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14/04/2014

Je n'y crois pas : le réchauffement climatique (VIII)

Les rapport du GIEC se suivent et hélas se ressemblent. Pour moi qui reste un "interrogationniste", ce n-ième document continue de jeter de l'ombre et non de la lumière sur le réchauffement climatique. L'article du Monde publié ce jour est un bon résumé de ce qu'annonce l'organisation aussi vais-je me baser dessus pour préciser ma réflexion.
Le premier point concerne ce que j'avais relevé dans mon dernier billet sur le sujet, à savoir le recul de l'horizon. Pour la première fois dans un rapport du GIEC il est fait explicitement référence à la période "2081-2100", un horizon vous en conviendrez assez lointain. Comme je l'ai déjà écrit, j'aurais bien voulu lire une "auto-critique" ou du moins un retour sur expérience par rapport au premier rapport justement, et qui date de 1992, il y a déjà 22 ans. C'est non seulement plus que la période 2081-2100 mais de surcroît nous avons des données historiques. Notamment j'aurais bien voulu comprendre pourquoi le "plateau" que nous venons de connaître (en dépit des années chaudes qui se succèdent année après année la croissance de la température au niveau mondial ne progresse pas, c'est l'effet "plateau"), n'a pas pu être détecté par les différents modèles. Pour le dire autrement, pourquoi ces modèles qui nous prédisent un fort réchauffement seraient justes s'ils n'ont pas été capables de prédire cette stagnation dans les températures.
Autre point sur lequel je voudrais dire un mot, ce sont les fourchettes. J'ai tout de même l'impression que plus on avance dans ce XXIème siècle et moins les modèles sont précis. Selon le Monde "Les modèles climatiques prévoient, selon quatre scénarios plus ou moins pessimistes, une élévation de la température comprise entre 0,3 °C et 4,8 °C pour la période 2081-2100, par rapport à la moyenne de 1986-2005" ce qui revient peu ou prou à dire qu'on est incapable de prédire de combien sera cette hausse. Idem pour l'élévation du niveau des océans : Nous sommes passé de l'intervalle "18-59cm" en 2007 à l'intervalle "26-98cm" avec ce rapport. C'est-à-dire qu'en 7 ans l'imprécision qui était de 41cm est maintenant de 72cm ! Beau progrès...
Enfin je trouve que le GIEC va bien au-delà de ses prérogatives en décrivant les conséquences économiques, sociales et politiques du réchauffement qu'il annonce. Sans compter que certaines phrases laissent perplexes telle celle décrivant l'Afrique comme un continent qui manque d'eau ou encore l'allusion à la sécheresse du sud de l'Australie, situé en plein désert...
Bref ce n'est pas encore avec ce rapport-ci que je serai convaincu que "l'élévation de la température terrestre relevée depuis le milieu du XXe siècle est bel et bien le fait de l'accumulation des gaz à effet de serre d'origine humaine". Avec le prochain alors ? Rien n'est moins sûr...

 

27/09/2013

Je n'y crois pas : le réchauffement climatique (VII)

Le dernier rapport du GIEC ne m'a pas fait changé d'avis, je reste un interrogationniste(1). A la suite de tous mes billets sur le même sujet - celui-ci est mon septième - le temps est venu pour moi de résumer ici ma pensée, mes interrogations.

Je vais commencer par ce qui me frappe le plus cette année, ma nouvelle interrogation en quelque sorte : C'est que le GIEC a reculé son horizon. Souvenez-vous des premiers travaux de cet organisme dans les années 1990 (AR1), où il n'était pas rare de croiser des graphiques, des phrases, des modélisations avec comme échéance 2015, 2020(2). Tout cela a disparu aujourd'hui et seule une date semble exister : 2100. C'est à peine si on évoque le palier que peut représenter l'année 2050. Pourtant le temps n'est pas si loin où le GIEC parlait de 2035 pour évoquer la possible fonte des glaciers de l'Himalaya. 
J'insiste sur ce point car si on regarde plus avant les titres - et les articles - des journaux évoquant la sortie du rapport, seul le Wall Street Journal prend le soin de préciser que la hausse des températures ne sera pas aussi forte que prévue(3) par les précédents rapports. Il est dommage que le GIEC ne fasse pas non pas de mea culpa mais une simple ré-évaluation de ce qu'elle annonçait il n'y a pas si longtemps que cela. Ceci m'amène à de nouveau lister toutes ces questions auxquelles je n'ai toujours pas de réponses.

a) Pourquoi dire "lutter contre le réchauffement climatique" alors qu'en toute logique on devrait dire "lutter pour que l'homme n'influence pas le climat" ? Ma remarque me semble d'autant plus pertinente que, quand bien même on utiliserait le terme de "changement climatique", le problème resterait entier. Après tout la preuve est faite(4) que le climat n'a eu de cesse d'évoluer depuis la nuit des temps, dès lors je ne vois pas pourquoi ce serait différent désormais. C'est finalement le coeur du débat : Quelle est la part des activités humaines dans l'évolution du climat actuel, voire futur ? 10%, 20, plus encore ? Si j'en crois le GIEC l'Homme influence le climat mais sans que cet organisme ne puisse préciser dans quelles proportions(5).

b) Pourquoi le changement climatique annoncé (promis ?) par le GIEC ne produira t-il que du malheur pour tous ? Aggravations des phénomènes extrèmes(6), hausse du niveau des océans, fonte des glaciers, guerres liées au climat(7). Vraiment, aucune partie du globe ne bénéficiera de conditions plus favorables qu'à présent ?(8)

c) De combien la Terre s'est-elle réchauffée entre 1850 et 2000 ? De toutes mes questions c'est sans doute celle pour lequel la réponse serait la plus facile à donner mais j'ai tout de même du mal à réunir des informations sur ce point précis. On parle de 0.8°, de 2.5°. Mais sans faire de mesures précises force est de constater que nous partons de loin, lire de bien froid : Qui se souvient de l'hiver 1829-1830 qui à Paris fut si rude que la seine a été prise par les glaces du 20 Décembre à fin Février ? Qui peut se vanter aujourd'hui d'avoir vu de son vivant des glaçons sur la Seine à Bougival, comme Claude Monet quand il peint cela lors de l'hiver 1867-1868 ? Comment concevoir que ces images qui appartiennent à un passé pas si lointain (150 ans) ne sont éloignés de nous que par tout juste 1 ou deux degrés de réchauffement ? Allons plus loin : ce réchauffement passé - donc figé - s'est finalement déroulé sans accrocs : Quelles terres ont disparu depuis 1830 du fait de la montée des eaux ? Quelles populations peuvent se targuer d'être là où elles sont car chassées par un climat devenu impropre ? Nos vignes ont-elles avancé de 180km vers le nord depuis le milieu du XIXème siècle ? La production de riz a t-elle chuté de 20% ? Je ne le crois pas(9).

d) Quelle est le climat idéal de la Terre ? Après 4 rapports du GIEC il semble que personne ne ce soit encore lancé dans cette recherche, alors que répondre à cette question nous permettrait de savoir si nous nous éloignons ou si au contraire nous nous rapprochons de ce climat optimum. De même, ne serait-ce que décrire le climat optimum continent par continent pourrait sans doute aider à prendre conscience que le changement climatique est important.

(1) Dans un billet précédent je m'inquiétais d'être carrément taxé de négationniste, qualificatif radical par excellence. 
(2) "This will result in a likely increase in the global mean temperature of about 1°C above the present value by 2025" dit l'AR1 publié en 1992.
(3) "temperatures aren't expected to rise as quickly as previously thought" annonce le Wall Street Journal 
(4) Pour le coup contesté par personne !
(5) Si l'influence de l'Homme était de 100% cela voudrait dire que sans Lui le climat ne changerait pas du tout...
(6) Les plus acharnés n'hésitent plus à relier les tremblements de terre et changements climatiques récents.
(7) N'oublions pas que le GIEC a obtenu le Prix Nobel de la Paix pour les guerres que ses rapports permetttent d'éviter en alertant le Monde...
(8) Je l'ai déjà écrit, j'habite une zone de France parmi les moins ensoleillées du pays. Egoïstement j'ai hâte que le changement arrive à ma porte, que je puisse bénéficier de plus d'heures sous le Soleil...
(9) Ce passage est un extrait d'un autre billet de mon blog, à lire ici 

18/09/2012

Je n'y crois pas : le réchauffement climatique (VI)

L'information a de quoi être effrayante : "La banquise arctique pourrait complètement disparaître d'ici à quatre ans". La cause ? Le réchauffement climatique, encore et toujours lui. Je persiste à avoir des doutes alors que chaque jour qui passe me classe non plus dans le camp des "négationnistes" - avec l'horrible connotation que ce mot implique - mais carrément dans celui des hurluberlus ou autres adeptes de la théorie du complot. Je vais dans ce billet lister mes doutes par rapport à cet événement, charge aux commentateurs de me contredire au besoin.
Ma première remarque sera d'ordre sémantique : le titre l'annonce sans ambage "d'ici à quatre ans", autrement dit entre l'été qui se termine et celui de 2016. Le texte lui est plus nuancé : "l'océan Arctique pourrait être presque libre de glace, à la fin de l'été, dès l'année 2016, plus ou moins trois ans". Vous noterez le "presque libre de glace" - expression que je qualifierais volontier d'expression parapluie - vous noterez aussi le "plus ou moins 3 ans" qui dans le titre de l'article a bien entendu disparu. Ce n'est pas la petite bête ou le détail diabolique que je pourchasse ici. La précision dans ce domaine - oh combien polémique ! - étant de mise, faire du catastrophisme dans le titre et en relativiser la portée dans le texte de l'article est hélas une méthode contre productive au final. Mais passons car je vous concède que l'essentiel est ailleurs.
Le graphique illustrant l'article le montre et pourtant personne ne s'est arrêté dessus. Si effectivement on atteint aujourd'hui des records de fonte - à cause du réchauffement climatique - pourquoi cet effet est-il de quantité négligeable lorsque la glace se reconstitue ? J'en veux pour preuve qu'au plus fort de l'hiver 2011-2012 la quantité de glace arctique correspondait peu ou prou aux valeurs moyenne de 1979-2000. Est-ce à dire que le réchauffement n'opère que lorsqu'il fait chaud ?
Le second point - tout aussi important à mes yeux - est la cause même de cette fonte, le réchauffement anthropique. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi les effets de ce réchauffement sont-ils si éloignés des sources qui en sont la cause. Dit autrement pourquoi la Forêt de Fontainebleau est-elle moins sensible que le Pôle Nord aux effets du réchauffement alors qu'elle en est plus près ?
Enfin, et là j'avoue que c'est un débat annexe, pourquoi faut-il toujours croire que le pire est devant nous ? Quels critères permettent d'affirmer que nous quittons en ce moment un climat optimum ?

29/06/2012

Astéroïde mon amour...

C'est maintenant une vraie histoire d'amour entre la Terre et les astéroïdes. Le Figaro de ce jour le dit sans ambages : il faut maintenant "Détecter les astéroïdes pour mieux protéger l'humanité", avec ce sous-entendu terrible : il ne s'agit même plus de savoir si la Terre risque d'être percutée par un astéroïde mais de savoir quand. Les comptes sont faciles à faire : "On pense qu'il se produit un événement de cette intensité tous les 100.000 ans environ." dit Patrick Michel, astrophysicien à l'observatoire de la Côte d'Azur . L'application du fact checking permet donc d'en déduire qu'en 1 million d'années 10 événements de ce genre sont arrivés. D'autant que ce type de collision n'est pas mineur : "On peut raisonnablement imaginer qu'un astéroïde de 140 mètres puisse rayer la France de la carte", rien de moins. Les dinosaures ont vécu sur Terre durant près de 100 millions d'années, personne ne le conteste. Le fait que ce soit un astéroïde percutant la Terre qui est à l'origine de leur disparition n'est pas non plus contesté. Mais alors comment ces dinosaures ont-ils survécu à 99 collisions avant de périr avec la 100ème ? 

Pour le reste, je persiste à dire que notre Univers c'est avant tout du vide. Le plus incroyable c'est qu'il y a à peine un mois, ce même journal nous expliquait que - quand bien même la galaxie d'Andromède entrerait en collision avec notre voie lactée, "les étoiles qu'elles contiennent sont très éloignées les unes des autres et pourraient très bien ne pas entrer en collision durant cette rencontre, selon eux". Il y a là des contradictions que je n'arrive pas à résoudre.

14/08/2011

Prédire le pire...

Comme chaque année l'agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) annonce par un communiqué que "la saison des ouragans 2011 devrait être plus intense que prévu dans l'Atlantique". C'était d'ailleurs déjà le cas en 2007 et en 2010. Là où je souhaite insister c'est sur le caractère d'impunité des scientifiques qui ouvrent en grand leur parapluie : car ou bien ils auront raison et diront "on vous l'avait bien dit" ou bien ils auront tort et ne diront rien...
En attendant les années comme les communiqués se ressemblent car "selon M. Bell, il y a 85% de probabilités que l'année 2011 soit une saison "au-dessus de la normale" en termes de tempêtes tropicales dans l'Atlantique Nord". En 2007 ces experts (les mêmes ?) étaient sûrs "à 75%" que la saison des ouragans dans l'Atlantique sera au-dessus de la normale. La réalité leur avaient donné tort.
Preuve s'il en était que prédire le pire ne coûtant rien autant le prédire...

 

 
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