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08/10/2011

Copé et le surréalisme

Si je voulais faire un jeu de mot facile je dirais que l'interview de J.F. Copé sur Europe 1 jeudi 6 Octobre était surréaliste. C'est sans doute le cas car le secrétaire général de l'UMP a employé ce terme 3 fois en moins de 5 minutes. Bel exploit.

Après avoir tenté de minimiser le débat de la primaire organisée par le parti socialiste, arguant qu'il était plus question de "la couleur du décor et du choix des costumes", J.F. Copé lance son premier "surréaliste" à propos de ce qu'il a entendu sur les idées des candidats du PS en matière d'éducation (1:08), effrayé à ce point des 60 000 postes sur 5 ans et du budget de 2,5 milliards d'Euros.
Puis le secrétaire général de l'UMP glose sur la succession des débats avant de revenir sur le premier d'entre eux où il a entendu "ce débat surréaliste sur la pénalisation du cannabis" (2:26)
Enfin, après avoir annoncé que l'UMP se lancera dès la désignation du candidat - ou de la candidate - dans l'analyse sans concession du projet du PS pour mettre ce dernier "face à leurs contradictions", J.F. Copé annonce avec un large sourire avoir trouvé la formule de Martine Aubry sur la "gauche molle" non pas "surréaliste", mais "tellement surréaliste" (4:28).

Si je voulais être gratuitement méchant je répondrais bien qu'il ne suffit pas de dire "surréaliste, surréaliste" en sautant partout comme un cabri(1), mais qu'il faut plutôt argumenter, expliquer, voire démontrer. Faute de quoi on en reste à l'incantation plutôt qu'à l'explication.

(1) Les plus anciens lecteurs de mon blog savent d'où vient l'expression...

00:18 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : copé, ump, europe 1, primaires

11/09/2011

Recycler le passé

ségolène royal,de gaulle,appel,contrat,primaires,parti socialisteségolène royal,de gaulle,appel,contrat,primaires,parti socialisteRecycler le passé. C'est ce qui m'est venu à l'esprit lorsque j'ai découvert le contrat de Ségolène Royal avec la Nation. Car enfin, comment ne pas se demander si la candidate aux primaires du parti socialiste ne se prend pas pour le Général de Gaulle ? On est en droit de se poser la question quand on accolle au contrat de la présidente de région Poitou-Charentes  l'appel historique du 18 juin 1940.

Même emblême de drapeaux entrecroisés surmontant le titre, même filet pour encadrer le texte(1), même signature dans la mesure où dans les deux cas le nom est lisible. Au "Vive la France !" qui conclut l'appel du Général de Gaulle, Ségolène Royal oppose un "Vive la Liberté, l'Egalité, la Fraternité !" auquel le point d'exclamation ne manque même pas. Alors plagiat ou volonté de secouer les consciences comme le souhaitait le Général lorsqu'il lança son cri ? Plus prosaïquement je ne vois ici qu'un simple recyclage du passé, traduisant implicitement une incapacité à créer. Par extension comment imaginer un programme politique neuf à partir d'une iconographie aussi ancienne(2) ?


(1) Juste le bleu-blanc-rouge de l'appel de juin 1940 transformé en un éventail de couleurs, symbole de la diversité de la France ?

(2) On considère qu'une oeuvre littéraire tombe dans le domaine public après 70 ans, ce qui permet cette ré-utilisation sans crainte de poursuite judiciaire. 

 
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