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15/03/2008

Analyse critique du JT du 15 mars 2008 à 13h00, présenté par Claire Chazal

On a pu me reprocher d'avoir un blog trop marqué "anti-Claire Chazal", à cause de mes critiques de ses journaux télévisés. Je tiens à redire que je n'ai rien de personnel contre la personne. Je montre à chacun de mes billets les erreurs, les fautes professionnelles qui en d'autres lieux coûterait – sinon un licenciement – du moins un remplacement par quelqu'un de plus compétent. Prenons le journal télévisé de ce jour, que je ne voulais pas au départ analyser. Mais lors de l'annonce des titres, je n'ai pas pu m'empêcher de bondir, en voyant notre journaliste confondre les personnes sans-abris et celles menacées d'expulsion suite à la fin de la trève hivernale des expulsions locatives. Cela donne une perle très savoureuse, jugez plutôt : "Et puis une manifestation de soutien aux sans-abris à la veille de la fin de la trève hivernale des expulsions locatives".
Les autres sujets sont lancés sans erreur notable, puis arrive celui de la fin de la trève, où l'on retrouve la même erreur, en encore plus gros oserais-je dire : "On attend aussi diverses manifestations cet après-midi pour soutenir les sans-logis à la veille de la fin de la trève hivernale. Les expulsions pour loyers impayés pourront en effet reprendre Lundi. En principe vous le savez les sans-abris peuvent être protégés par la loi sur le droit au logement opposable."
Vous pouvez relire ou écouter, on manifeste à Paris pour que des sans-logis ne soient pas expulsés... C'est tout de même incroyable d'en arriver à parler comme cela pendant le journal télévisé sans se reprendre, sans même à l'image réaliser l'incohérence de ce qui est dit. Le pompon est décroché lorsque se voulant didactique, la journaliste de TF1 nous apprend que les sans-logis – toujours eux – sont protégés par la Loi. Fausse information hélas, car la loi en question ne protège pas du tout de l'expulsion, n'en déplaise à Claire Chazal...

14/03/2008

Les programmes scolaires

Une fois encore, la proposition du ministre de l'éducation nationale de réformer les programmes scolaires déclenche la polémique. Dans un mouvement commun et inédit, Luc Ferry et Jack Lang contestent les orientations prises par Xavier Darcos.
S'il n'y avait l'avenir de nos enfants derrière tout ça, le spectacle prêterait à sourire, mais il y a. Comme beaucoup, je pense qu'il faut se concentrer sur l'essentiel, à savoir bien lire, bien écrire, et bien compter. Aucun élève ne devrait entrer en classe de sixième sans avoir correctement assimilé ces fondamentaux. Mais bien plus que le contenu des programmes, ce sont les ministres eux-mêmes qu'il faut blâmer, avec leur manière bien à eux de politiser l'éducation de nos enfants. Plus les ministres passent, et plus le niveau général baisse... Faut-il égrener ici la liste de tous ceux qui se sont succédés à ce poste ? De Claude Allègre à François Bayrou, en passant par Lionel Jospin et François Fillon, aucun n'a passé plus de 20 mois à la tête du ministère. Comment voulez-vous avoir une politique cohérente dans ces conditions ? Sans compter que deux fois sur trois, le nouveau ministre commence par geler les projets de son prédécesseur au mieux, défaire ce qui a été entrepris au pire. Un enfant qui est aujourd'hui en maternelle petite section, et qui quittera l'école avec un Bac + 3 en poche (je reste raisonnable), verra défiler entre 8 et 12 ministres durant sa scolarité...Chacun peut faire le compte pour sa part, l'amusement de l'exercice est garanti. Cette succession de ministres est le mal principal qui gangrène l'école.
C'est pourquoi je milite pour une politique d'éducation nationale qui dépasse les clivages partisans ; que les réformes qui engagent au-delà de deux ans aient l'assentiment systématique de l'opposition, pour que la réforme suive son cours en cas d'alternance. Utopique dites-vous ?

10/03/2008

Salon de l'automobile de Genève

J'ai été très surpris des nouveautés du dernier salon de l'automobile à Genève. Un 4x4 (!) présenté par Renault, et des voitures qui restent sous le seuil de 200gr de CO2 par Km pour limiter la surprime liée au caractère polluant de ces voitures.
Il faudrait au contraire pleurer de ne voir à ce salon aucun progrès - j'insiste lourdement aucun - concernant l'utilisation de carburant non fossile. Les mouvements écologistes - si prompts à réagir à la moindre "boulette" sur une plage devraient manifester et alerter l'opinion publique sur cette non- évolution de la technologie automobile.
Il faut dénoncer tout d'abord l'absence de volonté des constructeurs de se lancer "à fond" dans la recherche d'une voiture réellement propre. L'éco-carburant ou le moteur hybride sont des artifices qui ne doivent tromper personne. C'est de la poudre aux yeux. C'est surtout la démonstration de l'importance des lobbies de l'automobile, qui trainent des pieds à l'idée de devoir abandonner un jour ce cher pétrole.
Dénoncer ensuite l'immobilisme même de ces constructeurs, qui utilisent une invention - le moteur à explosion - qui en 100 ans a à peine évolué. Qui voudrait aujourd'hui d'un téléviseur à lampes ?
Non, ce qu'il faut à la planète ce sont des voitures électriques, non polluantes et non bruyantes. Mais le chemin est encore long, et l'opinion publique est peu mobilisée sur le sujet.

11:10 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Actu, salon, automobile, carburant

13/01/2008

Analyse critique du JT du 13 janvier 2008 à 13h00, présenté par Claire Chazal

Comme à chaque fois, j'ai trouvé des choses à redire à la diffusion du journal télévisé de ce dimanche. Certains y verront de l'acharnement, moi je n'y vois qu'une impréparation au mieux, un journal systématiquement bâclé au pire.
A propos d'un attentat en Corse, et sans doute par habitude, Claire Chazal commente : "(...) sans faire de victimes, mais a provoqué de...de légers dégâts". Vu le ton adopté, on a l'impression qu'elle s'attendait à plus de dégâts que cela et qu'elle est surprise de ce qu'elle doit annoncer. En présentant le sujet d'après, Claire Chazal nous donne une information façon "confidence" : Les arrestations en Guinée-Bissau ont eu lieu "après une longue traque et l'intervention des services secrets français." Il n'y a rien à redire, sauf que le reportage qui suit ne parle ni de la longue traque, ni explique en quoi a consisté l'intervention des services secrets français. Sans doute que ces informations sont si secrètes qu'elles ne sont pas parvenues jusqu'à la rédaction de TF1. Le télespectateur que je suis doit donc croire Claire Chazal "sur parole". Mais pourquoi parler de "longue traque" pour des arrestations qui ont eut lieu 20 jours après les faits ? Permettez-moi d'y voir un mimétisme avec la "longue traque" d'Yvan Colonna : Pour TF1 et Claire Chazal, une traque ne peut être que "longue"...
Séquence solidarité ensuite. Claire Chazal veut nous émouvoir, c'est évident : "Une opération de solidarité pour un petit malade atteint de leucémie". Mais le malade n'est pas petit : Olivier a 25 ans et ne semble pas de petite taille...Alors pourquoi "petit" ?

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Le journal est terminé et j'ai toujours la même interrogation : Ces erreurs, ces fautes, viennent-elles de mon envie de faire de "l'anti-TF1" à tout prix, ou bien mértitent-elles d'être relevées ?

17:30 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Actu, journal, télé, TF1, Claire Chazal

10/01/2008

Un air de déjà vu...

C'était donc vrai : Le Président de la République en exercice a été hospitalisé en secret. Peu importe la nature du mal, la durée de l'hospitalisation ou la teneur des soins dispensés. Ce qu'il faut retenir est ailleurs : on ne peut toujours pas parler de la santé du premier personnage de l'Etat, et ce quel que soit la personne, l'Etat ou l'époque. La transparence affichée jusqu'alors a montré ses frontières, qui sont celles des portes de l'hôpital. Au-delà circulez, il n'y a rien à voir. Pourtant tout indique que le mal n'était pas si grand. Alors pourquoi tant de précautions, de secrets ? Mon analyse est que l'homme ne doit pas en paraître un. Tel un super-héros, notre super-Président ne doit ressentir ni mal, ni peine, ni douleur. Il se doit d'être supérieur aux autres, au peuple qu'il gouverne même lorsqu'il est malade. Pensez qu'il aurait fallu confier - même pour un instant - les clefs de la Maison France à un "collaborateur". Perspective auquel n'a pu se résoudre Nicolas Sarkozy. Du coup, de deux maux il a choisi le moindre, celui du secret d'Etat. Ce n'est là qu'un premier coup de canif au contrat passé entre le candidat devenu Président et ses électeurs : "Je ne vous mentirai pas, sauf par omission. Je ne vous trahirai pas, sauf si c'est mon intérêt. Je ne me déroberai pas, sauf si j'en décide autrement."

 
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