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14/10/2009

A coté de la plaque...minéralogique

Comme je l'avait déjà annoncé ici il y a pas mal de temps déjà, la mise en place de la réforme des plaques minéralogiques a en effet brouillé les cartes, pour reprendre une expression de l'article de ce jour du "Figaro". Comme je l'avais prédit, les "75" se sont dépêchés de lâcher leur numéro pour un autre. Une évidence plus automobilistique à mes yeux que la volonté de mettre en avant son département de naissance. J'insiste donc de nouveau sur le caractère inutile - voire grotesque - de ce qu'a donné la levée de boucliers autour du slogan "touche pas à mon département". En autorisant à mettre n'importe quel numéro on a généré "touche à tous mes départements", et le principal argument des défenseurs tombe, à savoir la convivialité(1) ou même la sécurité(2). Je ne vais pas revenir sur ce que j'ai dit dans mon billet, je n'en retire pas une ligne. Au contraire j'y ajoute la discrète entrée dans notre législation du logo de région. Etait-ce vraiment nécessaire de lui donner cette légitimité ? Pour ma part je ne le crois pas.

(1) Sur les parkings d'autoroute les conversations sont censées s'engager autour du numéro de département de la plaque minéralogique. Vite, un sociologue pour confirmer ! Moi qui pensais que la question la plus souvent prononcée pour engager la conversation était "vous avez les mêmes pneus que moi, vous en êtes content ?"

(2) On a entendu cet argument : suivre une voiture qui n'est pas du département rend à plus de prudence de la part de la voiture suiveuse.

03/11/2008

Le coup de la plaque minéralogique

Voilà, c'est fait : après un intense travail de lobbying (comment appeler cela autrement ?), les possesseurs de voiture pourront conserver leur numéro de département sur leur plaque minéralogique. Les plus satisfaits ne sont pas tant les automobilistes eux-mêmes, que certains députés avides de démontrer leur ancrage local. Car la loi telle qu'elle est faite ne servira à rien. En effet, le propriétaire du véhicule pourra choisir le numéro du département à apposer, autrement dit ce numéro pourra soit être "neutre", soit tout au moins ne plus être celui du lieu de résidence. Où est l'intérêt du combat alors ? Que devient l'argument de l'attachement à "son" département si on peut en mettre un autre ? De quelle victoire ces députés peuvent-ils s'ennorgueuillir ? Et surtout une victoire sur quoi, contre qui ?
Sans compter avec la conséquence logique de l'application (bête) de la loi : Il se passera tout simplement que nombre (sic) de "75" mettront "78", qui est bien plus neutre (ou "92", plus chic ?), que les "13" passeront en "06", et que de moins en moins d'automobilistes voudront être immatriculés en "93"... il n'y aura bel et bien qu'en Corse que rien ne changera, de peur de passer pour un "continental"...
Vous l'avez compris pour moi ce combat est d'arrière-garde, pour ne pas dire rétrograde. L'avenir est à la fusion des départements dans les régions, notamment au niveau exécutif : fusion des conseils généraux et des conseils régionaux : économie dans les dépenses de l'état, et harmonisation au niveau des décisions, la majorité étant la même que ce soit pour parler "région" ou pour parler "département".

 
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