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27/08/2012

A la recherche du nouveau prix de l'essence

Plus les informations s'accumulent autour du dossier "prix de l'essence" plus je m'y perds ! Sans doute faut-il y voir ma méconnaissance du sujet mais plus prosaïquement je crains que tout ne soit fait pour que justement le citoyen s'y perde. Je me permet d'ajouter ici que je fais partie de cette minorité de français qui n'a jamais été titulaire du permis de conduire (et en tant que passager je parcours à peine 10 000km par an), donc qu'a priori ce sujet ne me concerne que de loin. Néanmoins je n'arrive toujours pas à comprendre où sont les "leviers" de la hausse (de la baisse ) du prix de l'essence. Car finalement c'est moins la valeur absolue du prix du litre qui est remis en cause que sa variation. Pour simplifier mon raisonnement admettons un instant connaître tous les constituants du prix. Nous aurions alors la formule suivante :
Prix du Baril + Taux de change €/$ + coût de raffinage + marge des raffineurs + coût de distribution + marge des distributeurs + taxes = prix du litre à la pompe

Le taux le plus volatil est bien entendu le prix du baril qui peut évoluer à la hausse comme à la baisse dans d'importantes proportions. Vient ensuite le taux de change, pour lequel je peux faire la même remarque. Mais pour les autres paramètres il faut bien admettre que nous sommes face à des inconnues. Car quand bien même le coût de raffinage dépendrait du prix du baril, cela reviendrait à dire qu'il est proportionnel ce qui serait somme toute logique. Pour autant - et c'est là que le bât blesse - les variations du prix à la pompe devraient dès lors se répercuter dans les mêmes proportions. Pour le quidam les pétroliers pratiquent une marge minimum pour un prix de baril donné, et quand le baril monte cette marge monte aussi. A l'inverse, quand le baril baisse les pétroliers se placent dans une phase d'observation des prix avant de répercuter cette baisse. Inutile de vous dire que je partage ce raisonnement et que dans tout ce que j'ai pu lire de déclarations ou de rapports je n'ai rien vu qui permette d'aller contre cette idée. Il y aurait pourtant un moyen simple de contrôler les dire de chacun et voir qui joue le jeu et qui ne le joue pas. C'est de médiatiser un "indice pétrolier" qui ne serait rien d'autre que le prix du baril de pétrole en Euros.
Puisque tout le monde jure la main sur le coeur qu'il ne "joue" pas avec les variables dont il dispose je suis bien obligé de déduire que la hausse ou la baisse du prix de l'essence à la pompe n'est que le résultat des variations du prix du baril et du taux de change.
Si je prends l'exemple de ce jour j'ai un baril de Brent à 114,18$ et un taux de change 1,2527€ pour 1$. Mon "indice pétrolier" est donc de 143,03. En toute logique le prix de l'essence devrait varier en proportion directe de cet indice. Voyez la marge des distributeurs par exemple, qui n'est d'après eux que d'un centime par litre et ce quel que soit le prix de ce litre si j'ai bien compris. Donc si mon indice baisse, le prix doit baisser aussi, autrement c'est que quelqu'un d'autre s'en met plein les poches. Et ça ne peut pas être les pétroliers puisque ceux-ci sont blanchis. Alors qui ? 
Comme dans les plus belles affaires criminelles sans doute faut-il se dire que la vérité est ailleurs ...

20:04 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essence, gazole, pompe, prix, pétroliers

15/08/2012

Un secret industriel : le prix de l'essence

Dans la torpeur - toute relative - de l'été revient sur le devant de la scène un presque serpent de mer : le juste prix de l'essence. Cette fois-ci nous verrons ce que nous verrons puisqu'une commission (encore une !) va être mise en place pour étudier "la formation et la transparence des prix des carburants". J'ai déjà parlé du sujet sur ce blog mais je souhaite en parler de nouveau, ne serait-ce que pour bien préciser ma pensée.

Comme beaucoup j'imagine je cherche à comprendre comment est "fabriqué" le prix de l'essence. Le premier critère est le prix du baril de pétrole. Que ce soit le Brent ou le Light Crude Oil finalement peu importe car nous sommes là en face du même phénomène : nous avons un prix exprimé en dollars. Par exemple 105$ le Brent ou 98$ le light crude oil. 
Deuxième élément d'importance, le taux de change entre Euro et Dollar. Pour reprendre mon exemple, payer un baril 115$ avec un Euro valant 1.21 dollars revient à payer un baril 98$ quand l'Euro est à 1.42 dollars. Ce que je veux démontrer ici est que c'est une relation affine qui lie le prix du baril et le taux de change. 
Une fois ajouté les taxes - qui bien que complexes ne restent qu'un pourcentage du prix - il reste encore les fameuses marges. Elles sont connues depuis peu puisque Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip),l'a annoncé lui-même : "Du raffinage à la distribution, les marges du secteur ne sont que de 20 centimes par litre et d'un centime seulement pour la distribution". 
Grâce à cette précieuse indication nous savons qu'il y a 21 centimes de marge par litre d'essence. Cette marge est-elle elle même fixe ou proportionnelle au prix de l'essence à la pompe nous ne le savons pas, mais imaginons qu'elle soit fixe. Nous avons alors entre les mains tous les éléments pour calculer le prix de l'essence puisque nous en connaissons toutes les variables : le prix du baril, le taux de change Euro/Dollar, les 21 centimes de marges et une constante T représentant la part de l'Etat (TIPP). On voit surtout que ce qui devrait faire évoluer le prix à la pompe est uniquement et seulement l'évolution du ratio en prix du baril et taux de change Euro/Dollar. Les autres valeurs étant des constantes elles peuvent disparaître de la formule. 
Or il est impossible de mettre en équation cette fameuse formule qui permettrait non seulement de retrouver comment le prix a été calculé mais qui autoriserait à tout consommateur de calculer lui-même le futur prix en fonction de l'évolution des paramètres en question. Comme je l'ai dit dans un précédent billet sur le sujet "Le prix semble sorti tout droit d'une loterie où le consommateur est perdant à tous les coups... ".
Gageons que la commission chargée de ce dossier arrivera à la même conclusion que moi.

11:49 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essence, pétrole, prix, pompe

09/03/2011

L'impossible calcul du prix de l'essence

On a raison de s'inquiéter(1) de la soudaine hausse du prix de l'essence à la pompe. Vous aurez noté que je ne parle pas ici du prix du pétrole à Londres (Brent) ou à New-York (Crude Oil). Non je parle bien de la relation - fatalement étroite - entre l'un et l'autre. La communication des groupes pétroliers(2) devient de plus en plus difficile pour expliquer comment la récente hausse des cours provoque une telle flambée à la pompe, environ 20% en à peine 3 semaines. Reprenons les paramètres principaux : En 1 nous avons le cours du brut à la bourse, en 2 nous avons la parité Euro-Dollar et en 3 nous avons le prix à la pompe. Le prix de l'essence ne varie qu'en fonction de ces 2 paramètres, les autres pouvant être qualifiés comme en mathématique d'Epsilon, de quantité négligeable. Pour le cours de bourse peu de gens encore savent que cela correspond à une livraison du "baril" dans 3 mois(3). Autrement dit le prix payé aujourd'hui par un groupe pétrolier pour un baril est du pétrole qui sera livré en juin. On conclut donc que l'essence acheté aujourd'hui est du pétrole dont le prix de bourse était en gros celui de début décembre. Premier paradoxe car la hausse toute récente des cours de bourse ne devrait en aucun cas justifier une hausse du prix de l'essence. C'est alors qu'on nous réplique qu'il n'est pas possible de comparer le prix de l'essence d'aujourd'hui avec un baril à 110$ avec le prix de l'essence au plus fort de 2008 où le baril était à 150$(4), en avançant l'argument d'une parité Euro-Dollar différente et qui, comme par hasard (!),  était plus avantageuse en 2008 qu'en 2011. Je suis prêt à entendre ça mais si c'était juste cela voudrait dire qu'il est possible de bâtir une équation du style Prix du baril * (parité Euro-Dollar) = prix à la pompe ou quelque chose dans le genre. Là où il faut protester(5) c'est qu'il est impossible d'établir une relation exacte entre prix du baril et prix de l'essence : ce n'est pas une fonction linéaire. En fait on nous explique que nous avons d'un coté un cours de bourse, de l'autre des monnaies fluctuantes, et au milieu le quidam qui fait son plein à la pompe. Le prix lui semble sorti tout droit d'une loterie où le consommateur est perdant à tous les coups...

(1) J'essaie désormais de limiter au minimum l'usage du verbe "s'indigner", devenu en quelques mois largement galvaudé.
(2) Ici aussi l'épithète "grand" est de trop. Vous connaissez des petits groupe pétroliers vous ? Moi pas.
(3) Je simplifie à peine, je sais qu'il existe aussi des livraisons à 6 mois,un an etc,mais cela ne change en rien mon argumentation au contraire.
(4) Je rappelle ici qu'en 2008 on payait l'essence moins cher qu'en ce moment.
(5) voir (1) supra.

18:56 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essence, pétrole, baril

22/09/2008

Pour : un juste prix de l'essence

Je pense que vous avez remarqué le yo-yo du prix du pétrole à la bourse de New-York : de 147 dollars le baril de "crude oil" en Juillet, à 100 dollars environ ces derniers jours. Autrement dit, le baril de brut a perdu 47% (!) de sa valeur en quelques semaines. L'essence a t-il baissé d'autant depuis juillet ? Certainement pas, et ce ne sont pas les explications embarrassées ou hypocrites des compagnies pétrolières qui y changeront quelque chose. Alors, à défaut de réclamer une fixation du prix de l'essence par l'Etat, je milite à présent pour l'institution d'une sorte de règle publique, qui puisse nous permettre à nous consommateur de calculer le prix moyen de l'essence en fonction du prix du baril de brut. Par exemple, un baril stable à 120 dollars, cela donne 1.45 euros le litre d'essence sans plomb 98. Le baril monte jusqu'à 150 dollars ? alors le prix monte de par exemple 12 centimes.  Il repasse à 120 dollars ? nous retrouvons les 1.45 euros du début. Ce que je veux dénoncer avec ce billet d'humeur, c'est que je suis certain - bien que n'ayant pas de chiffres pour étayer ma thèse - que nous payons aujourd'hui l'essence bien plus chère qu'au moment où le baril de pétrole a passé pour la première fois la barre des 100 dollars le baril. Je rejette l'argument consistant à dire qu'il y a un décalage entre le prix payé du brut et le prix à la pompe, car les compagnies pétrolières ont été très promptes à répercuter la hausse. C'est précisément cette réactivité qui me fait dire qu'une telle règle peut voir le jour sans même mettre en péril l'économie de ces entreprises (sic).

Précision du 5 octobre 2008

En me relisant, je vois que mon raisonnement  est peut-être trop confus. Il s'agit pour moi de mettre en musique une équation à 3 termes : le prix du baril de brut, le taux de change Dollar/Euro, et le prix payé à la pompe. Pour un même positionnement des deux premiers curseurs, le troisième devrait être facilement calculable, non ?

07/05/2008

J'y crois : la voiture électrique

Je suis content d'ouvrir cette rubrique avec ce thème là. J'ai déjà beaucoup écrit dans la rubrique "j'y crois pas", et pas encore dans celle-ci. Mais c'est maintenant chose faite. Pourquoi je crois à la voiture électrique, donc ? D'abord parce qu'elle représente la seule alternative crédible à la voiture à pétrole... heu pardon à essence. Les batteries permettent désormais de faire 150km par jour. Vous êtes méfiant ? Divisez alors encore ce chiffre par deux, et cherchez à savoir combien de personnes font moins de 75km aller-retour avec leur voiture pour aller travailler. Autre argument, le coût, qui est divisé par 10 par rapport à la voiture que nous connaissons. Et quel plaisir de ne plus passer à la station-service. Ajoutez le bruit, inexistant...l'entretien du moteur, nul. Seules les pièces "consommables" (pneus, plaquettes de frein) restent. Hélas, la raison de ne pas y croire est que – et c'est évident – ni les constructeurs automobiles, ni les pétroliers ne veulent se tirer une balle dans le pied en mettant au point une telle voiture. Alors ce sont d'autres entreprises qui s'y collent (Dassault, Bolloré, ...), avec des moyens en recherche et développement bien moindre. Les prototypes "hybrides" des constructeurs traditionnels ne sont que poudre aux yeux, ou écran de fumée, au choix...

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Quant à nos verts écologistes, toujours prompts à crier haro sur le nucléaire ou les OGM, ils restent bien silencieux à mon goût sur ce sujet. Ils devraient au contraire faire bouger l'opinion publique pour inciter à ce que la voiture électrique devienne au plus vite la voiture de monsieur tout-le-monde.
 
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