Avertir le modérateur

04/06/2008

Je n'y crois pas : le réchauffement climatique (IV)

Un article publié aujourd'hui sur le site internet du Figaro nous prévient : "Le réchauffement menace les Alpes de grands éboulements". Nos montagnes sont donc soigneusement scrutées par des "chercheurs du laboratoire Edytem, rattaché au CNRS et à l'université de Savoie". Ont-ils publiés – eux aussi – un article alarmiste nous disant que dans les 10 ans à venir il y a x% de chance d'une catastrophe majeure ? Non, rien de tout cela. Leur travail est intéressant, précis, sans doute utile, mais sans lien direct avec le réchauffement climatique anthropogénique...Lisez et relisez l'article : on parle réchauffement dans le titre...et c'est tout. L'essentiel du travail de l'équipe de Philip Deline c'est "un système de cartographie des parois rocheuses", et ce afin de pouvoir identifier "des écroulements d'un mètre cube au minimum". Pour l'équipe le but n'est pas de démontrer un quelconque lien entre les éboulements et la hausse du thermomètre, c'est de "dresser un profil caractéristique des mouvements gravitaires dans le massif alpin.", travail qui prendra encore quelques années. Comme souvent, le texte est moins catégorique : "Il y a actuellement des indices, mais ils ne sont pas suffisants", peut-on lire. On se demande alors pourquoi avoir choisi un tel titre, car ce n'est pas du tout le message que souhaite passer ces chercheurs. M'est avis que c'est parce que "Des universitaires français étudient avec précision les mouvements gravitaires significatifs des Alpes" c'est moins attirant, et donc moins vendeur...

16/05/2008

Je n'y crois pas : le réchauffement climatique (III)

Un nouvel article publié par le journal Le Monde vient "clouer le bec" aux derniers humains qui – comme moi – ne croient toujours pas au réchauffement climatique anthropogénique. La preuve en est donné cette fois par la carotte glaciaire extraite du Groenland.
Comme le dit l'article, "Les 3 060 premiers mètres donnaient jusqu'ici 650 000 ans d'archives climatiques." Une rapide règle de 3 et on voit que chaque mètre de carotte permet de lire 212 ans de climat. Alors, "en forant 200 mètres plus bas, les glaciologues ont poussé cet enregistrement jusqu'à environ 8 000 siècles". Sauf que, pour faire tenir 800 000 ans en 3260 mètres, il faut compter 245 ans par mètre. Au rythme annoncé en premier, les 3260 mètres permettent de lire un peu moins de 700 000 ans (692 483 pour être précis). Où est la rigueur scientifique, qui rend le temps au mètre si élastique ?
Plus bas nous avons la phrase clé de l'article : "Depuis 800 000 ans et jusqu'à une période récente, la concentration de gaz carbonique n'a oscillé qu'entre 172 et 300 parties par million (ppm) ; elle est aujourd'hui de 385 ppm". Je note moi, que la "période récente" n'est pas précisée. C'est bien dommage, et encore une fois pas très rigoureux. N'oubliez pas que 200 ans tiennent en 1 mètre. Si tout s'est joué depuis la révolution industrielle, pourquoi analyser plus de 3 kilomètres de "carotte" ?
A Lascaux dans le Périgord, des hommes dessinaient des mammouths il y a de cela 15 000 ans, autrement dit 70 mètres de glace. Je préfèrerais que l'on analyse avec plus de finesse ces derniers 70 mètres plutôt que ces 3 kilomètres 190 qui n'apportent aucun renseignement utile.
Ma conclusion est dure : Il n'y a pas de rigueur sur le temps (étudié), il n'y a pas de rigueur sur la longueur (de la carotte), pourquoi devrait-il y en avoir sur les teneurs ? Je laisse la parole à la défense : "Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) n'ont jamais été aussi élevées. Ce fait était fortement pressenti par les scientifiques ; il relève désormais de la certitude". Si on nous le dit, c'est que ça doit être vrai...

12/05/2008

Je n'y crois pas : le réchauffement climatique (II)

Une nouvelle dépêche Reuters nous alerte aujourd'hui sur le climat qui change. On nous explique que "la banquise de l'océan Arctique a atteint à la fin de l'été 2007 sa superficie la plus petite jamais enregistrée". L'information est incontestable, puisque ce sont "des chercheurs de l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale" qui l'affirment. La situation semble sérieuse, puisque "la zone couverte par une banquise permanente, dans l'océan Arctique, s'est réduite considérablement (entre guillemets dans l'article) ces dernières années, atteignant la moitié de sa superficie en 2005". Comme toute dépêche moderne, un lien internet nous renvoit à la source. Je n'ai pas manqué de cliquer, et de regarder le graphique en question.
On peut le lire de deux manières. Si le trait "2007" tombe bien bas en août et septembre par rapport aux autres années, on pourrait tout aussi en déduire qu'il n'y pas de réchauffement ! En effet, ces mêmes chercheurs auraient pu tout aussi bien argumenter sur le fait que toute la glace a été reconstituée, car le trait de "Janvier 2008" est au même niveau que le trait de "Janvier 2007", et qu'en ce moment même, en Mai 2008, il y a plus de glace dans l'Arctique qu'à la même période l'an dernier. Autrement dit, au lieu de titrer "La banquise fond vite dans l'Arctique, selon des chercheurs", Reuters aurait pu tout a fait écrire "La banquise fond moins vite cette année dans l'Arctique, selon des chercheurs". Avec un effet tout différent, vous devez en convenir...

05/05/2008

Je n'y crois pas : le réchauffement climatique

Non, décidément je n'arrive pas à croire au réchauffement climatique anthropogénique. Pourtant ce n'est pas faute de tout lire, des rapports du GIEC aux articles alarmistes du journal Le Monde, sans parler des reportages télévisés. Mais rien n'y fait, je n'arrive pas à partager cette opinion selon laquelle si la température monte, c'est la faute des humains en général et de nos sociétés en particulier. Je dois me résoudre à la terrible vérité qui est la mienne : je suis un climat sceptique !
Pour en revenir à l'article du Monde, deux choses me dérangent, et ce n'est pas le climat. C'est d'abord l'idée sous-jacente que le climat ne doit jamais varier, et que l'hiver de l'année N+1 doit être du même acabit que l'hiver de l'année N. C'est ensuite l'argumentaire selon lequel les espèces les plus menacées sont celles qui vivent le plus loin des foyers de pollution : Caribous du Grand Nord, Barrière de corail, Antarctique (souvenez-vous de ce gros glaçon fondu !). Pourquoi la bio-diversité ne recule t-elle pas dans la forêt de St Germain en Laye ? Et un dernier sujet pour alimenter votre réflexion : le climat de la Terre a toujours évolué, pourquoi ne devrait-il plus en être ainsi désormais ? Ce sera tout pour aujourd'hui, mais pas de doute, il y aura des suites !

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu