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19/12/2012

Tau Ceti, l'autre merveilleuse de la Baleine ?

L'information peut paraître importante et pourtant nous restons comme je ne cesse de le dire dans du banal. Bref, si l'on en croit le journal "Le Monde", l'étoile Tau Ceti abrite au moins une planète habitable. Ce que je reproche à ce genre d'annonce c'est qu'elle joue trop avec l'ignorance du grand public en matière d'astronomie :

a) L'étoile s'appelle Tau Ceti : Tau pour la lettre grecque correspondante et Ceti la déclinaison latine. Dès lors, puisque Ceti veut dire "constellation de la Baleine", écrire que "Tau Ceti [...] fait partie de la constellation de la Baleine" est à mes yeux un pléonasme savoureux.

b) Tau Ceti "ne se trouve qu'à douze années-lumière de notre Soleil" dit l'article, en laissant croire que c'est la porte d'à coté. Certes oui, mais à l'échelle de l'Univers, échelle qui n'a strictement rien à voir avec la perception que nous avons des distances. Prenez la Lune, seul autre astre sur lequel l'Homme a posé le pied. Elle est située à 1 seconde-lumière de la Terre et en 1969 il a fallu 3 jours pour y aller. A supposer qu'on puisse doubler la vitesse d'Apolo XI (ce qui n'est pas encore possible techniquement) c'est un voyage aller-retour de 3 millions d'années qu'il faudrait envisager pour aller vers Tau Ceti.  

c) "Sa masse et son rayonnement sont comparables" est juste mais surtout il est fait abstraction du caractère essentiellement isomorphe de l'Univers , composé des mêmes éléments ici comme ailleurs. Il n'y a donc rien d'extraordinaire à ce qu'il existe dans l'Univers des milliards* d'étoiles dont la "masse et [le] rayonnement sont comparables" à notre Soleil. C'est l'inverse qui serait sensationnel au contraire.

d) Le plus flou reste cette notion de "planète habitable" : Voyez Mars qui n'a rien d'une planète habitable (du fait de son atmosphère ténue, sans même parler de la composition de cette atmosphère...) et qui pourtant fait l'objet de recherches tenaces. Comparez ici la connaissance qu'on peut avoir de Mars et celle qu'on a de la planète tournant autour de Tau Ceti et demandez-vous pourquoi si peu d'informations permettent de dire que la planète est habitable dans un cas, et pourquoi dans l'autre cas tant d'informations ne permettent toujours pas de savoir si la Vie a pu exister.

* Je devrais dire "des centaines de milliards" pour être plus près de la réalité...

18/09/2012

Je n'y crois pas : le réchauffement climatique (VI)

L'information a de quoi être effrayante : "La banquise arctique pourrait complètement disparaître d'ici à quatre ans". La cause ? Le réchauffement climatique, encore et toujours lui. Je persiste à avoir des doutes alors que chaque jour qui passe me classe non plus dans le camp des "négationnistes" - avec l'horrible connotation que ce mot implique - mais carrément dans celui des hurluberlus ou autres adeptes de la théorie du complot. Je vais dans ce billet lister mes doutes par rapport à cet événement, charge aux commentateurs de me contredire au besoin.
Ma première remarque sera d'ordre sémantique : le titre l'annonce sans ambage "d'ici à quatre ans", autrement dit entre l'été qui se termine et celui de 2016. Le texte lui est plus nuancé : "l'océan Arctique pourrait être presque libre de glace, à la fin de l'été, dès l'année 2016, plus ou moins trois ans". Vous noterez le "presque libre de glace" - expression que je qualifierais volontier d'expression parapluie - vous noterez aussi le "plus ou moins 3 ans" qui dans le titre de l'article a bien entendu disparu. Ce n'est pas la petite bête ou le détail diabolique que je pourchasse ici. La précision dans ce domaine - oh combien polémique ! - étant de mise, faire du catastrophisme dans le titre et en relativiser la portée dans le texte de l'article est hélas une méthode contre productive au final. Mais passons car je vous concède que l'essentiel est ailleurs.
Le graphique illustrant l'article le montre et pourtant personne ne s'est arrêté dessus. Si effectivement on atteint aujourd'hui des records de fonte - à cause du réchauffement climatique - pourquoi cet effet est-il de quantité négligeable lorsque la glace se reconstitue ? J'en veux pour preuve qu'au plus fort de l'hiver 2011-2012 la quantité de glace arctique correspondait peu ou prou aux valeurs moyenne de 1979-2000. Est-ce à dire que le réchauffement n'opère que lorsqu'il fait chaud ?
Le second point - tout aussi important à mes yeux - est la cause même de cette fonte, le réchauffement anthropique. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi les effets de ce réchauffement sont-ils si éloignés des sources qui en sont la cause. Dit autrement pourquoi la Forêt de Fontainebleau est-elle moins sensible que le Pôle Nord aux effets du réchauffement alors qu'elle en est plus près ?
Enfin, et là j'avoue que c'est un débat annexe, pourquoi faut-il toujours croire que le pire est devant nous ? Quels critères permettent d'affirmer que nous quittons en ce moment un climat optimum ?

30/08/2012

Future tarification de l'énergie, une nouvelle usine à gaz ?

Le prix de l'électricité va t-il devenir une usine à gaz ? C'est bien possible si on en croit l'article du Figaro annonçant pour octobre un texte de loi discuté à l'assemblée nationale sur la tarification progressive de l'énergie. Je suis pour cette mise en place car elle correspond tout à fait à l'air du temps. Elle permet d'un coté aux ménages les plus pauvres de bénéficier d'une énergie peu chère et de l'autre de responsabiliser les ménages plus aisés en leur faisant clairement distinguer entre consommation de confort et consommation superflue.

L'auteur de l'article pointe néanmoins les difficultés que devra résoudre le législateur. En effet il serait question de tenir compte du nombre d'occupants d'un logement, du mode de chauffage, de la situation géographique et de la qualité de l'isolation thermique. Ma fibre jacobine me pousse à balayer tous ces paramètres d'un revers de main : le mode de chauffage ? non-sens absolu car le texte précisera au final le coût du Kwh de gaz(*) ou d'électricité. La situation géographique ? Hors de question de placer cela dans un texte législatif, une telle péréquation serait certainement censurée par le Conseil Constitutionnel. Sans compter que si c'est pour découvrir qu'on a besoin de plus se chauffer dans certaines régions que dans d'autres, avouez que ce ne sera pas une grande avancée. La qualité de l'isolation thermique ? Là aussi c'est un paramètre factice, à charge aux bailleurs et propriétaires de faire (ou pas) des travaux en ce sens. 
Il faut - mais ce sera très difficile - s'en tenir à l'esprit qu'un tel texte pré-suppose : proposer une base incluant l'abonnement et un nombre déjà déterminé de Kwh. Je m'interroge encore sur un système de paliers mais mon idée est qu'il en faut un minimum. Je verrais bien un étagement en 3 parties. L'idée étant qu'en prenant pour base la consommation d'un ménage typique, la mise en pratique de cette loi ne représente ni avantage ni désavantage. Pour les catégories les plus modestes elle devra représenter une économie de 10 à 15% à Kwh constant (entendez avant la réforme), gagée justement sur les catégories les plus énergivores qui au contraire devront réaliser au moins 10% d'économie d'énergie pour payer le même montant qu'auparavant. 
Ma crainte est que noyée dans la masse des articles cette réforme ne serve pas au but qu'elle se propose d'atteindre. Mais patientons et voyons.

(*) La consommation de gaz est convertie en Kwh sur nos factures. Vérifiez si vous ne me croyez pas... 

29/08/2012

L'Univers, cet isomorphe

Jusqu'à preuve du contraire l'Univers est isomorphe, qu'on se le dise une fois pour toute. Autrement dit il est fait partout pareil. Notre étoile - le Soleil - n'est qu'une étoile ordinaire sans aucun signe distinctif, comme des milliards d'autres étoiles. Les planètes tournant autour de cette étoile sont également des planètes banales, qu'elles soient telluriques ou gazeuses, comme les milliards de planètes qui peuplent notre Univers. Notre galaxie - la Voie Lactée - n'est qu'une galaxie parmi les milliards d'autres galaxies. Et l'on voudrait admettre comme principe que la Vie sur terre est unique ? C'est bien entendu un non-sens antropomorphique. Il y a des millions, voire des milliards d'autres vies, j'en suis persuadé. Nous ne les voyons pas* car notre technologie ne nous permet tout simplement pas de les voir. Je n'ai de cesse de le clamer, l'Univers c'est avant tout et surtout du vide. 
Mon raisonnement pour singulier qu'il puisse paraître n'en est pas moins cohérent. Puisque tout est banal, des galaxies aux planètes, rien ne permet de conclure que la vie elle est unique. Même si je prends comme hypothèse que la Vie sur terre est la seule de notre galaxie, comme il y a dans l'univers des dizaines de milliards de galaxies, cela fait tout autant de civilisations passées, présentes ou à venir. Et quand bien même je vous concèderait que la Vie ne peut exister que dans une galaxie sur un million, il en resterait encore bien assez.
C'est pourquoi je considère l'annonce de ce jour spéculant sur des possibilités de vie extraterrestre autour des étoiles binaires comme un non-événement.

* Précision : je ne crois pas aux OVNIS.

18:54 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : univers, astronomie, vie, galaxie, ovni

27/08/2012

A la recherche du nouveau prix de l'essence

Plus les informations s'accumulent autour du dossier "prix de l'essence" plus je m'y perds ! Sans doute faut-il y voir ma méconnaissance du sujet mais plus prosaïquement je crains que tout ne soit fait pour que justement le citoyen s'y perde. Je me permet d'ajouter ici que je fais partie de cette minorité de français qui n'a jamais été titulaire du permis de conduire (et en tant que passager je parcours à peine 10 000km par an), donc qu'a priori ce sujet ne me concerne que de loin. Néanmoins je n'arrive toujours pas à comprendre où sont les "leviers" de la hausse (de la baisse ) du prix de l'essence. Car finalement c'est moins la valeur absolue du prix du litre qui est remis en cause que sa variation. Pour simplifier mon raisonnement admettons un instant connaître tous les constituants du prix. Nous aurions alors la formule suivante :
Prix du Baril + Taux de change €/$ + coût de raffinage + marge des raffineurs + coût de distribution + marge des distributeurs + taxes = prix du litre à la pompe

Le taux le plus volatil est bien entendu le prix du baril qui peut évoluer à la hausse comme à la baisse dans d'importantes proportions. Vient ensuite le taux de change, pour lequel je peux faire la même remarque. Mais pour les autres paramètres il faut bien admettre que nous sommes face à des inconnues. Car quand bien même le coût de raffinage dépendrait du prix du baril, cela reviendrait à dire qu'il est proportionnel ce qui serait somme toute logique. Pour autant - et c'est là que le bât blesse - les variations du prix à la pompe devraient dès lors se répercuter dans les mêmes proportions. Pour le quidam les pétroliers pratiquent une marge minimum pour un prix de baril donné, et quand le baril monte cette marge monte aussi. A l'inverse, quand le baril baisse les pétroliers se placent dans une phase d'observation des prix avant de répercuter cette baisse. Inutile de vous dire que je partage ce raisonnement et que dans tout ce que j'ai pu lire de déclarations ou de rapports je n'ai rien vu qui permette d'aller contre cette idée. Il y aurait pourtant un moyen simple de contrôler les dire de chacun et voir qui joue le jeu et qui ne le joue pas. C'est de médiatiser un "indice pétrolier" qui ne serait rien d'autre que le prix du baril de pétrole en Euros.
Puisque tout le monde jure la main sur le coeur qu'il ne "joue" pas avec les variables dont il dispose je suis bien obligé de déduire que la hausse ou la baisse du prix de l'essence à la pompe n'est que le résultat des variations du prix du baril et du taux de change.
Si je prends l'exemple de ce jour j'ai un baril de Brent à 114,18$ et un taux de change 1,2527€ pour 1$. Mon "indice pétrolier" est donc de 143,03. En toute logique le prix de l'essence devrait varier en proportion directe de cet indice. Voyez la marge des distributeurs par exemple, qui n'est d'après eux que d'un centime par litre et ce quel que soit le prix de ce litre si j'ai bien compris. Donc si mon indice baisse, le prix doit baisser aussi, autrement c'est que quelqu'un d'autre s'en met plein les poches. Et ça ne peut pas être les pétroliers puisque ceux-ci sont blanchis. Alors qui ? 
Comme dans les plus belles affaires criminelles sans doute faut-il se dire que la vérité est ailleurs ...

20:04 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essence, gazole, pompe, prix, pétroliers

 
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