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11/10/2018

Lutte contre le réchauffement climatique : une question de température.

Personne n'a pu échapper cette semaine au dernier rapport du GIEC, aussi alarmiste sinon plus que les précédents. S'il y a de nombreux points dont je considère qu'ils posent débats je veux ici ne parler que d'un seul, à savoir la mesure de la température du globe.
Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, rien n'est plus difficile que de mesurer la température de la Terre, a fortiori quand on explique sans relâche qu'il ne faut pas dépasser +1,5°C ou +2,0°C par rapport à la température de référence.
Sauf que ce point 0, ce départ de la flèche du temps contre la montre, est mal défini. Quand a commencé l'époque pré-industrielle ? Combien de temps a t-elle duré ? Quelles températures ont servi de base pour calculer la température globale ?
On peut m'accuser de chercher la petite bête, le diable dans le détail, mais il n'en demeure pas moins que ces notions ne sont pas explicitement précisés dans les textes officiels que sont le protocole de Kyoto ou l'accord de Paris.
Admettons néanmoins par convention que nous parlons ici des années 1830 - 1880. La première étape consiste donc à dire de combien était la température moyenne à cette époque, avec à notre disposition un seul moyen pour y arriver : collecter toutes les données historiques possibles, qu'on agrège ensuite d'une manière ou d'une autre pour avoir une température globale. Les biais sont tout de suite visibles : sur-représentation de l'hémisphère Nord en général et de l'Europe de l'ouest en particulier, absence de données à l'inverse pour de larges zones du globe (pensons ici aux températures en pleine mer, qui couvre je le rappelle 70% de notre Terre), sans parler de l'imprécision du matériel de l'époque entraînant celle de la mesure, que l'on peut estimer en dixièmes de degré.
Mais là aussi décidons que tous ces obstacles soient levés. Nous devrions alors obtenir LA température de base ; la connaissez-vous ? Je ne le pense pas. Le plus surprenant est qu'elle est même invisible quand on la rapporte au nombre de fois où l'on nous demande de ne pas dépasser les +1,5°C. De toute manière cette température est absente des textes officiels. On ne doit donc pas dépasser +1,5°C mais sans savoir par rapport à quel seuil. Etrange.
Dès lors nous devons conclure qu'une telle température n'existe pas et qu'en réalité c'est à chaque état de ne pas dépasser son +1,5°C par rapport à sa température de référence. Du coup la température censée être globale devient subitement locale et peut varier d'un pays à l'autre, alors que le +1,5°C concerne lui toute la Terre sans aucune exception.
Dans mes recherches je n'ai trouvé qu'une seule fois un chiffre pouvant être taxé d'officiel puisqu'émanant de l'OMM, l'Office Météorologique Mondial. Il ne parlait pas de la température pré-industrielle (ce serait trop beau) mais de la normale des années 1981-2010. A ma grande surprise cette température du passé est estimée par l'OMM, qui en prime ne donne pas sa marge d'erreur. Je dois donc me contenter des 14,31°C. L'organisme a évoqué ce chiffre à l'occasion d'un bilan qu'il faisait en 2017, pour lequel "La température moyenne à la surface du globe pour la période janvier-septembre 2017 était supérieure de 0,47 °C ± 0,08 °C à la normale des années 1981-2010" en expliquant que nous étions-là à 1,1°C au-dessus de la température de la (fameuse) période pré-industrielle. Avec ces indices j'ai déduis que la température pré-industrielle s'affichait à 13,68°C mais je reste dubitatif sur ce chiffre puisqu'il résulte de mes calculs. Avouez que c'est là un drôle de paradoxe.

18:28 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : climat, giec

11/01/2016

D'une gelée à l'autre

L'information est passé un peu inaperçue en dépit de la COP21 mais il n'a toujours pas gelé à Paris depuis le début de l'automne. C'est le site de Météo France qui le précise ici. Je ne peux pas m'empêcher de faire le rapprochement avec un autre hiver, celui de 1829-1830.
Les esprits chagrins me feront remarquer que cela date d'avant les premières mesures de 1873 mais qu'importe au contraire. Sachez donc que la Seine a été prise par les glaces du 20 décembre 1829 à la fin Février 1830, c'est dire la rigueur de cet hiver-là. 
Mais cela nous oblige aussi à nous dire qu'entre 1829 et 2016, si 187 ans nous sépare la température moyenne n'a augmenté elle que d'un degré et demi dans cet intervalle. Une constatation pour le moins contre-intuitive...

14:10 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : climat, cop21

14/02/2015

Climat : Les interrogations d'un interrogationniste (II)

Poursuivant mes interrogations sur le réchauffement climatique je m'attache en ce moment à vérifier les dires du GIEC, bref à faire à mon modeste niveau du fact checking. Mes armes sont toutefois bien maigres par rapport à l'organisme prix Nobel de la Paix : un ordinateur équipé d'un tableur, une connection internet et un site dédié au climat. Muni de ces instruments j'ai comparé la durée des hivers de deux villes françaises prises (presque) au hasard, une ville du Nord de la France (latitude 49° et quelques*) et une ville du Sud (latitude 43° et quelques*). Ma définition de l'Hiver consiste à dire que c'est la période climatique entre la première apparition d'une température maximale inférieure à 10°C et la dernère apparition de cette même température. Pour la France entière cela se situe en gros entre Novembre et Mars. Selon la logique du GIEC je devrais voir les éléments suivants :
-- Un recul de la première date de fin d'année pour laquelle il fait moins de 10° (il fait chaud de plus en plus tard en fin d'année) ;
-- Une avancée de la date de début d'année pour laquelle il fait pour la dernière fois moins de 10° (même remarque, il fait chaud de plus en plus tôt en début d'année).
L'idée de prendre deux villes me permet au-delà des données brutes d'effectuer des comparatifs que je vous livre ici. Mon analyse est - je l'admets - assez faible puisque ma mesure la plus ancienne remonte à 2004. Toutefois, vu l'extrème rapidité du réchauffement climatique qu'on nous annonce cela devrait être suffisant pour distinguer une tendance dans un sens ou dans l'autre**.

Commençons par la ville du Nord, au climat clairement continental. En 2004 l'entrée dans l'hiver est arrivé le 9 Novembre et selon ma mesure aura duré 156 jours, jusqu'au 14 Avril 2005. Allons de suite aux points intéressants : On constate une tendance au rallongement de l'hiver pour ce lieu, avec des valeurs de 170, 180 jours pour les années 2007-2009. Si les hivers 2010-11 et 2013-14 ont été courts (130 jours) celui de 2012-13 aura été bien long avec 209 jours. La conclusion s'impose d'elle-même, cette mesure de l'Hiver ne permet pas de déduire une quelconque tendance de fond au réchauffement. Bien entendu le constat est de même nature pour les étés car si 2014 a permis de bénéficier de 236 jours d'affilés avec plus de 10° dans la journée ce n'est pas pour autant le record de cette station puisqu'il y a eu 241 jours en 2011. Je pourrais aussi enfoncer le clou en précisant que si avant 2010 la moyenne était à 202 jours, elle est restée stable avec 201 jours pour la période 2010-2014. Là aussi la preuve d'un réchauffement est inexistante***.

Passons au Sud maintenant avec - fort logiquement - des données bien différentes. Si au Nord on entre dans l'Hiver vers le 6 Novembre en moyenne il faut attendre le 29 Novembre dans le Sud. Mais pour le coup les valeurs lues donneraient consistance au réchauffement annoncé. En effet la durée des hivers du Sud a tendance à diminuer**** avec désormais une durée de 76 jours contre 90 jours avant les années 2010. Conséquence logique les étés rallongent et passent de 276 à 284 jours. N'est-ce pas là une preuve, sinon LA preuve ? Je pourrais l'admettre mais pour autant je n'arrive toujours pas à employer le terme de "réchauffement", car cela induit une notion de "de plus en plus chaud" que je ne retrouve pas dans mes mesures. Car si en 2014 l'été du Sud a duré 307 jours le record est pour 2008 avec 336 jours, voire 2011 avec 319 jours. A l'inverse il n'y a eu en 2013 que 250 jours de "chaud", la seconde valeur la plus basse de mon jeu de données. Ajoutons à cela une forte volatilité de la durée de l'Hiver "Sud" puisque sur 10 ans j'ai entre 41 et 112 jours selon les années (ratio 2,7) contre un ratio au Nord de seulement 1,6 (entre 130 et 209 jours).
L'autre aspect qui décidément continue de me faire douter réside dans l'écart en jours entre la durée de l'hiver du Nord et celle du Sud. S'il y a réchauffement cet écart devrait aller en diminuant puisque Nord comme Sud devraient voir arriver plus vite qu'avant des valeurs au-dessus de 10° C. Mais cet écart qui est pour 2004-2009 de 73 jours en moyenne passe à 84 jours pour 2010-2014. On l'a vu plus haut cela vient surtout du fait que l'Hiver du Sud tend à se raccourcir alors que l'Hiver du Nord lui reste stable.
Pour terminer cet exposé je dirais que la première fois cet automne qu'il a fait moins de 10°C au meilleur de la journée a été le 17 Novembre pour le Nord et le 6 Décembre pour le Sud. Si c'est un record pour le Nord ce n'en est pas un pour le Sud puisqu'en 2006 il aura fallu attendre le 19 Décembre pour avoir froid. La tendance de ces derniers jours me porte à croire que pour le Sud l'hiver est terminé depuis le 8 Février mais qu'il va continuer encore pour le Nord.

Il va par contre falloir faire preuve de patience et attendre la fin de l'année pour ajouter des mesures et vérifier si le GIEC a raison ou pas...

* Je reste volontairement flou sur les lieux exacts qui sont secondaires pour ma démonstration. Ce qui compte ici sont les mesures des stations météo.
** Sans compter que le GIEC hésite de moins en moins à prendre la décennie comme unité de temps quand il parle climat.
*** Il est possible de rencontrer au Nord un maxi sous les 10°C aussi tard dans l'année que début Mai (8 Mai 2004, 5 Mai 2012), un constat nettement contre-intuitif avec l'idée qu'on se fait d'un réchauffement global.
**** Je voudrais bien être plus vieux de 10 ans pour vérifier cette assertion.

13/11/2014

Même l'AIE s'y met ...

Je n'avais pas imaginé l'Agence Internationale de l'Energie se mêler de climat. C'est pourtant ce qui vient de se produire au travers du dernier rapport prospectif diffusé. On y apprend que la température moyenne de la Terre pourrait augmenter jusqu'à 3,6°C de plus qu'aujourd'hui d'ici 2100.
Bien entendu les médias qui reprennent l'information ne s'y trompent pas et ce qui est présenté comme une hypothèse (probabilité forte selon l'AIE mais hypothèse tout de même) est vite transformée en avenir certain.
Mais pour une fois donc, tenons ceci pour vrai. Ce qui ne cessera de m'étonner par contre c'est cette propension du climat à systématiquement proposer une évolution digne d'une crosse de hockey sur glace (en anglais : hockey stick).aie,climat
En effet si j'ajoute l'information de l'AIE à celle toute récente du GIEC on doit déduire que le climat qui était au niveau "0" en 1880 a augmenté de 0,86°C jusqu'en 2000 et augmentera de 3.6° entre 2014 et 2100. On peut effectivement parler de hausse spectaculaire. Reste à savoir maintenant si tout cela sera vrai...

18:58 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aie, climat

14/04/2014

Je n'y crois pas : le réchauffement climatique (VIII)

Les rapport du GIEC se suivent et hélas se ressemblent. Pour moi qui reste un "interrogationniste", ce n-ième document continue de jeter de l'ombre et non de la lumière sur le réchauffement climatique. L'article du Monde publié ce jour est un bon résumé de ce qu'annonce l'organisation aussi vais-je me baser dessus pour préciser ma réflexion.
Le premier point concerne ce que j'avais relevé dans mon dernier billet sur le sujet, à savoir le recul de l'horizon. Pour la première fois dans un rapport du GIEC il est fait explicitement référence à la période "2081-2100", un horizon vous en conviendrez assez lointain. Comme je l'ai déjà écrit, j'aurais bien voulu lire une "auto-critique" ou du moins un retour sur expérience par rapport au premier rapport justement, et qui date de 1992, il y a déjà 22 ans. C'est non seulement plus que la période 2081-2100 mais de surcroît nous avons des données historiques. Notamment j'aurais bien voulu comprendre pourquoi le "plateau" que nous venons de connaître (en dépit des années chaudes qui se succèdent année après année la croissance de la température au niveau mondial ne progresse pas, c'est l'effet "plateau"), n'a pas pu être détecté par les différents modèles. Pour le dire autrement, pourquoi ces modèles qui nous prédisent un fort réchauffement seraient justes s'ils n'ont pas été capables de prédire cette stagnation dans les températures.
Autre point sur lequel je voudrais dire un mot, ce sont les fourchettes. J'ai tout de même l'impression que plus on avance dans ce XXIème siècle et moins les modèles sont précis. Selon le Monde "Les modèles climatiques prévoient, selon quatre scénarios plus ou moins pessimistes, une élévation de la température comprise entre 0,3 °C et 4,8 °C pour la période 2081-2100, par rapport à la moyenne de 1986-2005" ce qui revient peu ou prou à dire qu'on est incapable de prédire de combien sera cette hausse. Idem pour l'élévation du niveau des océans : Nous sommes passé de l'intervalle "18-59cm" en 2007 à l'intervalle "26-98cm" avec ce rapport. C'est-à-dire qu'en 7 ans l'imprécision qui était de 41cm est maintenant de 72cm ! Beau progrès...
Enfin je trouve que le GIEC va bien au-delà de ses prérogatives en décrivant les conséquences économiques, sociales et politiques du réchauffement qu'il annonce. Sans compter que certaines phrases laissent perplexes telle celle décrivant l'Afrique comme un continent qui manque d'eau ou encore l'allusion à la sécheresse du sud de l'Australie, situé en plein désert...
Bref ce n'est pas encore avec ce rapport-ci que je serai convaincu que "l'élévation de la température terrestre relevée depuis le milieu du XXe siècle est bel et bien le fait de l'accumulation des gaz à effet de serre d'origine humaine". Avec le prochain alors ? Rien n'est moins sûr...

 

 
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