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23/10/2008

Contre : la nouvelle réforme scolaire

Je ne suis pas parent d'élève, et pourtant je suis contre la nouvelle réforme proposée par Xavier Darcos. Non pas qu'elle est mauvaise en soi, mais tout simplement parce qu'elle est condamnée d'avance. Que cette énième réforme soit bonne ou mauvaise pour nos enfants est ici totalement secondaire, et c'est aussi un élément qui fait que je suis "contre".
Depuis plus de 30 ans - car pour moi tout a commencé avec la réforme "Haby" - je n'ai plus compté le nombre de réformes proposés par nos ministres. Une bonne douzaine sans doute, ce qui donne une durée de vie moyenne de 36 mois. La qualité du ministre n'est ici pas en cause, car après tout nous avons des chercheurs (Claude Allègre), des professeurs (Jack Lang, François Bayrou), et plus rare, des philosophes (Luc Ferry). On ne peut tout de même pas leur reprocher de ne pas connaître l'Education Nationale. Pour moi la vérité est ailleurs : la "bonne" réforme est celle qui engage au-delà de la durée du mandat du ministre en exercice, et qui a la garantie que l'opposition n'y touchera pas. Quel avenir à la réforme Darcos alors : en 2012 - dans à peine 4 ans - une nouvelle élection présentielle aura lieu. En cas d'alternance, nul doute que le nouveau pouvoir en place s'empressera de proposer "sa" réforme. Il faut dénoncer ce cercle trop vicieux pour l'éducation de nos enfants. Je n'arrive pas à me faire à l'idée que l'enseignement soit avant tout un enjeu "politique" au lieu d'être un enjeu national. Le consensus devrait pourtant être facile à trouver, nous voulons bel et bien tous la réussite optimale pour un maximum d'élèves.
Pour conclure j'ajouterai que je suis las de ces querelles stériles qui n'amènent rien. Depuis plus de trois décennies se sont les mêmes rengaines. Il serait temps de passer à autre chose...

14/03/2008

Les programmes scolaires

Une fois encore, la proposition du ministre de l'éducation nationale de réformer les programmes scolaires déclenche la polémique. Dans un mouvement commun et inédit, Luc Ferry et Jack Lang contestent les orientations prises par Xavier Darcos.
S'il n'y avait l'avenir de nos enfants derrière tout ça, le spectacle prêterait à sourire, mais il y a. Comme beaucoup, je pense qu'il faut se concentrer sur l'essentiel, à savoir bien lire, bien écrire, et bien compter. Aucun élève ne devrait entrer en classe de sixième sans avoir correctement assimilé ces fondamentaux. Mais bien plus que le contenu des programmes, ce sont les ministres eux-mêmes qu'il faut blâmer, avec leur manière bien à eux de politiser l'éducation de nos enfants. Plus les ministres passent, et plus le niveau général baisse... Faut-il égrener ici la liste de tous ceux qui se sont succédés à ce poste ? De Claude Allègre à François Bayrou, en passant par Lionel Jospin et François Fillon, aucun n'a passé plus de 20 mois à la tête du ministère. Comment voulez-vous avoir une politique cohérente dans ces conditions ? Sans compter que deux fois sur trois, le nouveau ministre commence par geler les projets de son prédécesseur au mieux, défaire ce qui a été entrepris au pire. Un enfant qui est aujourd'hui en maternelle petite section, et qui quittera l'école avec un Bac + 3 en poche (je reste raisonnable), verra défiler entre 8 et 12 ministres durant sa scolarité...Chacun peut faire le compte pour sa part, l'amusement de l'exercice est garanti. Cette succession de ministres est le mal principal qui gangrène l'école.
C'est pourquoi je milite pour une politique d'éducation nationale qui dépasse les clivages partisans ; que les réformes qui engagent au-delà de deux ans aient l'assentiment systématique de l'opposition, pour que la réforme suive son cours en cas d'alternance. Utopique dites-vous ?

 
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