baignades l’été. Par extension pas de prolongations des séjours officiels à l’étranger par des visites privées. Mes sorties culturelles seront incluses dans l’agenda officiel ou n’existeront pas.

Les visiteurs de l’Elysée
Ce serait là un trait original de mon quinquennat, ma lubie manie de recevoir intellectuels et scientifiques à tout bout de champ. Du coup ces derniers m’en voudraient moins d’avoir fusionné le ministère de la recherche dans celui de l’Education Nationale(5). Mes déjeuners et dîners prendraient vite l’allure de ces salons si chers au Siècle des Lumières. Est-ce que pour autant cela fera une "présidence éclairée" ? Aux électeurs d’en juger.

Les sondages
Balayés d’un revers de main en début de mandat, j’ai bien peur d’en tenir de plus en plus compte sous la pression de mes conseillers. Et ce d’autant plus que les prochaines élections seront proches...

La vie privée
Il y aurait peu à dire, car celle-ci serait sans doute sacrifiée sur l’autel de mon mandat. Ce sera là un sujet de livre pour journaliste enquêteur, pour après mon quinquennat(6).

Le premier "couac" avec les français
Il aura lieu lors de la mise en place d’une "grande réforme". Alors sera-ce à propos de l’hôpital, des retraites, de la sécurité sociale ou des impôts ? Le choix est vaste, hélas. J’exclu des soucis avec l’éducation nationale ou la justice, puisque les deux ministres respectifs auront été choisi en commun accord avec l’opposition.

Le "buzz"
J’ai horreur du mot, mais puisqu'il est à la mode, prenons-le. Il sera - hélas pour moi ! - à l’occasion d’un important sommet, et sera sans doute une bourde protocolaire filmée par le monde entier... Mais pour savoir laquelle, élisez-moi !




(1) Bien que voulant rester à tout prix anonyme c’est ici un aveu implicite sur mon sexe...
(2) Anonymat encore, je ne dirais rien de plus.
(3) Hein, mais non je n’ai pas précisé qu’il devra savoir écrire !
(4) N’y voyez pas là le fait que je me soucie de ma santé, mais plus prosaïquement le fait que j’ai horreur de ça.
(5) Non, pas même un secrétariat d’Etat. Rien du tout !
(6) Oui je me présenterais pour un second mandat, et non je ne pense pas être réélu.

30/08/2009

Football : Le tirage sans le sort

Le tirage au sort cette semaine des groupes de la Ligue des Champions a permis de mettre au jour un point du règlement qui jusqu'à présent était resté dans l'ombre : Deux clubs français à forte audience ne doivent pas jouer le même soir. Il a donc fallu tricher avec le sort, et l'aider un peu afin que Marseille et Lyon ne jouent pas en même temps, quitte à réduire à néant les espoirs du club phocéen d'accéder aux 8ème de finales au sortir des matches de poules(1). 
Aux articles que l'on peut lire ici ou , il faut ajouter que ce n'est que la suite d'un long processus, engagé lorsque la Coupe d'Europe des Clubs Champions a fait place à la Champion's League(c). Fini les matches à élimination, parfois directs. Terminé les déplacement périlleux aux îles Féroés ou en Bulgarie après un 0-0 surprise à domicile(2). Place aux poules, qui garantissent 5 matches télévisés et surtout réduisent la part de hasard quant aux clubs qualifiés. Le comble étant atteint lorsqu'on sait que de toute manière les éliminés seront reversés en coupe de l'UEFA. Ne nous y trompons pas, cette disposition n'est pas là pour aider les perdants, mais bel et bien pour soutenir les clubs "forts", qui ont ainsi une seconde chance de sauver leur saison. Bref cette année le tirage a bien eu lieu, mais sans le sort qui doit logiquement l'accompagner. La glorieuse incertitude n'existe plus, remplacée qu'elle est désormais par l'appât du gain télévisé(3).

(1) Cette phrase pourrait laisser croire que je suis un supporter du club de Marseille. Je précise ici que non.
(2) On me corrigera si nécessaire, mais je crois bien me rappeler qu'au départ les premiers tours étaient  joués sur un seul match. Sous la pression des "gros" on institua alors le concept de matches aller et retour.
(3) Je veux bien vous le concéder, je regarde des matches de Champion's League à la télévision. Mais jamais les matches de poules ; et lors des matches à élimination seulement le "retour".

28/08/2009

A quel JT ces titres ?

Allez comme c'est la fin des vacances, un petit quizz pour terminer le mois : A qui sont ces titres qui ont constitué - dans l'ordre ! - le fil d'un JT national ?
1er sujet : L'histoire de cette jeune femme, enlevée, séquestrée et violée durant 18ans.
2ème sujet : Rappel de précédentes affaires, y compris des affaires d'inceste dont j'ai eu du mal à comprendre l'utilisation du mot "enlèvement". Mais après tout ce n'est pas moi le journaliste...
3ème sujet : Retour du franco-mauritien après avoir effectué 4 mois de prison en turquie. Le journaliste affirme que l'homme fraichement libéré a été détenu avec des violeurs, des meurtriers et des trafiquants de drogues. Par quel source d'information peut-il le savoir ? Mais après tout ce n'est pas moi le journaliste...
4ème sujet : Une patiente de l'hopital de Metz retrouvée morte après 8 jours. Elle a probablement chuté dans un conduit d'aération...
5ème sujet : Rediffusion du sujet aux pieds sanguinolents. Il faut croire que cette histoire a "cartonné" la veille au soir, car elle est reprise très largement sans ajouter aucune information nouvelle. Peut-être s'est-il glissé de nouvelles images des pieds, mais tres honnêtement je n'ai pas eu le courage de comparer les deux reportages...
6ème sujet : Une boite noire de l'avion de la Yemenia AirLine qui s'est écrasé au large des comores a été retrouvé.
7ème sujet : Les incendies de forêt en Californie. Classique, mais toujours spectaculaire, oserais-je dire.
8ème sujet : Hommage à Ted Kennedy. C'est vrai que ça manquait de "people" jusqu'à présent.
Tout cela diffusé en 10 minutes. Je passe sur la suite du JT en question, dont les sujets ne présentent aucun intérêt. Je ne fais pas faire durer le suspens plus longtemps, c'était là le "conducteur" du journal télévisé du 13 heures de France 2, une chaîne du groupe France Télévisions. J'ai du mal à suivre la ligne éditoriale du JT, surtout venant d'une chaine - et d'un groupe - qui officiellement n'a plus besoin de courir après l'audience. Les sujets les plus "trash" y passent en Une, avec une désinvolture digne d'une chaine aux capitaux privés. Mais finalement peut-être est-ce moi qui attend trop du JT du service public...

23:19 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision

La curieuse remontée du titre TF1

J'ai beau être encore en vacances, je n'en ai pas moins remarqué que le titre TF1 a fait en bourse de Paris un bond spectaculaire depuis quelques mois. Vous vous souvenez sans doute qu'au premier trimestre de cette année l'entreprise était plus que moribonde économiquement : plombée par des résultats en berne, attaquée par les chaînes de la TNT, boudée par les publicitaires et le public, minée par des querelles internes, la chaine du "mieux disant culturel" faisait pitié à voir, à défaut d'être regardée. Ne manquait plus à l'appel que des rumeurs de rachat pour terminer de noircir le tableau. Avouez que tout cela ne donnerait pas envie à un trader - même mauvais - de conseiller d'acheter du TF1 à sa clientèle. Il faut croire pourtant que c'est ce qu'il fallait faire, car tout cela n'est plus aujourd'hui qu'un mauvais souvenir. Depuis le plus bas à 5.15 Euros à la mi-mars, l'action est remontée en flèche et côte en ce moment aux alentours de 11 euros, soit plus de 100% de hausse en 5 mois. Pas mal pour une entreprise qui n'a depuis fait aucune annonce d'envergure, pas plus qu'elle n'a annoncée un quelconque bénéfice. Alors par quel miracle l'entreprise TF1 en est-elle arrivée là ? Ce n'est quand même pas les 200 millions (sic) de vidéos de Secret Story vues sur Internet qui ont déclenché cet engouement pour l'action ? Ce n'est quand même pas non plus le retour si attendu (re-sic) de la Roue de la Fortune(1) ? La vérité est sans doute ailleurs, mais hélas je ne la détiens pas. Tout au plus puis-je modestement inciter l'AMF à ouvrir une enquête sur cette curieuse remontée. Appel qui ne sera pas entendu, au moins de cela je suis certain.

(1) Encore que cette roue tourne bien pour quelques-uns mais ne nous dispersons pas...

09:54 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tf1, action, bourse, amf, télévision

24/08/2009

Natalité, vitalité, comptage

Les chiffres sont là, jamais la natalité n'a été aussi bonne qu'en 2008. Bien que cela démontre la bonne santé de nos compatriotes masculins (!), je reste étonné qu'un tel chiffre ne soit révélé calculé qu'aujourd'hui. Car en théorie il n'y a rien de plus simple, et ce comptage là devrait être connu dès les premiers jours de janvier.

Pour commencer la déclaration de grossesse est obligatoire dans notre pays, ce qui - hors avortement ou décès in utero - doit déjà permettre une évaluation assez précise du nombre de naissances attendues. Et au bout de la chaîne se trouve la déclaration de naissance, qui doit se faire dans les 72 heures. Ces deux éléments sont informatisés, donc accessible à un comptage en quasi temps réel. Dit autrement, tout est terminé dès le 3 janvier au soir. Sans aller jusqu'à réclamer que cela soit rendu public disons le 5, je suis bien curieux de savoir par quel tour de passe passe statistico-mathématique il faille attendre la fin du mois d'Août pour connaître le nombre de bébés nés durant l'année précédente.
Dans le même ordre d'idée, autant pousser la courbe un peu plus loin et en déduire pour les années suivantes le nombre de places en crèche. La statisitique par la géographique existe désormais depuis longtemps, et je ne vois là rien d'insurmontable à tout spécialiste - même moyennement doué - de la chose. Le monde de la maternité recèle décidément encore bien des secrets...

 
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