Avertir le modérateur

05/01/2008

Claire Chazal et le JT du samedi à 13h00

C'est d'un oeil encore plus critique que je regarde les samedi et dimanche le journal de 13h00 lorsqu'il est présenté par Claire Chazal. Tout simplement parce que je considère que c'est une très mauvaise présentatrice. Je vais d'ailleurs au cours de mes articles non pas chercher à vous convaincre, mais plutôt vous expliquer en détail pourquoi j'en suis arrivé à cette conclusion.
Première précision à apporter, je n'ai rien contre la personne ou la personnalité de Claire Chazal. Mais lorsqu'elle fait son métier devant moi, je suis en droit d'attendre d'elle qu'elle le fasse bien, et même un peu plus que bien si on regarde l'audience du journal ou la notoriété de la présentatrice (sans parler du salaire, mais dans le privé les salaires sont libres, alors...).
Tout a commencé il y a longtemps déjà, lorsqu'en présentant le prochain Grand Prix de Formule 1 elle annonça à l'antenne que "le départ sera donné aux alentours de 14h00". Désolé, mais en F1 on ne donne pas le départ "aux alentours" de 14h00, mais bel et bien à 14h00 précises. C'est dans le règlement de la FIA. Depuis ce jour, j'ai écouté avec encore plus d'attention ce que pouvait dire Claire Chazal, et je n'ai pas été déçu. Entre les imprécisions, les fautes de français et les bafouillements à l'antenne lorsqu'elle bute sur un mot ou une expression, il y a vraiment de quoi être critique. Je ne porte aucun jugement – encore que – sur la ligne éditoriale du journal télévisé, mais la manière même de dire le texte de présentation des sujets est sujet à caution. Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est lié au "trac" ou je ne sais quoi d'autre. Je regarde d'autres chaînes, d'autres journaux télévisés et d'autres présentateurs, et Claire Chazal est bien à mes yeux la plus mauvaise présentatrice de Journal Télévisé.
Que demande t-on à un présentateur ? De bien parler, de ne pas se reprendre ou bien s'excuser immédiatement lorsqu'il (elle) commet une faute de français. A regarder ce fameux journal de 13h00 j'en viens à me dire que parfois Claire Chazal en oublie le prompteur et "invente" son texte pour des raisons que je ne m'explique pas...
Ce blog a été ouvert – entre autres – pour faire l'analyse critique des journaux télévisés de 13h00 de TF1 lorsqu'ils sont présentés par Claire Chazal. Vous aurez l'occasion de lire très vite ce que j'ai pensé de l'édition du 5 janvier 2008.

03/01/2008

Les bonnes notes et ses conséquences

Vous savez peut-être déjà qu'il existe aux Etats-Unis des parrainages entre des marques et des écoles. Marie-Dominique Arrighi dénonce dans son blog une nouvelle dérive, consistant pour la chaine de fast-food McDonald à récompenser d'un repas gratuit les élèves qui auront reçu de bonnes notes. C'est à l'évidence plus que contestable. Mais ce qui m'attriste le plus, c'est qu'en France McDonald n'a aucun besoin de ce genre de "programme", car de nombreux parents font exactement la même chose : Combien sont-ils à dire à leur progéniture : "Tu as été sage cette semaine, alors on va aller manger au McDo" ? Ces mêmes parents qui seraient sans doute les premiers à protester contre l'idée américaine si elle débarquait dans leur école...
Et comme on me l'a fait fort justement remarqué, c'est l'inverse qui devrait en fait survenir : "Tu n'as pas été sage cette semaine, alors pour te punir on va aller manger au McDo".

11:30 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Actu

29/12/2007

Décret "anti-tabac" : le grand écart

L'interdiction de fumer dans tous les lieux publics à compter du 2 janvier 2008 est une bonne chose. Mais elle est à mes yeux le symbole de la schizophrénie de l'Etat, à la fois défenseur de la santé publique, et collecteur d'une recette fiscale qu'il ne faut pas laisser tarir. Tenir le grand écart dans ces conditions relève du miracle. La pression des lobbies reste puissante, elle qui permet aux fabricants de continuer à garder un secret quasi-militaire sur les produits qui entrent dans la composition d'une cigarette. Notez au passage que le principe de précaution ne s'applique pas ici : pour preuve, de nouvelles cigarettes continuent d'apparaître sur le marché, alors même que plus personne n'ose contester les méfaits du tabac sur la santé. Vous noterez également que cette loi n'est pas une "vraie loi" anti-tabac, puisqu'elle n'a pas pour objet premier de réduire la consommation, mais de règlementer les lieux de consommation. C'est qu'il faut sauver la recette "tabac".

Puisque l'on parle cigarette, je suis toujours triste de voir des jeunes commencer à fumer. Désolé d'être fataliste – ce n'est pas mon genre - mais pour eux, on ne peut rien faire. La pression sociale exercée par la "bande", l'envie de grandir plus vite annihile tout discours moralisateur. Mais pour les autres, les adultes pour qui fumer est une habitude de longue date, mon discours a changé. Je ne cherche plus à les convaincre d'arrêter. Je deviens plutôt cynique, et je leur dis au contraire : "Continuez de fumer, c'est toujours ça d'impôts en moins que je paierai".

13:00 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Actu, tabac, décret

28/12/2007

Tarifs du gaz : comment transformer une hausse en baisse

Le tour de passe-passe a beau être connu depuis des lustres, il marche toujours. L'histoire de la hausse prochaine des tarifs de Gaz de France n'échappe pas à cette règle. D'abord GDF réclame une hausse à peine croyable, de 6% ("[il a d'abord demandé] des choses par-dessus les maisons !", in Molière - Les fourberies de Scapin acte II scène 5). Ensuite le gouvernement prend acte de la demande, tout en laissant entendre qu'il est hors de question d'accepter cela.
Enfin l'acte final : après négociations (sic), les tarifs augmenteront de 4% à compter du 1er Janvier 2008. Et tout le monde de se réjouir de ce que "la hausse a été plus faible que prévue". C'est qu'en ces temps pré-électoraux, il faut faire attention aux signaux envoyés aux électeurs. Mais hélas pour nous, l'économie a ses raisons que la raison ignore. Je ne sais pas quel crédit faut-il accorder à la thèse consistant à dire que le gouvernement "habille la mariée" en vue du rapprochement avec Suez, mais ce qui est certain, c'est que beaucoup vont se sentir soulagés de voir que la hausse n'est que de 4%. Ce que je retiens moi de cet épisode, est que l'histoire ne pouvait pas s'écrire autrement. Imaginez un peu la scène suivante : Mr GDF "je veux 4%" et Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie de répondre aussitôt "D'accord. Topez là". Tout le monde aurait trouvé la hausse excessive. Mais là, après avoir distillé dans l'opinion l'idée de vivre avec une hausse de 6 points, ces 4% résonnent comme une baisse. Je reste poli, j'ai mis deux "s".

16:45 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Actun, gaz, tarifs

27/12/2007

Regarder le journal télévisé : un acte compliqué

Il est toujours difficile de regarder d'un oeil critique les journaux télévisés. La multiplication et la courte durée des sujets n'offre aucun moment pour la réflexion. L'image a force de vérité ("c'est vrai parce que je l'ai vu à la télé"), et le journaliste confirme l'image plus qu'il ne la commente. Le sceptique que je suis est alors constament pris au piège du délit d'opinion contraire. Sans compter avec la difficulté qu'il y a à mener la moindre contre-enquête lorsque ce qui est dit est contestable. Je vais illustrer cela d'un exemple récent. Vous avez peut-être vu pendant le 19/20 de France 3 en décembre 2007, un reportage sur une centrale nucléaire en Lithuanie. Le reportage consistait à nous expliquer que l'argent pour sécuriser la centrale - située désormais dans l'espace Européen - manquait. Mais lorsque Patrick Hester - pour ne pas le nommer - montre un cadran et explique "9 Rontgen, pas de quoi fouetter un chat" je n'ai pas pu m'empêcher de bondir de mon canapé. Je n'ai jamais appris, ou lu quelque part, que le Rontgen était une unité de mesure de la radioactivité. Le Rem, le Sievert, le Becquerel, oui. Le Rontgen, non. J'ai par ailleurs le souvenir de ma visite à la centrale de Paluel, et j'ai pu y voir un cadran du même genre que celui montré dans le reportage. Mais ce cadran indiquait plus simplement le nombre de Mégawatts produit par les différentes "tranches". Une "tranche" à Paluel, c'est 1330 MW. Le chiffre dans le reportage était "9.3" puis très vite "9.2". De là à en déduire que le cadran était gradué en centaines de Mégawatts et non en Rontgen, c'est un pas que j'ai franchi. Qui du journaliste spécialiste des questions scientifiques ou de moi a raison ? J'ai la faiblesse de croire que c'est moi.
Tout ceci ne serait pas bien grave si je n'y voyais le symbole d'un objectif non avoué : faire peur au télespectateur pour mieux le capter. Le plan sur le cadran n'avait d'autre fonction que de montrer une radioactivité supposée "normale et maîtrisée". Le commentaire "pas de quoi fouetter un chat" laissant clairement entendre qu'en d'autres lieux une telle valeur ne serait pas tolérée, et qu'elle est même probablement déjà dangereuse pour la santé...
Le reste du reportage était à charge contre la sécurité de la centrale. Les personnels interrogés ont eu beau clamer que "tout va bien", la voix off balayait d'un revers lapidaire ces affirmations : Comment voulez-vous qu'une centrale de type "Tchernobyl" soit sûre ? Voilà le message qui a été passé aux télespectateurs. Et comment voulez-vous ne pas être d'accord ?

22:50 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu