Avertir le modérateur

06/06/2008

La démocratie face à la barbarie

L'éditorial du journal "Le Monde" de ce jour se termine par cette phrase : « La démocratie ne peut combattre la barbarie en renonçant au droit. » Je m'interroge moi aussi, mais en ces termes : «  La démocratie doit-elle renonçer au droit pour combattre la barbarie ? ». Ou bien « Renoncer au droit est-il le prix à payer par la démocratie pour combattre la barbarie ? ».

On le voit, les interrogations ne manquent pas, et c'est là un sujet bien intéressant qui mérite débat. Pour ma part, sans me lancer dans une longue analyse qui ennuierait le lecteur, il n'y a aucun doute : la démocratie est une arme, et une arme diablement efficace contre la barbarie. Les américains, en créant Guantanamo et les "lois" qui tournent autour semblent l'avoir oublié. Le prix en sera payé devant l'Histoire, qui j'en suis convaincu, jugera sévèrement ce manquement à la Démocratie.

02/06/2008

Nouvelle rubrique

Mon dernier article de la rubrique actualité - et son complément - me fait réaliser qu'il manque une rubrique, une catégorie à mon blog. On pourrait l'intituler "je vous l'avais bien dit", mais je trouve cela trop long. Ma rubrique s'appelera donc "Bien vu !". Et je compte l'alimenter très rapidement.

20:25 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rubrique, blog

29/05/2008

Pirates en herbe

Vous l'avez sans doute entendu à la radio ou lu dans les journaux d'aujourd'hui, des jeunes gens soupçonnés d'être des pirates informatiques ont été interpellés et placés en garde à vue. Je ne me prononcerais pas sur le fond de l'affaire – ce n'est pas mon rôle ici – mais sur une phrase qui a retenu mon attention dans l'article du Figaro : "Jean-Pierre Alacchi, procureur de la République de Dijon, a précisé mercredi que certains hackers ont par ailleurs «inscrit de fausses données» et également commis des «escroqueries» en créant de «faux sites» leur permettant d'obtenir les coordonnées bancaires de personnes et de vider leurs comptes." (c'est moi qui souligne).
Je parle sans preuves, mais j'ai du mal à croire à cela. Le "phishing" existe sur Internet, je ne le nie pas. Mais je conteste fermement le fait que ces gens-là soient arrivés au but ultime qui consiste à "vider des comptes". Si cela se révélait exact, ce serait une première quasi mondiale, car jamais encore je n'ai lu que quelque part dans le monde un pirate informatique avait été arrêté et jugé pour un phishing "réussi".

 Complément

J'ai trouvé aujourd'hui 31 mai un article sur ce sujet, où l'affirmation est moins nette. Comme vous le lirez, les jeunes se sont seulement "essayés au phishing", mais sans pouvoir dire avec quel (in)succès. 

17:48 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pirates, informatique, phishing

27/05/2008

Délit de mensonge

Lors du débat parlementaire relatif au temps de parole du Président de la République, le député Noël Mamère a pris la parole justement, en ces termes : "(...) les chaînes télévisées - que les Français regardent entre trois heures et demie et quatre heures par jour - appartiennent à des groupes industriels dépendant des commandes de l'État : Bouygues, Lagardère, Bolloré, Vivendi.".
Si je ne peux pas me prononcer pour Bouygues, Lagardère ou Vivendi, je peux assurer les lecteurs de ce blog que c'est totalement faux pour le groupe Bolloré : Il ne dépend pas des commandes de l'Etat. D'une part parce que les secteurs d'activités de Bolloré ne sont pas régis par des marchés publics - ce qui au passage n'est pas le cas du BTP ou de la distribution de l'eau - et d'autre part parce que les marchés remportés par Bolloré représentent un volume si infime, qu'il en est grotesque de dire qu'il "en dépend". En tant qu'ancien journaliste Noël Mamère le sait très bien d'ailleurs. Il n'a ajouté le nom de Bolloré que pour allonger sa liste et amplifier son "effet". C'est raté.

17:50 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, mamère

15/05/2008

Vous répondrez bien à la question ?

Les séances de questions au gouvernement de l'Assemblée Nationale sont régulièrement l'occasion de passes d'armes, d'envolées lyriques, voire de chahut quasi organisé. Mais intéressons-nous plutôt au fond, c'est-à-dire aux questions telles que les députés les posent, et à la manière d'y répondre du gouvernement. Hier, Daniel Paul a interrogé Jean-Louis Borloo sur les tarifs du gaz. Je vous livre l'échange verbal tel que vous pouvez le lire dans le compte rendu officiel, duquel je n'ai retiré que les didascalies.

M. Daniel Paul  - " (...) En 2004, Nicolas Sarkozy s'était engagé à ne jamais privatiser GDF. Il n'a pas tenu parole. Son Gouvernement donne la priorité aux marchés financiers, au détriment des consommateurs et de l'intérêt du pays. Allez-vous mettre fin aux hausses du prix du gaz ? Allez-vous refuser la fin des tarifs réglementés ? Allez-vous revenir sur la privatisation de GDF ?"

M. Jean-Louis Borloo - "Oui, la France a besoin, dans la bataille cruciale qui a lieu alors que les ressources énergétiques sont si rares, d'avoir de puissants énergéticiens. C'est le sens de la fusion engagée... et nous le mènerons bien entendu à son terme. J'étais hier au forum international de l'énergie à Rome et il n'y a pas de doute que c'est le sujet du siècle, notamment les questions de la sécurité énergétique et de la croissance des coûts, due à la baisse des ressources fossiles. C'est pourquoi le Grenelle de l'environnement a prévu des investissements massifs, qui nous permettront d'améliorer notre performance énergétique et de réduire notre dépendance. C'est la bonne réponse. J'espère que vous serez au rendez-vous pour permettre à la France d'opérer sa mutation écologique, technologique et énergétique."

Que faut-il retenir de cela ? Que les questions sont simples et directes : "Allez-vous mettre fin aux hausses du prix du gaz ? Allez-vous refuser la fin des tarifs réglementés ? Allez-vous revenir sur la privatisation de GDF ?". Le ton employé, les mots choisis, le style, caractéristique d'une question de l'opposition, ne doit pas effrayer outre mesure. N'en déplaise à Jean-Louis Borloo, nous avons avec sa réponse une démonstration de langue de bois. En faisant de l'éxégèse - ce qui déjà démontre qu'il y a un sens caché à deviner derrière les mots prononcés - on a la réponse à une seule des trois questions posées : Non, le gouvernement ne reviendra pas sur la privatisation de GDF ("C'est le sens de la fusion engagée"). Pour le reste, il faut soit admettre de ne pas avoir de réponse, soit la reposer à la prochaine séance : "Allez-vous mettre fin aux hausses du prix du gaz ? Allez-vous refuser la fin des tarifs réglementés ?". On ne peut tout de même pas se contenter du "C'est la bonne réponse", prononcé comme une sentence... Je précise que je n'ai aucune sympathie pour les idées politiques de Daniel Paul, et que combattre les idéaux qu'il défend passe par des réponses franches à ses questions franches. Je regrette beaucoup que ce ne soit pas le cas à l'Assemblée Nationale.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu