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21/09/2017

Comment j'ai arrêté de fumer

Si ce billet ne doit aider ne serait-ce qu'une seule personne à ne plus fumer alors je le considèrerai comme utile.

J'ai arrêté de fumer il y a déjà 19 ans, à une époque où le paquet de 20 cigarettes coûtait environ 1,82€ (ce temps a existé, oui!). Je profite en quelque sorte des dernières annonces du gouvernement pour raconter ici comment j'ai fait pour cesser de fumer, et j'espère effectivement faire oeuvre utile.
Première décision à prendre : décréter qu'on arrêtera en une fois, et une fois pour toutes. Il est en effet inutile de se mentir à soi-même et faire semblant d'arrêter de fumer alors qu'il s'agira en réalité d'une suspension de quelques jours, voire de quelques semaines. Donc pour arrêter de fumer commencer par se dire et se convaincre qu'on arrêtera pour de bon. Précision importante, il n'est pas encore question de date, il s'agit juste de la résolution à prendre. Mais sans elle ma méthode ne marchera pas, je tiens à le préciser.
Autre élément déclencheur, cette phrase, trouvée dans un livre sur la maternité, donc adressée aux femmes. L'auteur - le célèbre Pr Papiernik - y parlait grossesse et tabagisme, en indiquant bien entendu qu'un arrêt était souhaitable. Il précisait d'ailleurs ceci (je cite de mémoire) "Arrêter une fois pour toutes n'est pas plus difficile psychologiquement parlant que de faire l'effort constant (souligné par lui) de limiter sa consommation quotidienne de cigarettes". Pour être passé par là je ne peux que le confirmer : Si la décision d'arrêter de fumer pour de bon est véritablement prise, alors l'effort psychologique ne sera pas si insurmontable que cela.
Passons maintenant au coeur de la méthode. Il s'agit de réduire petit à petit sa consommation tabagique et ici peu importe le point de départ, qu'il soit de 10/15 cigarettes par jour ou qu'il soit plus important.
J'ai tout simplement décidé de retarder le moment où j'allumerai ma première cigarette de la journée. D'abord après le café et non plus avant ou pendant, puis quelques minutes après le café, et ainsi de suite. Corrolaire important : c'est la seule décision contraignante à prendre à ce stade. Je veux dire qu'une fois la première cigarette fumée selon ma méthode "retardatrice", ne changez rien à vos habitudes. Vous ne changez en fait que celle-là, d'habitude, celle de la première "clope" de la journée. Il n'y a pas non plus de contrainte dans le temps et pour ma part j'ai mis deux ans (plus de 700 jours donc !) pour arriver au stade où je ne fumais plus du tout le matin : ma première cigarette de la journée venait avec le café d'après déjeuner. Et comme je l'ai indiqué plus haut, je fumais ensuite as usual, l'après-midi et le soir. Pour être tout à fait précis je faisais quand même attention à fumer ma dernière cigarette de la journée le plus tôt possible dans la soirée, mais sans jamais vraiment me contraindre comme je le faisais pour le matin.
C'est ainsi que sans à-coup, j'ai diminué ma moyenne quotidienne de consommation de cigarettes. Notez bien que je parle de consommation moyenne, je n'ai d'ailleurs jamais tenu le décompte précis du nombre de cigarettes fumées chaque jour, tout simplement parce que la contrainte n'était pas là !
L'objectif est ici de s'installer dans une routine (notez une fois de plus que je n'écris pas "dans un quotidien") où vous en êtes régulièrement à 10 cigarettes par jour, idéalement un petit peu moins. Et là il vous suffit de vous préparer pour le grand saut : passer de ce "peu" au "plus du tout". Souvenez-vous de la phrase du Pr Papiernik ! Il n'est pas plus difficile de passer de 10 à 0 que de s'imposer de réduire sa consommation de 10 à 5 ou 3.

Dernier point, le jour J. Déconnectez-le de toute date symbolique ! C'est ce qui donne la touche finale à ma méthode. Oubliez la nuit du réveillon, votre anniversaire ou celui de votre mariage. Au contraire, vous allez arrêter le jour où vous l'avez décidé, et au lieu où vous vous trouverez à ce moment-là. Pour moi - je m'en souviens très bien - j'ai arrêté de fumer le 25 Août 1998 en fin d'après-midi, alors que je séjournais à l'hotel Ibis de Nantes la Beaujeoire. La date ne correspond à rien dans ma vie personnelle. Elle est seulement devenue la date anniversaire de mon arrêt tabac. Quant au lieu c'est le hasard qu'il faut invoquer et rien d'autre.

Pour résumer ma méthode :
a) Prendre la ferme résolution d'arrêter de fumer en une fois. Ne pas se mentir sur la "rechute".
b) Retarder l'instant de la première cigarette matinale mais sans se donner d'autres objectifs. Le fait de conserver son rythme habituel dès la seconde cigarette devrait largement aider.
c) Une fois la décision prise d'arrêter de fumer ne pas attendre de date symbolique, juste décider de l'échéance.
d) Toujours garder en tête qu'il n'est pas plus difficile de passer de "peu" à "rien" que de faire tous les jours l'effort de rester sur "pas beaucoup".

18:26 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cigarette, tabac, arrêt tabac

10/05/2008

Ces héros que nous méritons

Notre société a les héros qu'elle mérite, et franchement nous méritons peu. Qui sont nos héros d'aujourd'hui ? Des scientifiques, des philosophes, des curés, des rabbins, des imams ou des instituteurs ? Non. Nos héros d'aujourd'hui font du cinéma, de la chanson, du sport, de la télévision. Rien d'autre. En toute célébrité, mais aussi en toute futilité. Et au moment du décès de Pascal Sevran, dont France 2 nous a affublé hier soir d'un hommage digne d'un héros de notre temps, un "anonyme" décédait. Murray Jarvick est mort à Santa Monica, à l'age de 84 ans. Son idée ? il est le co-inventeur du patch à la nicotine, ce substitut qui aide au sevrage tabagique, et permet d'éviter des milliers de morts dus au tabac. Je ne peux pas m'empêcher de faire le parallèle entre ces deux décès, avec cette simple question en tête : Qui des deux est plus héros que l'autre ?

29/12/2007

Décret "anti-tabac" : le grand écart

L'interdiction de fumer dans tous les lieux publics à compter du 2 janvier 2008 est une bonne chose. Mais elle est à mes yeux le symbole de la schizophrénie de l'Etat, à la fois défenseur de la santé publique, et collecteur d'une recette fiscale qu'il ne faut pas laisser tarir. Tenir le grand écart dans ces conditions relève du miracle. La pression des lobbies reste puissante, elle qui permet aux fabricants de continuer à garder un secret quasi-militaire sur les produits qui entrent dans la composition d'une cigarette. Notez au passage que le principe de précaution ne s'applique pas ici : pour preuve, de nouvelles cigarettes continuent d'apparaître sur le marché, alors même que plus personne n'ose contester les méfaits du tabac sur la santé. Vous noterez également que cette loi n'est pas une "vraie loi" anti-tabac, puisqu'elle n'a pas pour objet premier de réduire la consommation, mais de règlementer les lieux de consommation. C'est qu'il faut sauver la recette "tabac".

Puisque l'on parle cigarette, je suis toujours triste de voir des jeunes commencer à fumer. Désolé d'être fataliste – ce n'est pas mon genre - mais pour eux, on ne peut rien faire. La pression sociale exercée par la "bande", l'envie de grandir plus vite annihile tout discours moralisateur. Mais pour les autres, les adultes pour qui fumer est une habitude de longue date, mon discours a changé. Je ne cherche plus à les convaincre d'arrêter. Je deviens plutôt cynique, et je leur dis au contraire : "Continuez de fumer, c'est toujours ça d'impôts en moins que je paierai".

13:00 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Actu, tabac, décret

 
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