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06/12/2008

Pour : une manifestation nationale de défense de la télévision publique

Je suis pour une manifestation nationale qui défendrait la télévision publique. Je trouve qu'il y a bien assez de mesures dans le projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision qui le justifie. Je trouve que les politiques – et les syndicats – sont bien frileux de ne pas appeler à une grande manifestation nationale, comme ils savent parfois si bien le faire. Mais c'est sans doute que le sujet n'est pas porteur. En effet, le texte ne porte pas sur l'école, les retraites ou la sécurité sociale ; et puis cela serait assez étrange de voir des banderoles réclamer la nomination du Président de France Télévisions par le CSA, ou demander le maintien de l'heure glissante et non pas le passage à l'heure d'horloge pour compter le temps de publicité à l'écran. Les "alter-" et autres "anti-" se concentreront eux sur la partie financière du projet de loi : entre le transfert des recettes publicitaires des chaines publiques vers celles privées ou le scandale – il n'y a pas d'autre mot – du désengagement financier de TF1 de France 24, il y a de quoi manifester son rejet pour ne pas dire son dégoût de cette loi.
Mon dernier argument est peut être étrange, mais n'en demeure pas moins important : en manifestant, les français feraient la démonstration de leur intelligence face à un texte qui se veut volontairement obscur : n'oubliez pas que tous les députés de la majorité présidentielle jurent la main sur le coeur que ce projet de loi a pour objet la défense et l'indépendance de l'audiovisuel public.

22/09/2008

Pour : un juste prix de l'essence

Je pense que vous avez remarqué le yo-yo du prix du pétrole à la bourse de New-York : de 147 dollars le baril de "crude oil" en Juillet, à 100 dollars environ ces derniers jours. Autrement dit, le baril de brut a perdu 47% (!) de sa valeur en quelques semaines. L'essence a t-il baissé d'autant depuis juillet ? Certainement pas, et ce ne sont pas les explications embarrassées ou hypocrites des compagnies pétrolières qui y changeront quelque chose. Alors, à défaut de réclamer une fixation du prix de l'essence par l'Etat, je milite à présent pour l'institution d'une sorte de règle publique, qui puisse nous permettre à nous consommateur de calculer le prix moyen de l'essence en fonction du prix du baril de brut. Par exemple, un baril stable à 120 dollars, cela donne 1.45 euros le litre d'essence sans plomb 98. Le baril monte jusqu'à 150 dollars ? alors le prix monte de par exemple 12 centimes.  Il repasse à 120 dollars ? nous retrouvons les 1.45 euros du début. Ce que je veux dénoncer avec ce billet d'humeur, c'est que je suis certain - bien que n'ayant pas de chiffres pour étayer ma thèse - que nous payons aujourd'hui l'essence bien plus chère qu'au moment où le baril de pétrole a passé pour la première fois la barre des 100 dollars le baril. Je rejette l'argument consistant à dire qu'il y a un décalage entre le prix payé du brut et le prix à la pompe, car les compagnies pétrolières ont été très promptes à répercuter la hausse. C'est précisément cette réactivité qui me fait dire qu'une telle règle peut voir le jour sans même mettre en péril l'économie de ces entreprises (sic).

Précision du 5 octobre 2008

En me relisant, je vois que mon raisonnement  est peut-être trop confus. Il s'agit pour moi de mettre en musique une équation à 3 termes : le prix du baril de brut, le taux de change Dollar/Euro, et le prix payé à la pompe. Pour un même positionnement des deux premiers curseurs, le troisième devrait être facilement calculable, non ?

31/08/2008

Pour : le Wi-Fi dans les bibliothèques municipales

Tout est dans le titre : je suis pour l'installation du Wi-Fi dans les bibliothèques municipales. Vous le savez peut-être, mais au printemps dernier le Conseil de Paris avait suspendu (et je crois même retiré) les installations Wi-Fi des bibliothèques de la ville. Le motif invoqué était la santé des employés, mis en danger par les ondes dégagées. Voyageant cet été en France, j'ai - tout à fait par hasard - fait une halte dans un "fast-food". Il y avait là un accès Wi-Fi gratuit et illimité. Je n'ai pas entendu que les employés de cette chaine de restauration rapide se plaignaient de cette installation, pas plus que les clients d'ailleurs. Pour en revenir aux bibliothèques parisiennes, je vois pour ma part dans cette affaire une large dose d'obstruction syndicale politique, assaisonnée d'abus du principe de précaution et d'une larme d'obscurantisme. Drôle de recette.

11:04 Publié dans Pour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : wi-fi, bibliothèque

19/03/2008

Pour : la détention préventive sans la prison

On ne devrait pas dans nos démocraties mettre des innocents en prison, quand bien même ces innocents seraient des coupables en devenir. C'est pourtant ce qui arrive chaque fois qu'un juge prononce une mise en détention provisoire.
Pourquoi avoir dans un même lieu les détenus qui purgent leur peine, et des personnes dont on présume l'innocence faute de jugement prononcé ? Après tout il est déjà arrivé qu'un procès innocente l'accusé. Sans compter que la durée même de la détention préventive ne fait rien à l'affaire, voyez Outreau et le gâchis qui en a résulté. N'oublions jamais que la préventive a tué dans cette affaire.
C'est pourquoi il faut inventer - il n'y a pas d'autre mot - une structure spécifique pour les personnes que la justice souhaite retenir dans l'attente d'un procès. Pas la prison donc, mais pas l'hôtel non plus. Je veux bien concéder que, quelle que soit la méthode d'hébergement retenue, il restera la privation de liberté. Mais au moins la situation aura le mérite de la clarté pour tout le monde.
Il faudra aussi écrire des textes législatifs pour réglementer cette nouvelle structure, avec l'idée constante - voire obsédante - que c'est peut-être un innocent qu'on enferme.
De plus - et en ces temps de judiciarisation à outrance l'argument n'est pas mince - en cas d'indemnités à verser, la Justice n'aura à payer que "le prix du doute", et non plus "le prix de l'erreur". C'est une sacré différence, et pas seulement en terme financier.
Vraiment, tout le monde gagnerait à ce qu'un tel régime soit mis en place. En premier la personne accusée, qui ne sera pas en prison tant qu'elle n'aura pas été reconnue coupable, à supposer que la peine prononcée soit de la prison ferme. La justice ensuite, qui arrêterait de réunir dans un même lieu celui qui a été jugé et celui qui ne l'est pas encore. L'opinion publique enfin, qui verrait là une application réelle de la présomption d'innocence, car on a beau l'invoquer, cette notion manque de visibilité concrète dans notre paysage judiciaire.

17:10 Publié dans Pour | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Pour, prison

13/03/2008

Pour : de nouvelles règles au football

A force de regarder des matchs de football au stade ou à la télévision, j'ai fini par imaginer des axes d'amélioration du jeu. Ce ne sont pas des propositions révolutionnaires, mais des ajustements aux lois existantes, pour un jeu plus fluide et pourquoi pas aussi, plus juste.
Ma première proposition concerne les blessures temporaires. La scène est hélas trop connue : un joueur se blesse, et va se faire soigner sur la touche. Mais à peine a t-il franchi la ligne qu'il demande aussitôt à revenir sur le terrain. Je n'ai pas à juger de la sincérité de la blessure ou non, mais toujours est t-il que la plupart du temps la présomption d'une blessure "diplomatique" est la plus forte. C'est pourquoi je propose que désormais, tout joueur qui demande à rentrer de nouveau sur le terrain après en être sorti, ne puisse le faire que sur une remise en jeu de son équipe (touche, corner, coup franc), ou lorsqu'un but a été marqué. Le quatrième arbitre est tout indiqué pour aider l'arbitre principal dans l'application de cette nouvelle loi. Pour ma part j'y vois deux avantages : On pose une règle là où il n'y en avait pas, et la perspective de ne pas pouvoir revenir en jeu dans l'instant devrait dissuader toute tricherie ou roublardise. Je précise que le joueur en question ne peut profiter d'un remplacement pour revenir en jeu.
Ma seconde proposition est encore plus simple serais-je tenté de dire. Elle concerne la remise en jeu lorsque le ballon sort du terrain par les cotés, la "touche" pour le dire plus vite. Au moment de remettre le ballon en jeu, le joueur devrait être sur la demi-droite déterminée par la ligne de but de son camp et l'endroit où le ballon est sorti. L'arbitre de touche devra se positionner au point "maximum" de cette demi-droite, définissant ainsi la zone de remise en jeu. Pour bien figurer la scène vous aurez de gauche à droite le poteau de corner, le joueur prêt à jouer la touche, et l'arbitre. La touche pourra alors se faire en tout point situé entre le poteau de corner et l'arbitre (aujourd'hui la loi dit que la remise en jeu doit se faire à l'endroit où le ballon est sorti). La sanction en cas de non respect est proportionnel à la faute : la touche change de camp. Pour être tout à fait complet et tenir compte du cas où le ballon sort tout près du poteau de corner, je prévois que lorsque le ballon sort à moins de 5.50 mètres du poteau de corner, le ballon est réputé être sorti à cette distance.

17:30 Publié dans Pour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Pour, football

 
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